Mercedes-AMG Classe G (2024) : amputé de sa moitié arrière, il trouve quand même preneur

Publié le 1 août 2026 à 07:00
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Littéralement amputé de sa moitié arrière, un Mercedes-AMG Classe G (2024) vient d'être vendu aux enchères.

Sur les photos, on a presque envie de plisser les yeux pour comprendre. Sur Copart, la plateforme américaine d’enchères de véhicules accidentés, une Mercedes‑AMG G63 2024 verte, intérieur cuir beige, apparaît… littéralement coupée en deux. L’icône des SUV de luxe façon Classe G ne s’arrête plus au hayon, mais juste derrière les sièges avant...

Mercedes‑AMG G63 : coupée en deux

Le lot, immatriculé 54250516 et localisé à Houston, Texas, est officiellement classé en "vandalisme" avec titre non réparable. Sur le papier, sa valeur de détail est estimée à 163 014 dollars, soit autour de 150 000 €. Dans la réalité, seules les enchères pour cette moitié de Classe G ont grimpé autour de 22 000 dollars, environ 20 000 €. De quoi se demander ce que l’acheteur compte en faire. Ce G63 était, à la base, un vrai bijou de catalogue : V8 4,0 litres biturbo, châssis échelle body‑on‑frame et une allure carrée reconnaissable entre mille. Sauf qu’ici, la voiture s’arrête net derrière les portes avant. L’essieu arrière a disparu, tout comme le plancher, les panneaux de carrosserie arrière et une large partie du toit, découpé proprement. On a l’impression que quelqu’un a retiré la moitié arrière comme un module de Lego. Ce découpage "chirurgical" est justement facilité par l’architecture de la Classe G : la carrosserie repose sur un châssis séparé, sur lequel on peut greffer ou retirer de grosses sections. Sur ce lot de Houston, tout l’avant semble encore exploitable : bloc moteur et train avant, structure, ailes, pare‑chocs, ainsi que l’habitacle avant avec le tableau de bord numérique, le volant et les sièges en cuir beige. Vue de trois‑quarts avant, la voiture a presque l’air normale… jusqu’au vide sidérant derrière les sièges.

Mercedes‑AMG G63 : combien vaut la moitié d’une Mercedes‑AMG Classe G ?

Sur la fiche Copart, la valeur théorique de cette Mercedes‑Benz Classe G grimpe à un peu plus de 163 000 dollars, le tarif d’un G63 2024 neuf ou quasi neuf aux États‑Unis. Les enchères, elles, ont d’abord dépassé les 18 000 dollars avant de frôler les 22 000 dollars, soit entre 17 000 et 20 000 €. Pour une coque invendable sur route américaine et amputée de l’arrière, cela représente tout de même plus de 10 % de la valeur d’origine. Ce niveau s’explique par l’économie des pièces. Un V8 AMG 4,0 litres faible kilométrage peut déjà approcher, à lui seul, la barre des 20 000 dollars sur le marché de la pièce détachée. Autour, le train avant complet, la direction, les systèmes électroniques, les airbags, le mobilier intérieur, sans oublier les éléments de carrosserie encore intacts, pèsent lourd. Les professionnels venant chasser ce genre de lots sur Copart alimentent ensuite des réparations de Classe G accidentés, des préparations haut de gamme ou un marché gris très demandeur.
En regardant les photos, difficile d’imaginer un simple acte gratuit de vandales. Le retrait complet de l’essieu arrière, les coupes nettes dans le châssis et le toit laissent plutôt penser à un démontage méthodique pour récupérer des pièces rares. Dans la nomenclature Copart, la mention "vandalism" sert justement de catégorie fourre‑tout pour les véhicules dégradés ou dépouillés, une fois l’indemnisation versée par l’assureur. Pour l’acheteur, cela signifie souvent que la voiture a servi de gisement de pièces avant d’atterrir aux enchères.

Cette histoire rappelle aussi pourquoi les SUV de luxe comme la Classe G restent des cibles rêvées : prix catalogue stratosphérique, organes mécaniques surpuissants, plus de 500 ch et pièces facturées très cher au détail. Les réseaux sociaux se sont déjà amusés à imaginer l’avenir de ce demi Classe G : simulateur de conduite ultra‑réaliste, bar de garage, œuvre d’art roulante. De quoi donner aux propriétaires de Classe G une bonne raison d'investir dans un parking sécurisé, un traqueur et une vérification rigoureuse de l’historique avant tout achat...

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À propos de l’auteur
Lucas Brenot
Lucas Brenot
J’aime l’automobile pour ce qu’elle apporte concrètement : la sensation de conduite, le plaisir d’un moteur bien réglé, le soin apporté à un intérieur. J’ai grandi avec des voitures autour de moi, et c’est resté une vraie curiosité au quotidien.
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