Audi n’a jamais pensé à un 4 cylindres pour la nouvelle RS5 !
Audi a refusé de suivre la tendance du downsizing. La marque l’assure, il n’a jamais été question de mettre un 4 cylindres dans la RS5.
À l’heure où certains constructeurs misent sur des moteurs plus petits et fortement électrifiés, Audi a fait un choix clair pour sa nouvelle RS5. Contrairement à certaines rumeurs et aux stratégies adoptées par d’autres marques, le constructeur d’Ingolstadt n’a jamais envisagé d’abandonner le V6 au profit d’un moteur quatre cylindres.
Un V6 bi-turbo au cœur du projet RS5 depuis le début
Le message est venu directement de Rolf Michl,
directeur général d’Audi Sport, qui a confirmé que la RS5
avait été pensée dès le départ autour du célèbre V6 bi-turbo de 2,9
litres.
Un choix assumé qui tranche avec celui de certains concurrents,
notamment Mercedes-AMG, qui a adopté un
quatre cylindres hybride sur certains de ses modèles
sportifs… Même si la firme à l’Étoile a d’ailleurs
prévu de revenir sur cette
décision prochainement.
Selon Audi Sport, la question de réduire la cylindrée ne
s’est tout simplement jamais posée. Le développement de la
nouvelle RS5 a toujours été orienté vers une architecture mécanique
capable de conserver le caractère et les performances attendus
d’une RS.
Le V6 bi-turbo de 2,9 litres de la RS5 s’est donc imposé
comme la solution
naturelle. Ce moteur, déjà bien connu dans la gamme
sportive du groupe Volkswagen, offre un compromis idéal entre
puissance, sonorité et agrément de conduite. Pour Audi, abandonner
cette mécanique aurait risqué de diluer l’identité de la RS5.
Un modèle pourtant historiquement apprécié pour son équilibre entre performances et polyvalence.
Une hybridation étudiée… puis abandonnée
Audi a toutefois étudié une autre piste durant le
développement : celle d’une RS5 hybride non rechargeable. Mais
après avoir testé plusieurs prototypes hybrides rechargeables,
les ingénieurs ont rapidement revu leur copie. Selon
Steffen Bamberger, responsable de la recherche et développement
chez Audi, les bénéfices n’étaient pas suffisamment
convaincants.
Le principal problème venait du poids. Le système hybride pouvait ajouter
jusqu’à 150 kg supplémentaires, pour une autonomie électrique très
limitée. D’après lui, proposer seulement environ 10
kilomètres d’autonomie électrique n’aurait pas représenté un
avantage réel pour les clients.
Audi a également choisi de ne pas multiplier les variantes
mécaniques selon les marchés. Une version non hybride pour
certains pays, comme les États-Unis, a été envisagée mais
rapidement écartée.
Selon Rolf Michl, développer une motorisation spécifique
pour un seul marché représenterait un défi technique et financier
trop important. La stratégie est donc claire. La nouvelle
RS5 sera proposée avec une seule configuration mécanique.
630 ch et des performances de premier plan pour la RS5
Au final, la nouvelle Audi RS5 combine son V6
bi-turbo de 2,9 litres avec un moteur électrique.
L’ensemble délivre des chiffres impressionnants. 630
chevaux et 825 Nm de couple.
Malgré un poids conséquent annoncé à 2.370 kg, la sportive
allemande reste redoutablement performante. Audi annonce notamment
un 0 à 100 km/h en 3,6 secondes. Une performance qui la
place directement face à ses rivales du segment des coupés sportifs
premium.
Avec cette nouvelle génération, Audi confirme sa volonté de préserver l’ADN
mécanique de ses modèles RS, même dans un contexte
d’électrification croissante.
Si la RS5 adopte désormais une assistance électrique, la
marque a tenu à conserver un moteur noble et puissant, loin du
downsizing extrême observé ailleurs.
Reste désormais à voir si les passionnés accepteront l’autre
évolution majeure de cette
nouvelle RS5… Une prise de poids importante, devenue presque
inévitable pour les sportives modernes. Affaire à suivre
lorsque les premiers exemplaires arriveront en
concessions.















