Qui veut acheter cette BMW M5 à moteur de F1 pour moins de 50.000 euros ? (+images)

Publié le 5 août 2026 à 19:30
Qui veut acheter cette BMW M5 à moteur de F1 pour moins de 50.000 euros ?

Une BMW M5 E60 de 2005, animée par le V10 atmosphérique de 507 ch inspiré de la F1, cherche preneur à 49.990 euros. Un exemplaire suivi et peu modifié.

La M5 de génération E60 reste la seule de la lignée à loger un V10 atmosphérique sous son capot. Un exemplaire de 2005 sorti des mains de son unique propriétaire vient d'être mis en vente en Allemagne, sous la barre des 50.000 euros. Voilà de quoi relancer le débat sur la cote de cette berline sportive devenue rare.

Un V10 atmosphérique BMW né dans le sillage de la Formule 1

Le cœur de cette M5, c'est un V10 atmosphérique de 5,0 litres baptisé S85, crédité de 507 ch et réputé pour son appétit de tours. Le timbre et la montée en régime rappellent immédiatement les V10 qui hurlaient sur les grilles de départ de la Formule 1 au milieu des années 2000.
Ce n'est pas un hasard. BMW fournissait alors des moteurs au plateau. Et le V10 P84/5 qui équipait la Williams-BMW de la saison 2005 a servi de source d’inspiration. D'ailleurs, de point de départ au développement du S85. Résultat, la génération E60 reste à ce jour la seule M5 à avoir reçu un V10, et ce bloc demeure le seul dix cylindres de série jamais homologué pour la route par le constructeur bavarois.
De quoi expliquer pourquoi cette berline sportive occupe une place à part dans la hiérarchie des M5. Bien au-dessus des V8 qui l'ont précédée comme des blocs turbocompressés qui lui ont succédé. C'est aussi ce qui en fait l'une des dernières BMW M à faire vibrer les amateurs de hauts régimes.

Une boîte SMG et une propulsion à l'ancienne

Sur l'exemplaire mis en vente, le V10 BMW est associé à la transmission séquentielle SMG à sept rapports, celle qui divise encore les amateurs. Sa gestion des passages n'a jamais fait l’unanimité. Et les collectionneurs lui préfèrent volontiers la boîte manuelle.
Problème : cette dernière n'a été proposée qu'aux États-Unis. Elle n'a donc jamais été commercialisée en Allemagne. Ce qui rend les M5 E60 à trois pédales quasiment introuvables de ce côté-ci de l'Atlantique. Autre différence avec les M5 actuelles, l'E60 s'en tient à une propulsion pure. Sans transmission intégrale. La dotation de série comprenait déjà un différentiel autobloquant et, chose rare pour l'époque, un affichage tête haute.
>Un ensemble qui explique ainsi l'attrait persistant de cette génération auprès de ceux qui cherchent une grande berline de plus de 500 chevaux encore mécaniquement lisible. Sans les strates d'électronique qui pilotent aujourd'hui la moindre sortie de virage.
La voiture proposée est une M5 de juillet 2005 peinte en noir saphir métallisé. Elle affiche 115.822 km au compteur. Le tout, pour la modique somme de 49 990 euros.

Une BMW M5 comme il y en a peu

Elle n'a ainsi connu qu'un seul propriétaire. Qui l'a fait entretenir régulièrement et ne l'a que peu utilisée sur la fin. À peine 3.000 km parcourus au cours des six dernières années. Les modifications restent mesurées et ne dénaturent pas l’auto. Un kit de barres antiroulis H&R, des élargisseurs de voie, des durites de frein aviation et une boîte à filtre à air en carbone signée Carbo-Project.
Côté entretien lourd, l'embrayage de cette BMW M5 a été remplacé et les freins refaits intégralement. Deux postes qui pèsent lourd sur ce modèle. L'habitacle ne trahit pas non plus le kilométrage. Les sièges en cuir noir paraissant remarquablement préservés sur les photos de l'annonce. Le premier propriétaire n'avait presque rien laissé de côté au configurateur. Avec notamment la sonorisation Hi-Fi Professional. Ainsi qu'un toit ouvrant en verre à commande électrique.
Reste la question du prix. Des M5 E60 nettement moins chères circulent sur le marché de l'occasion allemand. Mais rarement dans cet état de présentation et avec un tel niveau d'équipement.

L'annonce émane du professionnel Autocentrum 24 GmbH, installé à Nettetal en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, à quelques kilomètres de la frontière néerlandaise. Il s'agit d'un exemplaire allemand non accidenté, dont la peinture a reçu un traitement céramique.
>Les 115 822 km affichés peuvent refroidir au premier coup d'œil, mais ils ont été accumulés pour l'essentiel durant la première moitié de la vie de la voiture, avant que son propriétaire ne lève sérieusement le pied. Une donnée qui compte sur un moteur réputé exigeant, où l'historique d'entretien pèse souvent plus lourd que le chiffre affiché au compteur.
>Reste à savoir si le marché validera ce positionnement tarifaire, ou si la SMG continuera de freiner les acheteurs les plus exigeants.

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À propos de l’auteur
Hugo Quintal
Hugo Quintal
Passionné d'automobile depuis le plus jeune âge, je me suis spécialisé dans le journalisme auto lors de mes études. Mon truc à moi ? Les nouveautés, les technologies, la performance... Des passions dans la passion que j'ai découvertes en essayant tout ce qui roule sur cette planète. Quand je n'écris pas et que je ne suis pas derrière un volant... Je suis sur l'eau, en Kite ou en Wakeboard.
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