Qui se souvient de ces 5 GTI devenues presque introuvables aujourd'hui ?

Publié le 1 août 2026 à 08:30
Qui se souvient de ces 5 GTI devenues presque introuvables aujourd'hui ?

Nées dans l’ombre de la Golf GTI, cinq compactes françaises et asiatiques ont pourtant marqué les années 80-90. Elles cachent encore aujourd’hui des atouts que seuls les initiés connaissent.

Quand on parle de GTI, beaucoup pensent spontanément à la Volkswagen Golf GTI. Dès 1975, sa petite voiture à injection de 112 ch a posé la recette de la compacte sportive, légère, vive et abordable. Pourtant, ces trois lettres, GTI pour Grand Tourisme Injection, ne sont pas réservées à Wolfsburg. Cinq compactes sportives ont brillamment joué ce rôle sans jamais porter le logo VW.

Au fil des années 80 et 90, Citroën, Peugeot, Nissan, Mitsubishi et même Proton ont collé ce badge sur des bombinettes souvent plus audacieuses que la Golf et bien plus rares. BX GTi 16s, 205 GTi, Pulsar GTI‑R, Colt GTi‑16, Satria GTi : cinq GTI compactes méconnues que l’on croise surtout dans les conversations de passionnés, rarement au coin de la rue.

Deux GTI françaises qui ne rougissent pas face à la Golf

Première surprise, la Citroën BX GTi, grande familiale très carrée produite de 1982 à 1994. En 1986, la GTi reçoit un 4 cylindres 1,9 litre à injection d’environ 122 ch et des trains roulants affûtés. Un an plus tard, la BX GTi 16 soupapes grimpe à 163 ch, signe un 0 à 100 km/h en 7,5 s tout en gardant la suspension hydropneumatique, mélange rare de confort et de performances.

Plus connue, la Peugeot 205 GTi surprend encore dès qu’on la conduit. Sortie en 1984 sur base de 205 trois portes, elle démarre avec un 1,6 litre de 105 ch puis passe en 1986 à un 1,9 litre de 130 ch. Amortisseurs raffermis, géométrie avant revue, quatre freins à disque : sur petites routes, cette puce légère semble plus vive qu’une Golf équivalente, même si son aura dépasse rarement le cercle des passionnés.

Trois GTI asiatiques au caractère bien trempé

Changement d’ambiance avec la Nissan Pulsar GTI‑R (Sunny GTI‑R en Europe). Lancée en 1990 pour l’homologation en rallye, cette trois portes compacte cache un 2,0 litres turbo SR20DET de 230 ch et la transmission intégrale ATTESA issue de la Skyline GT‑R. Le 0 à 100 km/h abattu en 5,4 s la place au niveau de vraies sportives, avec ailes bodybuildées et gros aileron, vraie mini GT‑R plus à l’aise en spéciale qu’au supermarché.

Plus discrète, la Mitsubishi Colt GTi‑16 cache sous sa robe sage un 4 cylindres 16 soupapes de 1,6 puis 1,8 litre, donné entre 126 et 142 ch selon les années. Le châssis très léger, la direction précise et le train avant accrocheur lui offrent un vrai tempérament de petite sportive. Sur la même base, Proton lancera en 1999 la Satria GTi avec moteur Mitsubishi 16 soupapes et châssis largement retouché par Lotus, identifié par le badge Handling by Lotus sur le hayon.

Ces GTI non Volkswagen aujourd’hui : pour qui, pour quoi ?

Sur le marché des youngtimers, ces GTI non Volkswagen restent des niches. En France, les 205 GTi et les BX GTi se trouvent encore, alors que Pulsar, Colt et Satria demandent souvent une importation et de la patience.

Pour qui veut une compacte sportive de caractère sans suivre la voie Golf, ce sont des options sérieuses. L’essentiel, avant de craquer, reste de vérifier la corrosion, les trains roulants et l'historique d’entretien, car sur ces GTI méconnues, la bonne affaire se joue surtout sur le passé de l’auto.

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