Stellantis veut vraiment sauver Maserati et « renforcer son avenir » : comment faire ?
Le groupe Stellantis refuse d’abandonner la marque italienne malgré des ventes en difficulté. Mieux encore, elle veut redorer l’avenir du Trident.
Longtemps considérée comme l’un des symboles du luxe automobile italien, Maserati traverse actuellement une période particulièrement délicate. Et Stellantis le sait. Entre baisse des immatriculations, transition électrique compliquée et concurrence féroce sur le segment premium, l’avenir de la marque au Trident suscitait de nombreuses interrogations.
Maserati reste stratégique pour Stellantis
Stellantis semble désormais déterminé à
relancer Maserati plutôt qu’à réduire son rôle au sein du groupe. Le
constructeur automobile affirme vouloir « renforcer l’avenir » de
la marque italienne. Preuve qu’un véritable plan de redressement
est en préparation.
Malgré ses difficultés actuelles, Maserati conserve une
valeur importante aux yeux de Stellantis. La marque
représente en effet le principal acteur du groupe sur le segment du luxe et des voitures
de sport haut de gamme.
Dans un marché automobile où les marges réalisées sur les modèles
premium restent particulièrement élevées,
abandonner Maserati serait un choix stratégique difficilement
envisageable.
Même si ses ventes ont fortement reculé ces dernières années,
Maserati bénéficie toujours d’une forte notoriété à
l’international. Notamment grâce à son héritage sportif et
à son image exclusive.
Le groupe Stellantis souhaite donc capitaliser sur cette identité
italienne unique. Cela, afin de repositionner la marque
face à des concurrents comme Porsche, Mercedes-AMG ou encore Aston Martin.
L’électrique au cœur de la relance
Pour assurer son avenir, Maserati devra réussir sa
transition vers les voitures électriques. La marque a déjà commencé
à lancer plusieurs modèles électrifiés sous l’appellation Folgore.
Le SUV Grecale Folgore, la GranTurismo électrique ou
encore la GranCabrio zéro émission incarnent cette nouvelle
stratégie.
L’objectif est clair : moderniser
l’image de Maserati tout en conservant son ADN sportif et
luxueux. Sauf que la firme italienne a déjà essuyé un
échec sur le sujet. En effet, la supercar de la marque, la MC20, devait aussi exister en
électrique. Mais elle a été annulée.
Stellantis veut également améliorer la rentabilité de la marque
grâce à des plateformes techniques partagées avec d’autres modèles
du groupe, permettant de réduire les coûts de
développement. Face à des concurrents extrêmement
solides, Maserati doit aussi clarifier son positionnement.
La marque italienne ne peut pas rivaliser directement avec les
constructeurs premium généralistes en matière de volumes de
ventes.
Stellantis semble donc vouloir privilégier une stratégie davantage orientée vers l’exclusivité et les fortes marges. Cette approche permettrait à Maserati de produire moins de véhicules tout en renforçant son image haut de gamme.
Stellantis veut éviter une disparition symbolique
Le constructeur pourrait également accentuer la
personnalisation de ses modèles afin de séduire une
clientèle fortunée en quête d’automobiles plus rares et plus
distinctives. L’abandon de Maserati représenterait un
échec important pour Stellantis. Notamment en termes d’image.
Le groupe a donc tout intérêt à préserver une marque capable
d’incarner le prestige italien et le savoir-faire sportif dans son
portefeuille. La tâche reste toutefois particulièrement complexe.
Porsche domine largement le
segment des sportives premium, tandis que Ferrari continue de
régner sur le très haut de gamme italien.
Maserati devra également composer avec la montée en puissance des
constructeurs électriques
chinois et les nouvelles attentes des clients en matière de
technologie embarquée.
Le groupe semble désormais convaincu qu’il reste un
potentiel important à exploiter autour de la firme au Trident. Mais
pour transformer cette ambition en succès commercial, la marque
devra rapidement retrouver une identité forte et proposer des
modèles capables de séduire une nouvelle génération de clients.
Entre électrification, montée en gamme et repositionnement stratégique, les prochaines années seront donc décisives pour l’avenir du constructeur italien.















