Maserati pourrait faire un choix surprenant pour son prochain modèle électrique

Publié le 15 septembre 2026 à 20:00
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Maserati négocie avec des géants chinois pour leur confier le cœur de son prochain modèle électrique. Un pari qui pourrait bouleverser le mythe italien...

Voir une Maserati silencieuse filer en mode zéro émission, pourquoi pas. Imaginer que son cœur technologique vienne majoritairement de Chine, c’est plus inattendu. Le groupe Stellantis discute d’un partenariat avec les chinois Huawei et JAC Motors pour son prochain modèle électrique, qui pourrait reposer sur une base technique développée loin de Modène...

Une Maserati électrique développée avec la Chine

Derrière ces discussions, il y a un projet très concret : une future Maserati électrique dont le logiciel, l’architecture de batterie et l’assemblage seraient en grande partie conçus en Chine. La voiture resterait dessinée en Italie, mais s’appuierait sur une technologie déjà éprouvée chez des constructeurs chinois haut de gamme. De quoi intriguer, voire inquiéter, les fans de l’italienne. Dans le schéma envisagé, chaque acteur aurait un rôle bien défini. Maserati garderait la main sur le design, l’intérieur et les réglages de conduite. Huawei fournirait sa plateforme Harmony Intelligent Mobility pour le système d’exploitation, le cockpit connecté et les mises à jour à distance. JAC Motors assurerait l’ingénierie et l’assemblage en Chine, avec un démarrage industriel visé autour de 2027. Cette base commune nourrirait une stratégie de double identité. En Chine, les mêmes composants serviraient à une berline Maextro, label de luxe créé par Huawei et JAC Motors, déjà visible avec la S800, l’un des modèles à plus de 100 000 € les plus vendus du pays. À l’export, la version badgée Maserati partagerait beaucoup avec cette jumelle chinoise, tout en revendiquant un caractère italien.

Une alliance chinoise pour réduire les coûts

Si la marque au trident en arrive là, c’est que la situation économique s’est nettement durcie. Les ventes mondiales seraient passées d’environ 27 000 voitures en 2023 à moins de 11 000 en 2025. Maserati ne pèserait plus qu’une fraction de pour cent dans les résultats de Stellantis, qui a enregistré une perte nette de 22,3 milliards d’euros en 2025. Dans ce contexte, développer seule une nouvelle plateforme électrique, ses batteries et tout le logiciel embarqué coûterait très cher. La marque s’est pourtant engagée à proposer une gamme 100 % électrique dès 2028. En s’appuyant sur la technologie déjà prête de Huawei et la capacité industrielle de JAC Motors, Maserati gagnerait du temps et réduirait fortement ses coûts de développement. Cette externalisation à grande échelle interroge l’identité même de la marque. Celles et ceux qui choisissent une Maserati paient aussi pour une histoire : Modène, un comportement routier spécifique, un intérieur pensé en Italie. Si la plateforme, la batterie et l’interface numérique viennent d’ailleurs, certains pourraient y voir une Maserati chinoise vendue au prix du prestige italien...

La fragilité actuelle du portefeuille haut de gamme de Stellantis nourrit aussi d’autres scénarios. Un acteur comme BYD a déjà fait savoir qu’il cherchait à reprendre des usines européennes sous-utilisées et qu’une marque de luxe établie, citée comme très intéressante, pourrait accélérer son image à l’international. Entre partenariat technologique profond et éventuelle vente à un groupe chinois, le futur de Maserati se joue largement hors d’Italie...

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À propos de l’auteur
Lucas Brenot
Lucas Brenot
J’aime l’automobile pour ce qu’elle apporte concrètement : la sensation de conduite, le plaisir d’un moteur bien réglé, le soin apporté à un intérieur. J’ai grandi avec des voitures autour de moi, et c’est resté une vraie curiosité au quotidien.
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