Violente décote pour cette Ferrari 296 GTB après seulement 83 kilomètres : pourquoi ?

Publié le 15 septembre 2026 à 17:00
Violente décote pour cette Ferrari 296 GTB après seulement 83 kilomètres : pourquoi ?

Cette Ferrerai 296 GTB avec seulement 83 kilomètres au compteur a subi une impressionnante décote. Comment expliquer cela ?

Acheter une Ferrari ne garantit pas forcément de réaliser un bon investissement. Cette 296 GTB en apporte une démonstration assez spectaculaire. Malgré seulement 83 kilomètres au compteur, elle est proposée près de 150.000 euros moins cher que son prix neuf. Une décote vertigineuse qui s'explique notamment par une configuration aussi coûteuse que particulière.

Une Ferrari 296 GTB quasiment neuve

Difficile de véritablement parler de voiture d'occasion avec un kilométrage aussi faible. Cette Ferrari 296 GTB, actuellement proposée à la vente en Allemagne, n'affiche que 83 kilomètres au compteur.
Immatriculée pour la première fois en mai 2024, elle avait coûté exactement 437.640 euros neuve. Une somme très largement supérieure au tarif de base d'une 296 GTB, qui tournait autour de 270.000 euros.
La raison ? Son premier propriétaire n'avait visiblement pas fait preuve de retenue au moment de parcourir le catalogue de personnalisation Ferrari. Aujourd'hui, cette même voiture est affichée à 288.890 euros. Malgré son kilométrage dérisoire, elle a donc perdu près de 150.000 euros en seulement deux ans.
Rapportée aux 83 kilomètres parcourus, la décote représente même près de 2.000 euros par kilomètre ! Pour comprendre comment cette 296 GTB a pu atteindre plus de 437.000 euros à l'achat, il suffit de regarder sa configuration.
La carrosserie adopte une teinte spéciale Azzurro Metallico, accompagnée de plusieurs détails particulièrement onéreux.

Les écussons Ferrari présents sur les ailes ne sont ainsi pas de simples badges. Ils sont directement peints sur la carrosserie. Une option facturée à elle seule 11.000 euros.

Les options : une perte sèche lors de la revente

Encore plus impressionnant, les bandes aux couleurs du drapeau italien, elles aussi peintes, auraient coûté 23.000 euros. Rien que ces deux éléments représentent donc 34.000 euros. À cela s'ajoutent environ 30.000 euros de pièces en fibres de carbone sur cette 296 GTB.
L’habitacle poursuit cette configuration très personnelle avec des sièges baquets en carbone habillés d'un mélange de cuir et d'Alcantara gris et bleu, assorti à la couleur extérieure. Malgré toutes ces options, aucune modification mécanique particulière n'a été apportée à cette Ferrari.
La 296 GTB conserve donc son V6 2,9 litres bi-turbo associé à un moteur électrique. L'ensemble développe 830 chevaux. De quoi passer de 0 à 100 km/h en seulement 2,9 secondes, tandis que la vitesse maximale atteint 330 km/h.
Des performances qui restent évidemment très sérieuses, même si elles ne suffisent pas à préserver cette 296 GTB d'une importante chute de valeur. Mais alors, pourquoi une telle décote après seulement 83 km ?

Les Ferrari sur le marché de l’occasion

Le cas de cette Ferrari montre surtout que le coût des options à l'achat ne se retrouve pas nécessairement lors de la revente. La 296 GTB avait initialement connu une période durant laquelle certains exemplaires s'échangeaient au-dessus de leur prix catalogue. Désormais, les modèles d'occasion sont plutôt revenus aux alentours du prix neuf de base. Soit environ 270.000 à 300.000 euros.
Avec ses 288.890 euros réclamés, cette voiture ne se situe donc finalement pas très loin des autres Ferrari 296 GTB actuellement disponibles sur le marché allemand de l’occasion.
Son problème semble plutôt venir de l'écart entre cette valeur actuelle et la somme considérable dépensée par son premier propriétaire pour la personnaliser. Sa combinaison de couleurs très spécifique, ses éléments peints à plusieurs dizaines de milliers d'euros et ses nombreuses pièces en carbone ont fait exploser la facture neuve. Mais sans produire le même effet sur sa valeur résiduelle.
Cette Ferrari 296 GTB reste donc exceptionnelle par sa configuration et surtout par son état pratiquement neuf.

Mais avec près de 150.000 euros envolés en seulement 83 kilomètres, son premier propriétaire aura surtout découvert qu'en matière de supercars, les options les plus exclusives ne sont pas toujours les plus rentables.

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À propos de l’auteur
Hugo Quintal
Hugo Quintal
Passionné d'automobile depuis le plus jeune âge, je me suis spécialisé dans le journalisme auto lors de mes études. Mon truc à moi ? Les nouveautés, les technologies, la performance... Des passions dans la passion que j'ai découvertes en essayant tout ce qui roule sur cette planète. Quand je n'écris pas et que je ne suis pas derrière un volant... Je suis sur l'eau, en Kite ou en Wakeboard.
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