Pontiac GTO, Chevelle, Challenger… ce manoir abandonné renferme une casse automobile hors du commun
Quand le youtubeur grayx pénètre sur cette propriété isolée, il tombe sur un manoir abandonné et une cour saturée de voitures de collection. Derrière ce décor, un héritage figé depuis des années.
Sur les images, on distingue d’abord un portail rouillé, puis un parc envahi de ronces. Au centre, un manoir abandonné, fenêtres sombres, et tout autour une mer de tôles : des dizaines de voitures de collection, certaines à moitié avalées par la végétation, d’autres encore reconnaissables comme de vraies muscle cars. Le youtubeur grayx a dévoilé ce décor digne d’un film, tout en gardant le lieu secret.
Derrière ce chaos figé se dessine l’histoire d’un ingénieur, passionné d’automobile, mort vers 2018. Depuis, personne n’a touché à sa cour transformée en casse privée, où s’alignent camions, bateaux et américaines. Beaucoup de ces autos ne valent presque plus rien, d’autres pourraient redevenir désirables, si quelqu’un acceptait d’y mettre du temps, de l’argent et de l’huile de coude.
Manoir abandonné : un jardin transformé en cimetière de voitures de collection
Le propriétaire avait peu à peu bâti sa propre casse automobile. Dans un coin, des camions militaires côtoient un énorme GMC 6500. Plus loin, un speed boat repose sur sa remorque à plat, coque décolorée. Autour du manoir, des berlines imposantes comme une Lincoln Town Car et une Mercedes W126 turbodiesel attendent un retour sur route qui n’arrivera sans doute jamais.
On tombe aussi sur une Buick Riviera de 1973, typique de l’époque Malaise, avec ses sièges baquets et sa console centrale, et sur une Corvette C4 moderne coincée entre deux arbres. Beaucoup de carrosseries posées à même la terre sont rongées, les intérieurs éventrés. Le site ressemble autant à une capsule temporelle qu’à un problème écologique, avec les fluides et les pneumatiques qui se dégradent en silence.

Pontiac GTO, Chevelle, Challenger : les muscle cars oubliées dans la cour
Au milieu de ce bric-à-brac, les vraies stars dorment à ciel ouvert. Trois Pontiac GTO de deuxième génération, produites entre 1968 et 1972, occupent une allée : deux coupés hardtop orange et bleu garés côte à côte, et un cabriolet isolé sous ce qui ressemble à un ancien carport. Or les versions découvrables ont représenté moins de 10 % de la production. Ce cabriolet reste ainsi rare même à l’état d’épave.
Plus loin, deux Chevrolet Chevelle de la même époque émergent à peine d’un tapis de feuilles. Elles sont trop attaquées pour qu’on devine leur année précise. Côté Mopar, un B-body de 1971, probablement une Plymouth Satellite, est recouvert de lierre. Un autre B-body plus ancien pourrait bien être un premier millésime de Road Runner. Un premier coup d’œil suffit pour reconnaître aussi une Dodge Challenger de 1970 ou 1971, silhouette emblématique posée de travers. La plupart exigeraient une reconstruction totale. Mais une Challenger bien motorisée ou une GTO cabriolet restent, sur le papier, des bases convoitées.
D’autres manoirs remplis de voitures classiques, même scénario d’abandon
Ce manoir n’est pas un cas isolé. D’autres passionnés d'urbex comme BigBankz, Silent Hills Explorations ou Stranger Media ont filmé des propriétés similaires. En Angleterre, un domaine laissé à l’abandon aligne des Pontiac Trans Am et des Ford Mustang, mélangées à des Saab et des Range Rover, sous la pluie. Au milieu, une Ferrari F355 Berlinetta rouille sous une bâche déchirée, image frappante d’un luxe figé.
Ailleurs, une Chevrolet Corvette C3 de 1977 est restée enfermée dans le garage d’un manoir déserté depuis 2017. Une BMW M5 E34 a également été retrouvée quasi intacte dans une demeure estimée à plus d’un million d’euros, quittée à la fin des années 2000. Dans ces histoires, les voitures font partie de la succession : sans héritier décidé ni titres à jour, impossible de les emporter légalement. La police britannique rappelle aussi aux fans d’urbex qu’ils doivent éviter les effractions et les dégradations. Résultat, beaucoup de ces autos restent coincées dans un entre-deux, trop chères à restaurer, trop compliquées à déplacer, et la nature gagne chaque année un peu plus de terrain.














