Ferrari Luce : le PDG assure que l’intérêt est déjà “très fort” malgré les critiques
Prix stratosphérique, design décrié : la nouvelle Ferrari Luce met le feu aux réseaux et fait plonger le titre. À Modène, Benedetto Vigna affirme que les clients, eux, répondent présents.
À Rome, la Ferrari Luce a enfin quitté les studios pour être dévoilée, avec un prix autour de 550 000 €. Très vite, les réseaux sociaux ont accusé cette berline de trahir l’ADN de la marque. Face à ce procès, le PDG Benedetto Vigna monte en première ligne pour défendre son nouveau modèle...
Ferrari Luce : un ajout à la gamme, pas la fin des moteurs thermiques
Deux jours plus tard, le 28 mai, à Modène, Benedetto Vigna se montre serein. Il assure que la Luce suscite un "vif intérêt" auprès des clients existants et de nouveaux acheteurs, évoque des virements bancaires reçus et promet des chiffres en juillet. Entre bad buzz, bourse chahutée et argent qui arrive, le contraste intrigue. La Luce se présente comme une supercar électrique ultra luxe : quatre moteurs, plus de 1 000 chevaux, un 0 à 100 km/h en 2,5 secondes. Benedetto Vigna martèle qu’elle ne signe pas la fin du thermique. Selon lui, ce modèle vient compléter la famille Ferrari, qui continuera de proposer moteurs essence et hybrides. Sur le tarif, le PDG ne recule pas. Commentant le prix élevé, Benedetto Vigna estime qu’il est "juste de payer pour l’innovation". La Luce cible des collectionneurs déjà habitués à dépenser plus d’un demi‑million d’euros pour une Ferrari très exclusive, avec des volumes annoncés comme volontairement limités plutôt qu’une diffusion de masse.
Ferrari Luce : Benedetto Vigna mise sur les virements plutôt que sur les tweets
À Rome, la présentation s’est faite lors de deux soirées privées devant 1 600 clients, avant l’ouverture des commandes le lendemain. "L’intérêt est vif, y compris de la part de nouveaux clients", assure Benedetto Vigna, qui ajoute : "Nous avons déjà reçu des virements bancaires, les clients qui étaient présents le souhaitent". Dans l’univers Ferrari, ces virements valent en général un engagement ferme. Le patron invite les sceptiques à voir la voiture en vrai. Il réfute les accusations de copie d’autres véhicules électriques : "Si vous la voyez et l’essayez, vous comprenez immédiatement qu’elle n’a pas été copiée et qu’elle n’a rien en commun avec les autres véhicules électriques que vous avez vus et qui sont produits par d’autres, que ce soit en termes d’intérieur, d’extérieur ou de performances". Les chiffres à venir préciseront la réalité de la demande. Selon des analystes financiers, la réaction boursière a été rapide : l’action Ferrari a perdu plus de 8 % à Milan le lendemain de la présentation, avant de se stabiliser puis de regagner 1,4 % le jeudi en milieu de journée. Certains y lisent surtout un doute sur l’appétit des ultra‑riches pour une berline électrique très chère, plus qu’un rejet de la marque.
En interne, la Luce sert de laboratoire pour habituer la clientèle à l’électrique, alors que les modèles actuels portent encore l’essentiel des résultats. Le design signé LoveFrom et Jony Ive, la silhouette cinq places pour un usage quotidien et l’acoustique spécifique visent une nouvelle génération de clients, en Chine comme dans la tech. Les carnets de commandes dévoilés dans les prochains mois diront quelle part de cette curiosité se transforme en ventes...
Source : Reuters














