Violente décote pour cette Ferrari 296 GTB après seulement 83 kilomètres : pourquoi ?
Cette Ferrerai 296 GTB avec seulement 83 kilomètres au compteur a subi une impressionnante décote. Comment expliquer cela ?
Acheter une Ferrari ne garantit pas forcément de réaliser un bon investissement. Cette 296 GTB en apporte une démonstration assez spectaculaire. Malgré seulement 83 kilomètres au compteur, elle est proposée près de 150.000 euros moins cher que son prix neuf. Une décote vertigineuse qui s'explique notamment par une configuration aussi coûteuse que particulière.
Une Ferrari 296 GTB quasiment neuve
Difficile de véritablement parler de voiture
d'occasion avec un kilométrage aussi faible. Cette Ferrari 296 GTB,
actuellement proposée à la vente en
Allemagne, n'affiche que 83 kilomètres au compteur.
Immatriculée pour la première fois en mai 2024, elle avait coûté
exactement 437.640 euros neuve. Une somme très largement
supérieure au tarif de base d'une 296 GTB, qui tournait
autour de 270.000 euros.
La raison ? Son premier propriétaire n'avait visiblement pas fait
preuve de retenue au moment de parcourir le catalogue de
personnalisation Ferrari. Aujourd'hui, cette même voiture est
affichée à 288.890 euros. Malgré son kilométrage dérisoire,
elle a donc perdu près de 150.000 euros en seulement deux
ans.
Rapportée aux 83 kilomètres parcourus, la décote représente même près
de 2.000 euros par kilomètre ! Pour comprendre comment cette 296
GTB a pu atteindre plus de 437.000 euros à l'achat, il suffit de
regarder sa configuration.
La carrosserie adopte une teinte spéciale Azzurro Metallico,
accompagnée de plusieurs détails particulièrement
onéreux.
Les écussons Ferrari présents sur les ailes ne sont ainsi pas de simples badges. Ils sont directement peints sur la carrosserie. Une option facturée à elle seule 11.000 euros.
Les options : une perte sèche lors de la revente
Encore plus impressionnant, les bandes aux couleurs
du drapeau italien, elles aussi peintes, auraient coûté 23.000
euros. Rien que ces deux éléments représentent donc 34.000 euros.
À cela s'ajoutent environ 30.000 euros de pièces en
fibres de carbone sur cette 296
GTB.
L’habitacle poursuit cette configuration très personnelle avec des
sièges baquets en carbone habillés d'un mélange de cuir et
d'Alcantara gris et bleu, assorti à la couleur extérieure.
Malgré toutes ces options, aucune modification mécanique
particulière n'a été apportée à cette Ferrari.
La 296 GTB conserve donc son V6 2,9 litres bi-turbo associé à
un moteur électrique. L'ensemble développe 830 chevaux. De quoi
passer de 0 à 100 km/h en seulement 2,9 secondes, tandis que la
vitesse maximale atteint 330 km/h.
Des performances qui restent évidemment très sérieuses,
même si elles ne suffisent pas à préserver cette 296 GTB
d'une importante chute de valeur. Mais alors, pourquoi une telle
décote après seulement 83 km ?
Les Ferrari sur le marché de l’occasion
Le cas de cette Ferrari montre surtout que le
coût des options à l'achat ne se retrouve pas nécessairement lors
de la revente. La 296 GTB avait initialement connu une
période durant laquelle certains exemplaires s'échangeaient
au-dessus de leur prix catalogue. Désormais, les modèles d'occasion
sont plutôt revenus aux alentours du prix neuf de base.
Soit environ 270.000 à 300.000 euros.
Avec ses 288.890 euros réclamés, cette voiture ne se situe donc
finalement pas très loin des autres Ferrari 296 GTB
actuellement disponibles sur le marché allemand de
l’occasion.
Son problème semble plutôt venir de l'écart entre cette valeur
actuelle et la somme considérable dépensée par son premier
propriétaire pour la personnaliser. Sa combinaison de couleurs très
spécifique, ses éléments peints à plusieurs dizaines de milliers
d'euros et ses nombreuses pièces en carbone ont fait exploser la
facture neuve. Mais sans produire le même effet sur sa
valeur résiduelle.
Cette Ferrari 296 GTB reste donc exceptionnelle par sa configuration et surtout par
son état pratiquement neuf.
Mais avec près de 150.000 euros envolés en seulement 83 kilomètres, son premier propriétaire aura surtout découvert qu'en matière de supercars, les options les plus exclusives ne sont pas toujours les plus rentables.
















