BMW M5 : la norme Euro 7 fait perdre 40 ch au V8… mais ça ne se remarque pas

Publié le 31 janvier 2026 à 09:00
BMW M5 (2024) : 717 chevaux pour la nouvelle génération hybride

BMW réduit d’environ 40 ch le V8 de la M5 pour anticiper la nouvelle norme Euro 7, mais affiche toujours 717 ch. Comment BMW M parvient à compenser cette perte de puissance ?

Pour ses nouveaux monstres hybrides, BMW avait une promesse simple : un V8, une fiche technique de supercar et des normes toujours plus dures en arrière-plan. La BMW M5, adaptée à la nouvelle norme Euro 7, garde bien ses 717 ch annoncés, mais le constructeur a discrètement revu la recette sous le capot pour rester dans les clous réglementaires...

Pourquoi le V8 de la BMW M5 perd 40 ch avec Euro 7 ?

Derrière les chiffres flatteurs, le V8 4,4 litres biturbo S68 de la M5 a été amputé d’environ 40 ch pour répondre à Euro 7, avant même l’entrée en vigueur complète de la norme. Sur le papier, rien ne bouge côté performances officielles. En coulisses, c’est une autre histoire. La partie thermique de la M5 passe de 585 ch à 544 ch, soit une baisse d’environ 40 chevaux. Malgré cela, la puissance combinée reste fixée à 717 ch pour la M5 grâce à un simple recalibrage logiciel du moteur électrique, sans changement matériel du système hybride. Le détarage concerne les voitures produites à partir du printemps. BMW précise que cette évolution "s'applique à tous les pays de l'UE ainsi qu'aux pays situés en dehors de l'UE qui suivent les directives européennes en matière de conformité des émissions", a indiqué BMW. Un conducteur français est donc directement concerné...

Euro 7, une norme assouplie sur le papier mais rude pour les gros V8

Les textes Euro 7 ont été largement édulcorés par les législateurs européens, pourtant les contraintes restent plus sévères que l’Euro 6e. Les moteurs sont testés sur une plage de températures plus large, sur une durée plus longue, et pour la première fois les particules issues des freins et des pneus entrent dans le calcul. Pour une berline de plus de deux tonnes aux accélérations de supercar, chaque gramme compte. Pour rester dans les limites, BMW a modifié le logiciel de gestion moteur, renforcé le traitement des gaz d’échappement et adopté le cycle Miller à la place du cycle Otto classique. Concrètement, les soupapes d’admission restent ouvertes plus longtemps : la compression effective diminue, le rendement augmente, mais la puissance maximale recule. Le couple officiel n’a pas encore été communiqué pour cette version, alors que la M5 actuelle revendique déjà un 0 à 100 km/h en 3,4 à 3,5 s.

Dans son communiqué, BMW se veut rassurant : "En prenant cette mesure, BMW M s'assure que ses clients ont un accès constant à des véhicules hautes performances de pointe qui répondent aux exigences environnementales futures grâce à une technologie innovante, même dans des conditions réglementaires volatiles. Sans compromettre les performances caractéristiques de BMW M." Sur le papier, la poussée combinée du V8 et de l’électrique reste donc identique, ce qui laisse penser que la plupart des conducteurs ne verront pas la différence en usage courant.

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À propos de l’auteur
Lucas Brenot
Lucas Brenot
J’aime l’automobile pour ce qu’elle apporte concrètement : la sensation de conduite, le plaisir d’un moteur bien réglé, le soin apporté à un intérieur. J’ai grandi avec des voitures autour de moi, et c’est resté une vraie curiosité au quotidien.
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