Audi n’a jamais pensé à un 4 cylindres pour la nouvelle RS5 !

Publié le 6 mars 2026 à 11:00
La nouvelle Audi RS 5 dévoile toute sa puissance dans un 1er essai au Maroc

Audi a refusé de suivre la tendance du downsizing. La marque l’assure, il n’a jamais été question de mettre un 4 cylindres dans la RS5.

À l’heure où certains constructeurs misent sur des moteurs plus petits et fortement électrifiés, Audi a fait un choix clair pour sa nouvelle RS5. Contrairement à certaines rumeurs et aux stratégies adoptées par d’autres marques, le constructeur d’Ingolstadt n’a jamais envisagé d’abandonner le V6 au profit d’un moteur quatre cylindres.

Un V6 bi-turbo au cœur du projet RS5 depuis le début

Le message est venu directement de Rolf Michl, directeur général d’Audi Sport, qui a confirmé que la RS5 avait été pensée dès le départ autour du célèbre V6 bi-turbo de 2,9 litres.
Un choix assumé qui tranche avec celui de certains concurrents, notamment Mercedes-AMG, qui a adopté un quatre cylindres hybride sur certains de ses modèles sportifs… Même si la firme à l’Étoile a d’ailleurs prévu de revenir sur cette décision prochainement.
Selon Audi Sport, la question de réduire la cylindrée ne s’est tout simplement jamais posée. Le développement de la nouvelle RS5 a toujours été orienté vers une architecture mécanique capable de conserver le caractère et les performances attendus d’une RS.
Le V6 bi-turbo de 2,9 litres de la RS5 s’est donc imposé comme la solution naturelle. Ce moteur, déjà bien connu dans la gamme sportive du groupe Volkswagen, offre un compromis idéal entre puissance, sonorité et agrément de conduite. Pour Audi, abandonner cette mécanique aurait risqué de diluer l’identité de la RS5.

Un modèle pourtant historiquement apprécié pour son équilibre entre performances et polyvalence.

Une hybridation étudiée… puis abandonnée

Audi a toutefois étudié une autre piste durant le développement : celle d’une RS5 hybride non rechargeable. Mais après avoir testé plusieurs prototypes hybrides rechargeables, les ingénieurs ont rapidement revu leur copie. Selon Steffen Bamberger, responsable de la recherche et développement chez Audi, les bénéfices n’étaient pas suffisamment convaincants.
Le principal problème venait du poids. Le système hybride pouvait ajouter jusqu’à 150 kg supplémentaires, pour une autonomie électrique très limitée. D’après lui, proposer seulement environ 10 kilomètres d’autonomie électrique n’aurait pas représenté un avantage réel pour les clients.
Audi a également choisi de ne pas multiplier les variantes mécaniques selon les marchés. Une version non hybride pour certains pays, comme les États-Unis, a été envisagée mais rapidement écartée.
Selon Rolf Michl, développer une motorisation spécifique pour un seul marché représenterait un défi technique et financier trop important. La stratégie est donc claire. La nouvelle RS5 sera proposée avec une seule configuration mécanique.

630 ch et des performances de premier plan pour la RS5

Au final, la nouvelle Audi RS5 combine son V6 bi-turbo de 2,9 litres avec un moteur électrique. L’ensemble délivre des chiffres impressionnants. 630 chevaux et 825 Nm de couple.
Malgré un poids conséquent annoncé à 2.370 kg, la sportive allemande reste redoutablement performante. Audi annonce notamment un 0 à 100 km/h en 3,6 secondes. Une performance qui la place directement face à ses rivales du segment des coupés sportifs premium.
Avec cette nouvelle génération, Audi confirme sa volonté de préserver l’ADN mécanique de ses modèles RS, même dans un contexte d’électrification croissante.
Si la RS5 adopte désormais une assistance électrique, la marque a tenu à conserver un moteur noble et puissant, loin du downsizing extrême observé ailleurs.
Reste désormais à voir si les passionnés accepteront l’autre évolution majeure de cette nouvelle RS5… Une prise de poids importante, devenue presque inévitable pour les sportives modernes. Affaire à suivre lorsque les premiers exemplaires arriveront en concessions.

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À propos de l’auteur
Hugo Quintal
Hugo Quintal
Passionné d'automobile depuis le plus jeune âge, je me suis spécialisé dans le journalisme auto lors de mes études. Mon truc à moi ? Les nouveautés, les technologies, la performance... Des passions dans la passion que j'ai découvertes en essayant tout ce qui roule sur cette planète. Quand je n'écris pas et que je ne suis pas derrière un volant... Je suis sur l'eau, en Kite ou en Wakeboard.
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