Qui veut acheter cette BMW M5 à moteur de F1 pour moins de 50.000 euros ? (+images)
Une BMW M5 E60 de 2005, animée par le V10 atmosphérique de 507 ch inspiré de la F1, cherche preneur à 49.990 euros. Un exemplaire suivi et peu modifié.
La M5 de génération E60 reste la seule de la lignée à loger un V10 atmosphérique sous son capot. Un exemplaire de 2005 sorti des mains de son unique propriétaire vient d'être mis en vente en Allemagne, sous la barre des 50.000 euros. Voilà de quoi relancer le débat sur la cote de cette berline sportive devenue rare.
Un V10 atmosphérique BMW né dans le sillage de la Formule 1
Le cœur de cette M5, c'est un V10 atmosphérique de
5,0 litres baptisé S85, crédité de 507 ch et réputé pour son
appétit de tours. Le timbre et la montée en régime rappellent
immédiatement les V10 qui hurlaient sur les
grilles de départ de la Formule 1 au milieu des années
2000.
Ce n'est pas un hasard. BMW fournissait alors des moteurs au
plateau. Et le V10 P84/5 qui équipait la Williams-BMW de la saison
2005 a servi de source d’inspiration. D'ailleurs, de point
de départ au développement du S85. Résultat, la génération
E60 reste à ce jour la seule M5 à avoir reçu un V10, et ce bloc
demeure le seul dix cylindres de série jamais homologué pour la
route par le constructeur bavarois.
De quoi expliquer pourquoi cette berline sportive occupe
une place à part dans la hiérarchie des M5. Bien au-dessus
des V8 qui l'ont précédée comme
des blocs turbocompressés qui lui ont succédé. C'est aussi ce qui
en fait l'une des dernières BMW M à faire vibrer les amateurs de
hauts régimes.
Une boîte SMG et une propulsion à l'ancienne
Sur l'exemplaire mis en vente, le V10 BMW est
associé à la transmission séquentielle SMG à sept
rapports, celle qui divise encore les amateurs. Sa gestion
des passages n'a jamais fait l’unanimité. Et les collectionneurs
lui préfèrent volontiers la boîte manuelle.
Problème : cette dernière n'a été proposée qu'aux États-Unis. Elle
n'a donc jamais été commercialisée en Allemagne.
Ce qui rend les M5 E60 à trois pédales quasiment
introuvables de ce côté-ci de l'Atlantique. Autre
différence avec les M5 actuelles, l'E60 s'en tient à une propulsion
pure. Sans transmission intégrale. La dotation de série comprenait
déjà un différentiel autobloquant et, chose rare pour l'époque, un
affichage tête haute.
>Un ensemble qui explique ainsi l'attrait persistant de
cette génération auprès de ceux qui cherchent une grande
berline de plus de 500 chevaux encore mécaniquement
lisible. Sans les strates d'électronique qui pilotent
aujourd'hui la moindre sortie de virage.
La voiture proposée est une M5 de juillet 2005 peinte en noir
saphir métallisé. Elle affiche 115.822 km au compteur. Le
tout, pour la modique somme de 49 990 euros.
Une BMW M5 comme il y en a peu
Elle n'a ainsi connu qu'un seul propriétaire. Qui l'a
fait entretenir régulièrement et ne l'a que peu utilisée sur la
fin. À peine 3.000 km parcourus au cours des six dernières années.
Les modifications restent mesurées et ne dénaturent pas
l’auto. Un kit de barres antiroulis H&R, des
élargisseurs de voie, des durites de frein aviation et une boîte à
filtre à air en carbone signée Carbo-Project.
Côté entretien lourd, l'embrayage de cette BMW M5 a
été remplacé et les freins refaits intégralement. Deux postes qui
pèsent lourd sur ce modèle. L'habitacle ne trahit pas non plus le
kilométrage. Les sièges en cuir noir paraissant
remarquablement préservés sur les photos de l'annonce. Le
premier propriétaire n'avait presque rien laissé de côté au
configurateur. Avec notamment la sonorisation Hi-Fi Professional.
Ainsi qu'un toit ouvrant en verre à commande
électrique.
Reste la question du prix. Des M5
E60 nettement moins chères circulent sur le marché de l'occasion
allemand. Mais rarement dans cet état de présentation et avec un
tel niveau d'équipement.
L'annonce émane du professionnel Autocentrum 24
GmbH, installé à Nettetal en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, à
quelques kilomètres de la frontière néerlandaise. Il s'agit
d'un exemplaire allemand non accidenté, dont la peinture a reçu un
traitement céramique.
>Les 115 822 km affichés peuvent refroidir au premier coup
d'œil, mais ils ont été accumulés pour l'essentiel durant
la première moitié de la vie de la voiture, avant que son
propriétaire ne lève sérieusement le pied. Une donnée qui
compte sur un moteur réputé exigeant, où l'historique d'entretien pèse
souvent plus lourd que le chiffre affiché au compteur.
>Reste à savoir si le marché validera ce positionnement
tarifaire, ou si la SMG continuera de freiner les acheteurs les
plus exigeants.
















