Quand la Honda Prelude s'attaque au célèbre test de l'élan (+vidéo)
Passée au test de l'élan par KM77, la Honda Prelude e:HEV franchit l'exercice à 80 km/h sans faute, grâce à son châssis dérivé de la Civic Type R.
La nouvelle Honda Prelude vient de passer avec succès l'un des examens les plus redoutés du secteur automobile. Le média espagnol km77 a soumis le coupé hybride au fameux test de l'élan, cette manœuvre d'évitement d'urgence qui a fait basculer plus d'un modèle sur le flanc depuis sa création.
Un exercice qui a couché bien des modèles
Verdict : la Prelude e:HEV franchit
l'obstacle à 80 km/h sans renverser le moindre cône ni exiger de
correction brutale au volant. Un résultat qui la place
dans le haut du classement des voitures modernes passées sur cet
exercice redoutable. Elle devance même des concurrentes
sensiblement plus chères et nettement mieux dotées en chevaux.
De quoi confirmer que le châssis dérivé de la Civic Type R n'est pas qu'un
simple argument marketing, et que Honda a réellement
soigné le comportement dynamique de son coupé ressuscité après des
années d’absence.
Un rappel s'impose pour ceux qui découvrent l'exercice. Le
test de l'élan simule l'apparition soudaine d'un obstacle sur la
voie. Un animal traversant la chaussée par exemple. Le
pilote doit enchaîner un S très serré entre deux rangées de cônes,
à une vitesse d'entrée comprise entre 72 et 80 km/h selon les
protocoles retenus. Puis reprendre le contrôle du véhicule
sans sortir de la trajectoire imposée. L'exercice paraît
anodin sur le papier. Il ne l'est absolument pas.
Un slalom bouclé avec les honneurs pour la Prelude
Des dizaines de modèles s'y sont cassé les dents au
fil des années, certains allant jusqu'à décoller deux roues du sol
ou basculer complètement sur le côté. Les SUV hauts sur
pattes en ont fait les frais plus souvent qu'à leur tour.
Mais aucun segment n'est réellement épargné par ce filtre
impitoyable devenu une véritable référence internationale.
Avant l'évitement proprement dit, km77
a commencé par le slalom. Dès la mise en action, la
Prelude s'extrait proprement sans le moindre patinage,
l'antipatinage restant totalement silencieux. La direction, décrite
comme linéaire et très réactive, bénéficie d'une démultiplication
variable qui limite fortement les mouvements de volant nécessaires
entre les cônes.
Le roulis, lui, reste parfaitement contenu grâce à la
suspension avant à double axe empruntée à la Honda Civic Type R. Résultat
: un rythme constant, sans décrochage de l'essieu arrière ni
sous-virage envahissant. Le chronomètre est particulièrement
éloquent pour une voiture développant un peu plus de 180
chevaux.
Et pour cause, puisque la Prelude devance d'un dixième la Mercedes CLA 250+ EQ et ne concède que trois secondes à une Porsche Taycan GTS, pourtant dans un tout autre registre de puissance.

Le mode Sport fait toute la différence sur la Prelude
Le test de l'élan a confirmé cette excellente
impression générale. Lors du passage de référence, le coupé Honda affiche un
transfert de masse progressif et un équilibre plutôt neutre.
Sans la moindre mauvaise surprise. C'est en basculant en
mode Sport que la Prelude a livré sa meilleure performance
de la journée : les amortisseurs adaptatifs se raffermissent, ce
qui limite nettement la prise de roulis lors des changements
d'appui les plus brutaux.
Cette configuration a permis d'atteindre les fameux 80 km/h
en vitesse d'entrée, sans commettre la moindre faute de
parcours. Au-delà de ce seuil, en revanche, la limite d'adhérence
des pneumatiques avant est franchie sans ménagement.
L'exemplaire testé chaussait des Continental PremiumContact
6, une gomme axée sur la polyvalence plutôt que sur le
grip pur.
Dans ces conditions, la voiture a renversé des cônes dans la
seconde partie du parcours, avec quelques interventions du contrôle
de stabilité. Sais sans le moindre écart violent ni réaction
imprévisible.
Le comportement reste progressif et parfaitement lisible. Ce qui constitue l'essentiel dans une situation d'urgence bien réelle. Les ingénieurs de Honda peuvent donc s'estimer pleinement satisfaits. Centre de gravité bas, rigidité structurelle élevée, géométrie de suspension équilibrée… Tous les ingrédients sont réunis.















