Occasion - Alfa Romeo Brera S (2010) : le coupé italien ultime préparé par Autodelta
Sublimée par le châssis Prodrive et survoltée par un V6 compressé de 350 ch signé Autodelta, l’Alfa Romeo Brera S de 2010 s'impose enfin comme le coupé italien ultime. Focus sur une pépite rare qui fait vibrer le marché de l'occasion.
Le dessin signé Giugiaro, les épaules musclées, le regard de fauve : sur le papier, la Alfa Romeo Brera S avait tout du coupé italien de rêve. En vrai, son V6 un peu timide laissait sur sa faim plus d’un passionné. Jusqu’à ce qu’un préparateur britannique, Autodelta, greffe un compresseur et transforme la version S 3.2 en graal d’occasion.
Alfa Romeo Brera S : une base rare, un V6 métamorphosé
Cette Brera S, dont l'annonce est à retrouver ici, réservée à l’origine au marché britannique et produite à environ 500 exemplaires dont près de la moitié en V6, devient avec le kit Autodelta J5 3.2 C un coupé de 350 ch environ, 0‑100 km/h en 5,3 s et 260 km/h en pointe. En 2026, on en voit passer quelques‑unes autour de 19 000 £, environ 22 228 €, millésime 2010, faible kilométrage et historique très suivi. La Brera naît en 2005 comme coupé 2+2 sur plateforme 159 et disparaît déjà en 2010, sans vraie remplaçante. La déclinaison S, réservée au Royaume‑Uni, reçoit l’empreinte de Prodrive : ressorts Eibach, amortisseurs Bilstein, géométrie affûtée, roues allégées et freinage Brembo sur le V6 3.2. Le tout assagit le poids et rend enfin justice au style Italdesign. Le V6 3.2 JTS d’origine reste pourtant pointé du doigt : 260 ch et 328 Nm, mais un caractère jugé lisse face au mythique Busso. Autodelta, préparateur basé à Londres, y ajoute un compresseur Rotrex C30‑94, une gestion moteur reprogrammée, un intercooler, une ligne d’échappement Ragazzon et, sur certains exemplaires, des jantes OZ Ultraleggera 19 pouces, suspensions et freins renforcés.
Alfa Romeo Brera S : ce que change vraiment le kit J5 3.2 C
Avec la préparation J5 3.2 C, la puissance
grimpe autour de 348 à 352 ch et le couple atteint environ 430 à
435 Nm. Le gain dépasse les chiffres : la poussée arrive plus tôt,
les relances en 3e et 4e deviennent nettement plus franches et la
Brera S compressée se cale enfin dans la zone des
coupés V6 très rapides, 0‑100 en 5,3 s et pointe à 260 km/h. Sur
certaines conversions, le système Q4 laisse place à une simple
traction avant allégée, compensée par un différentiel autobloquant.
La direction gagne en transparence, à condition de soigner pneus et
géométrie, tandis que les Brembo encaissent bien la puissance
supplémentaire. L’habitacle, lui, trahit ses quinze ans : ergonomie
correcte mais plastiques datés, multimédia ancien et consommation
qui reste élevée, surtout en usage urbain.
Une Brera S 3.2 compressée Autodelta se négocie généralement
nettement plus cher qu’une Brera V6 standard. Des
exemplaires de 2010 autour de 26 000 à 33 000 miles s’affichent
autour de 19 000 £, soit 22 000€, auxquels il fallait ajouter, à
l’époque, plus de 10 000 £ de kit. La production limitée de la S,
la préparation artisanale et l’absence de remplaçante nourrissent
déjà un positionnement de future youngtimer de
collection.
À noter que le dossier d’entretien doit raconter l’histoire
complète de la conversion : facture Autodelta, vidanges régulières
du compresseur, courroie et refroidissement
surveillés, révisions de V6 3.2 faites dans les temps. Le châssis
réclame un contrôle des amortisseurs Prodrive,
silent‑blocs et freins Brembo, tandis que l’habitacle mérite un œil
sur l’électronique, les sièges et les plastiques.
Produite en 2010 et sublimée par la double touche Prodrive et Autodelta, cette Brera S 3.2 C offre aujourd'hui sur le marché de l'occasion tout ce qu'il manquait au modèle d'origine : un V6 compressé de 350 ch à la hauteur de sa ligne magistrale. Rare, exclusive et affichée à des tarifs encore accessibles face à sa prestation, c'est la pépite d'occasion ultim e pour collectionneur ou passionné averti, à condition de valider rigoureusement son historique d'entretien.














