F1 - Ferrari va-t-elle être encore meilleure après le GP d'Autriche grâce à l'ADUO ?

Publié le 25 juin 2026 à 07:00
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Grâce au dispositif ADUO de la FIA, Ferrari fait évoluer son moteur après le Grand Prix d'Autriche de F1 et prépare déjà un nouveau turbo pour revenir sur Mercedes.

Et si la Scuderia tenait enfin la clé pour combler son retard moteur ? Au Grand Prix d'Autriche, Ferrari déploie sa première évolution autorisée par l'ADUO, le dispositif de la FIA qui ouvre la porte à des développements normalement gelés. Mieux : une seconde salve, avec un turbo inédit, est déjà calée pour la rentrée. De quoi nourrir les espoirs des tifosi face à Mercedes.

Ce que l'ADUO change pour le moteur Ferrari

Derrière ce sigle un peu barbare se cache une mécanique réglementaire décisive. L'ADUO, pour « opportunités supplémentaires de développement et de mise à jour », autorise certains motoristes à retravailler leur bloc en cours de saison. Ferrari en fait partie. Tout part d'un premier examen mené par la FIA après le Grand Prix du Canada.
Verdict des experts techniques de la fédération : le moteur thermique de Ferrari accuse un déficit supérieur à 4% par rapport à la référence Red Bull-Ford. Ce constat, contesté par l'écurie autrichienne, ouvre droit à la Scuderia à deux développements moteur sur l’exercice. Un privilège également accordé à Audi et Aston Martin.
Mercedes, jugée à plus de 2% du sommet, ne récolte qu'une seule homologation. Reste que la marque à l'Étoile demeure, aux yeux de la plupart des observateurs, la véritable référence sur l'ensemble du groupe propulseur, partie thermique et partie électrique réunies. C'est bien elle que Ferrari vise en priorité avec cette première mise à jour.

Un "moteur chaud" poussé à 110 °C en Autriche

Pour l'Autriche, les ingénieurs de Ferrari insistent sur leur concept de « moteur chaud ». Les cylindres travaillent désormais à 110 °C pendant la combustion, contre 100 °C jusqu'ici. L'astuce repose sur une culasse en alliage d'acier, à la place de l'aluminium traditionnel, qui encaisse des pressions et des températures hors d'atteinte d'un bloc classique.
Combinée à un carburant Shell au pouvoir calorifique plus élevé, cette chauffe permet de brûler davantage de particules, de réduire les résidus. Et donc d'accroître le travail mécanique, et la puissance du bloc Ferrari.
Effet de bord appréciable : la montée en température autorise des radiateurs plus compacts… L'écart avec le liquide de refroidissement étant réduit. Ferrari calme toutefois les attentes. Le gain estimé tourne autour de 4 à 5 chevaux pour le package, plus 2 à 3 chevaux liés au carburant. Soit à peine plus d'un dixième de seconde au tour. Un pas, pas un bond pour Ferrari. Mais il faut commencer par là pour espérer rivaliser avec Mercedes.

Un nouveau turbo Ferrari en ligne de mire après l'été

La vraie cartouche viendra plus tard. Avec son second jeton ADUO, Ferrari introduira un turbocompresseur repensé, sans doute à Zandvoort ou à Monza. Le diamètre de la turbine ne bougera pas. Mais le nombre et l'angle des pales évolueront, tout comme les matériaux employés. Ce chantier vise à corriger un choix de début de saison.
Le « petit » turbo retenu cette année par Ferrari devait limiter le turbo lag né de la suppression du MGU-H. Pari réussi sur ce point, mais l'avantage espéré au départ s'est évaporé. La procédure de pré-départ de cinq secondes imposée par la FIA laisse à tous les moteurs le temps de monter en régime.
Or, Mercedes et Honda ne lanceront pas de moteur ADUO. Comme Audi, déjà à l'œuvre à Barcelone, Ferrari entend exploiter cette fenêtre. Le package aéro espagnol avait d'ailleurs montré qu'une traînée réduite pouvait gommer le déficit de 25 chevaux du bloc 067/6 face à Mercedes.
Première brique en Autriche, puis nouveau turbo à la rentrée… Ferrari avance par étapes plutôt que d'un coup d'éclat.

Suffisant pour inquiéter Mercedes sur la durée ? Tout dépendra de la capacité de la Scuderia à empiler ces gains sans perdre en fiabilité. La seconde partie de saison dira si l'ADUO aura été le tournant attendu.

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À propos de l’auteur
Hugo Quintal
Hugo Quintal
Passionné d'automobile depuis le plus jeune âge, je me suis spécialisé dans le journalisme auto lors de mes études. Mon truc à moi ? Les nouveautés, les technologies, la performance... Des passions dans la passion que j'ai découvertes en essayant tout ce qui roule sur cette planète. Quand je n'écris pas et que je ne suis pas derrière un volant... Je suis sur l'eau, en Kite ou en Wakeboard.
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