BYD : le leader chinois de l'électrique veut conquérir la F1 !
BYD étudie une arrivée en Formule 1 et en WEC pour propulser sa marque au‑delà de la Chine. Entre vitrine technologique et pari à 500 millions, le jeu en vaut‑il vraiment la chandelle ?
Le géant chinois de la voiture électrique BYD s'invite de plus en plus souvent dans l'actualité auto européenne. Numéro un mondial des véhicules électrifiés, il a dépassé les 100 milliards de dollars de chiffre d'affaires en 2025 (environ 92 milliards d'euros) et vendu près d'un million de voitures hors de Chine. Mais la prochaine étape de sa conquête pourrait bien passer par les circuits...
BYD et la F1 : une vitrine pour s'imposer en Europe et aux États-Unis
Selon nos confrères chez Bloomberg, le groupe étudie
une entrée dans le sport automobile de haut
niveau, de l'endurance aux monoplaces. Parmi les scénarios mis sur
la table figurent le Championnat du monde d'endurance, qui comprend
les 24 Heures du Mans, et surtout la
Formule 1. L'idée serait d'utiliser la course
comme accélérateur de notoriété partout dans le monde.
La F1 est devenue une plateforme marketing
planétaire, portée par sa présence renforcée aux
États-Unis et un fort relais médiatique. Pour
BYD, qui ne
vend pas encore de voitures sur le marché américain en raison des
droits de douane, une écurie offrirait une exposition immédiate.
Une telle arrivée serait aussi une première pour un constructeur
chinois dans un paddock dominé par les marques
européennes et américaines.
Le président de la Fédération internationale de
l'automobile, Mohammed Ben Sulayem, s'est déjà dit
favorable à l'arrivée d'une équipe chinoise, qu'il voit comme la
suite logique après l'engagement de Cadillac à partir de 2026.
À cette date, les moteurs hybrides de F1 laisseront une place bien
plus grande à l'électrique, avec un MGU-K porté à 350 kW et environ
la moitié de la puissance totale tirée de la
batterie, un terrain familier pour BYD.
Yangwang U9 et F1 2026 : la vitrine technologique rêvée de BYD
Pour se crédibiliser face aux constructeurs
historiques, BYD met déjà en avant sa branche ultra
premium Yangwang. En septembre 2025, la Yangwang U9
Xtreme a bouclé un tour du Nürburgring Nordschleife en 6
min 59,157 s, devenant la première voiture électrique de série à
passer sous les sept minutes. Dotée de quatre moteurs
électriques pour plus de 3 000 ch, cette supercar sert de
carte de visite technique.
En parallèle, BYD investit massivement en Europe,
avec une usine en Hongrie annoncée pour fin 2025 et un réseau de
concessions en cours de déploiement en France. La marque veut
monter en gamme et rassurer des clients encore méfiants face aux
modèles chinois. Une présence en Formule 1,
vitrine où les constructeurs associent leur nom à la
performance et à la fiabilité,
irait dans ce sens.
Le coût reste le principal frein. Bloomberg évoque jusqu'à
500 millions de dollars par saison pour développer
une monoplace et faire tourner une équipe, soit environ 460
millions d'euros. Les structures déjà en place craignent qu'un
nouvel arrivant réduise leur part de revenus, ce
qui pousse les candidats à privilégier le rachat ou la prise de
participation.
Officiellement, BYD se limite pour l'instant à étudier ses options, signe discret mais clair de ses ambitions internationales...














