Ferrari : les carnets de commandes sont pleins jusqu'en 2027

Publié le 3 août 2026 à 13:00
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Le carnet de commandes de Ferrari couvre déjà toute l'année 2027. Toute nouvelle commande ne sera livrée qu'en 2028, malgré 6.802 voitures expédiées depuis début 2026.

À Maranello, la file d'attente ne désemplit pas. Ferrari vient de confirmer que son carnet de commandes couvre désormais l'intégralité de l'année 2027, ce qui signifie qu'un client passant commande aujourd'hui ne verra pas sa voiture arriver avant 2028 au mieux.

Ferrari fait tourner l’usine à plein régime

Le constructeur italien évoque une demande solide sur l'ensemble de ses marchés. Sans exception géographique. La polémique déclenchée par la Luce, premier modèle électrique de la marque au dessin très discuté, n'a visiblement pas refroidi une clientèle fortunée habituée à patienter plusieurs années pour obtenir la voiture de ses rêves.
Mieux : cette rareté organisée reste le moteur principal du modèle économique de Ferrari, qui refuse depuis toujours d'ouvrir grand les vannes de la production pour préserver son exclusivité. Et ainsi, justifier des tarifs toujours plus élevés. Une discipline industrielle que bien peu de concurrents parviennent à tenir sur la durée, y compris parmi les grands noms du luxe automobile.
Le paradoxe apparent tient en un seul chiffre. Sur les six premiers mois de 2026, Ferrari a expédié 6.802 voitures, soit 285 unités de moins qu'au premier semestre 2025. Un repli parfaitement assumé, très loin de traduire un quelconque essoufflement commercial, puisque les commandes s'accumulent bien plus vite que les créneaux de production disponibles.

Des Ferrari envoyées dans le monde entier

La répartition géographique confirme la solidité du socle européen. La zone Europe, Moyen-Orient et Afrique représente à elle seule près de la moitié des livraisons du semestre.
Côté motorisations, la transition avance sans précipitation, avec 70% de voitures thermiques et 30% d'hybrides sur la période. Ferrari continue donc d'écouler majoritairement des V8 et des V12, atmosphériques ou suralimentés. Tout en installant progressivement ses architectures électrifiées dans les habitudes d'une clientèle historiquement attachée au bruit et à la mécanique.
La personnalisation, elle, dépasse les 20% du chiffre d'affaires voitures et pièces détachées. Ce carnet plein s'explique aussi par un renouvellement de gamme particulièrement dense.
Plusieurs modèles montent actuellement en cadence, à commencer par la Ferrari Amalfi, la 849 Testarossa et les 296 Speciale et 296 Speciale A. Dans le même temps, d'autres tirent leur révérence. La 296 GTS, la Roma Spider ainsi que les SF90 XX et SF90 XX Spider quittent le catalogue.

La Luce, sujet sensible à Maranello

Les livraisons de la F80, l'hypercar vaisseau amiral de la marque, montent également en puissance, et les derniers clichés volés confirment qu'une variante découvrable certainement baptisée Aperta se prépare dans l'ombre.
Le Ferrari Purosangue s'est de son côté enrichi d'une option Handling Speciale, tandis que la 12Cilindri Manuale, dotée d'une transmission manuelle simulée avec sa grille apparente, affichait déjà complet le jour même de sa présentation. Autant de leviers qui alimentent une machine commerciale parfaitement huilée, capable d'entretenir la tension sur chaque segment de la gamme.
Sur la Luce, en revanche, Ferrari reste avare de commentaires. La marque se contente d'évoquer « un jalon dans notre histoire et un ajout au portefeuille produit ». Formule prudente pour un modèle dont le style peu conventionnel et la motorisation 100% électrique ont profondément divisé les puristes.
Les premiers signaux laissent pourtant penser que cette voiture contribuera positivement aux comptes. Exactement comme le Purosangue avant elle.

Le SUV, lui aussi accueilli avec méfiance par les traditionalistes, n'a jamais nui à l'image de la maison et pèse aujourd'hui lourd dans les volumes annuels. Benedetto Vigna, patron de Ferrari, revendique désormais « la gamme la plus complète de l'histoire » de la marque au Cheval Cabré. Une affirmation qui prend tout son sens avec l'arrivée simultanée d'un SUV et d'une électrique dans l'écurie. Les objectifs financiers fixés pour 2026 ont d'ailleurs été confirmés sans réserve.

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À propos de l’auteur
Hugo Quintal
Hugo Quintal
Passionné d'automobile depuis le plus jeune âge, je me suis spécialisé dans le journalisme auto lors de mes études. Mon truc à moi ? Les nouveautés, les technologies, la performance... Des passions dans la passion que j'ai découvertes en essayant tout ce qui roule sur cette planète. Quand je n'écris pas et que je ne suis pas derrière un volant... Je suis sur l'eau, en Kite ou en Wakeboard.
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