Comment réussir chez Ferrari : Sebastian Vettel a des conseils pour Lewis Hamilton
Ancien de la maison de Maranello, Sebastian Vettel a quelques conseils pour Lewis Hamilton, un an après son arrivée chez Ferrari.
Passé lui aussi par l’épreuve Ferrari, Sebastian Vettel sait ce que c’est de rejoindre la Scuderia après un règne en championnat. Aujourd’hui, il livre un conseil franc et précieux à Lewis Hamilton pour l’aider à mieux s’intégrer dans l’univers unique de Maranello.
D’un champion à un autre, Ferrari c’est particulier
C’est une scène désormais classique : un grand
champion quitte le confort d’une structure qu’il connaît
par cœur pour tenter d’écrire l’histoire chez Ferrari.
Alonso a essayé. Sebastian Vettel aussi. Aujourd’hui, c’est
Lewis Hamilton qui relève ce défi, en ayant quitté Mercedes pour
Ferrari l’année précédente.
Mais le mythe rouge n’est pas simple à dompter. Et la première
saison d’Hamilton en rouge, en 2025, l’a
clairement montré. Résultats en dents de scie, adaptation plus
lente que prévu… Et moral en berne à plusieurs reprises.
Rien d’étonnant pour Sebastian Vettel, quadruple champion
du monde passé par la même phase en 2015 après sa période
dorée chez Red Bull. Invité du podcast Beyond The Grid pendant le Grand Prix de
São Paulo, Vettel est revenu sur les pièges d’une
intégration chez Ferrari.
Et notamment sur la barrière de la langue et de la culture, trop
souvent sous-estimée par les pilotes non-italiens. « Je
pense que c’est une erreur que j’ai commise moi-même »,
confesse-t-il. « J’ai appris l’italien, j’ai suivi des
cours, je comprenais, je me débrouillais… Mais je n’étais pas
parfait. Et aujourd’hui, je pense que j’aurais dû aller plus loin.
M’immerger plus profondément ».
Le conseil direct à Lewis Hamilton
Son message est clair : chez Ferrari, la performance
ne se limite pas aux virages et aux freinages tardifs. Elle passe
aussi par les relations humaines. Par les échanges dans les
ateliers. Et par une compréhension fine de la culture de l’équipe, qui
reste alors profondément italienne dans son ADN.
Vettel n’a pas gardé ce constat pour lui. Il l’a même directement
transmis à Hamilton, avant même que ce dernier ne fasse ses valises pour
Maranello. « Je lui ai dit : si je ne devais te donner
qu’un seul conseil, ce serait d’apprendre l’italien. Apprends-le
vraiment, et parle-le avec les gens de l’équipe. Ce n’est pas juste
un outil : c’est une clé ».
Car même si l’anglais reste la langue officielle des
briefings et des stratégies, Sebastian Vettel rappelle que
de nombreux mécaniciens, ingénieurs ou membres de l’usine s’expriment
bien mieux en italien. Et que les nuances, les émotions, la
confiance, se construisent bien plus efficacement en partageant
leur langage. Ces mots ont du sens : mieux vous vous
comprenez… mieux seront les réglages.

Ferrari : une culture à part
En creux, Sebastian Vettel pointe une réalité que
vivent tous les pilotes qui rejoignent Ferrari. L’univers
de Maranello est un monde à part, très éloigné des méthodes
germano-britanniques de Mercedes, McLaren ou Red Bull.
« Chez Ferrari, il y a une passion unique, une pression
énorme, une attente culturelle. Ce n’est pas qu’une équipe, c’est
une institution. Et si tu ne parles pas la langue, tu ne comprends
jamais vraiment ce que cela signifie ».
Hamilton, dont la première saison a été marquée par des
difficultés sur la piste comme dans l’environnement,
semble conscient de ce défi. Sur Instagram, pour ses 41 ans, il a
récemment déclaré se sentir « rechargé » et prêt pour la
suite. La saison 2026, avec une nouvelle réglementation
technique, pourrait être celle du vrai décollage.
Hamilton chez Ferrari, c’est peut-être le plus gros pari de sa
carrière. S’il veut devenir une légende rouge à son tour, il devra
aller au-delà du pilotage. S’immerger totalement,
comprendre les codes, s’approprier l’esprit de
Maranello.
Sebastian Vettel, qui a vécu l’expérience de l’intérieur, ne lui souhaite qu’une chose : ne pas reproduire les mêmes erreurs. Et si Hamilton, le champion le plus titré de l’histoire moderne, finissait par parler couramment italien… C’est peut-être aussi là que commencerait son vrai chapitre en rouge !















