Ils roulent à moins de 30 km/h sur l’autoroute avec leurs Lamborghini : la police saisit les voitures
Rouler trop lentement peut aussi coûter cher. Au Royaume-Uni, un convoi de cinq Lamborghini et d’un Classe G a été saisi après des manœuvres dangereuses sur autoroute.
On imagine plutôt une Lamborghini saisie pour avoir roulé trop vite. Près de Manchester, c’est l’inverse qui est arrivé : cinq Lamborghini et un Mercedes Classe G ont été immobilisés parce que leurs conducteurs jouaient avec la vitesse, y compris en roulant anormalement lentement sur l’autoroute, au point de mettre en danger les autres usagers.
La Greater Manchester Police a décidé de frapper fort : saisie immédiate des six supercars et ouverture d’une procédure qui peut aller jusqu’à la confiscation définitive. Derrière ce fait divers spectaculaire, il y a une loi britannique très précise et un calendrier serré pour les propriétaires, qui ont quelques jours seulement pour sauver leurs bolides.
Un convoi de Lamborghini enregistré à 27 km/h sur la M66
Le 2 septembre 2026 au soir, la police reçoit plusieurs signalements : sur l’autoroute M66, un convoi de supercars zigzague, accélère brutalement puis ralentit soudainement. Les conducteurs de cinq Lamborghini, dont des Huracán, et d’un Mercedes‑Benz Classe G se mettent à circuler à environ 17 mph, soit 27 km/h.
La nouvelle équipe Transport Policing and Crime Command (TPACC) repère ensuite le groupe sur la M62. Deux Lamborghini sont arrêtées en sortie d’autoroute, les trois autres et le Classe G sont stoppés à Rochdale grâce aux tactiques spécialisées de la Roads Policing Unit. La route est brièvement fermée, et les six véhicules sont saisis pour ces manœuvres dangereuses au milieu de la circulation.
Section 59 : la loi qui permet la saisie immédiate
Selon la Greater Manchester Police, l’opération s’appuie sur la Section 59 du Police Reform Act 2002. Ce texte vise les conducteurs qui utilisent un véhicule de manière "careless and inconsiderate", c’est‑à‑dire négligente et gênante, au point de provoquer peur, détresse ou exaspération du public. Une mise à jour récente autorise la saisie directe, sans avertissement préalable, dans les cas les plus flagrants.
Le chef Danny Kabal insiste sur la fermeté de la police : "Nous ne tolérerons pas la conduite négligente, irrespectueuse, antisociale ou dangereuse sur nos routes". Il rappelle que ceux qui transforment la route en circuit risquent non seulement la confiscation de leur voiture, mais aussi l’arrestation si la situation l’exige, un message clair adressé aux amateurs de shows motorisés filmés pour les réseaux sociaux.
Récupérer ses supercars saisies : une course contre la montre
Pour récupérer les véhicules, les propriétaires doivent suivre une procédure très encadrée. Ils disposent de sept jours ouvrables à partir de la date de saisie pour se présenter dans un commissariat désigné, faire valider le dossier et obtenir l’autorisation de sortie. Ils doivent apporter l’avis de saisie remis sur place, une pièce d’identité avec photo et le certificat d’immatriculation ou une facture de vente originale.
Une fois ces formalités remplies, le délai total est de quatorze jours pour retirer la voiture de la fourrière. Passé ce cap, la police a le droit légal de revendre ou de détruire le véhicule. Danny Kabal a aussi invité les témoins à transmettre leurs vidéos de dashcams, des images qui pourront peser lourd dans la suite de l’enquête.














