Occasion - Nissan Skyline GT-R (R33) : l’une des japonaises les plus mythiques est à vendre
Mise en vente au Royaume-Uni, cette Nissan Skyline GT-R R33 de seulement 26 000 miles attire déjà l'attention des collectionneurs. Son prix donne une idée de la valeur prise par le mythe japonais.
Tomber sur une Nissan Skyline GT‑R R33 à vendre, surtout en Europe, a un petit goût de chasse au trésor. Longtemps vue comme "l’enfant du milieu" entre R32 et R34, elle coche pourtant toutes les cases : moteur mythique, technologie de pointe des années 90 et vraie aura JDM. Un exemplaire britannique, dont l'annonce est ici, resté totalement d’origine avec 26 000 miles, est récemment apparu à près de 90 000 £, alors qu’il valait 50 000 £ neuf en 1998.
Nissan Skyline GT‑R (R33) : cote et rareté en 2026
Trouver une Nissan Skyline GT‑R R33 d'occasion n'est pas une mince affaire : production limitée, beaucoup d’autos modifiées ou fatiguées, et une demande qui explose. On peut encore trouver des voitures plus abordables, mais il faut savoir exactement où regarder, ce qui justifie un prix élevé… et ce qui doit au contraire t’alerter. La R33 GT‑R, codée BCNR33, a été produite à environ 16 600 exemplaires, dont près de 6 700 V‑Spec mieux dotées pour un usage sportif. Elle a aussi marqué l’histoire comme première Skyline GT‑R importée officiellement au Royaume‑Uni, avec 100 V‑Spec préparées par Middlehurst Motorsport, très recherchées aujourd’hui pour leur statut quasi "officiel" en Europe. Sur le marché mondial, les beaux exemplaires se négocient souvent entre l’équivalent de 40 000 et 80 000 € selon l’état, le kilométrage et la version, les autos totalement d’origine et peu kilométrées pouvant aller beaucoup plus haut. La hausse récente est nette : certaines R33 d'origine valent désormais presque le double de leur cote 2022, surtout quand elles affichent un historique limpide, une peinture d’origine et aucune préparation lourde.
Nissan Skyline GT‑R (R33) : que cache-t-elle vraiment ?
Sous le capot, la GT‑R R33 aligne le six cylindres biturbo RB26DETT de 2,6 l, officiellement limité à 280 ch, associé à une boîte manuelle 5 rapports. La transmission intégrale ATTESA E‑TS gère la répartition de couple, tandis que le système Super HICAS fait légèrement pivoter les roues arrière. Ce cocktail a permis à la R33 de signer un tour du Nürburgring en moins de huit minutes et d’aligner des préparations dépassant largement les 500, voire 1 000 ch. Ce pedigree a un revers en occasion. Beaucoup de RB26 ont vu la piste, le drift ou des augmentations de pression de turbo hasardeuses. Les points noirs connus sont le collier d’entraînement de pompe à huile, fragile à haut régime, les turbos céramique qui n’aiment ni la surpression ni les coupures brutales, et une corrosion sérieuse possible : longerons, planchers, tourelles d’amortisseurs, passages de roues arrière et fond de coffre méritent une inspection minutieuse, tout comme les faisceaux électriques et compteurs vieillissants. En occasion, une R33 "standard" bien entretenue reste déjà très désirable, la V‑Spec ajoutant une gestion d’ATTESA plus pointue et un châssis affûté, prisé des pistardes et des collectionneuses. Les séries limitées N1, LM Limited ou Nismo 400R sont rarissimes et se situent clairement dans une logique d’investissement, tout comme les 100 V‑Spec UK Middlehurst, souvent affichées avec une forte prime.
Avant de signer, mieux vaut vérifier le code de châssis BCNR33, l’authenticité éventuelle d’une V‑Spec, la cohérence du kilométrage avec les factures et les contrôles techniques, ainsi que la qualité des modifications si la voiture n’est plus d’origine. Un entretien fluide complet tourne autour de 350 à 400 £, avec vidange tous les 6 mois ou 5 000 km et distribution tous les 100 000 km environ. Pour une importation en France, il faut ajouter l’homologation, un contrôle technique pointilleux et une assurance adaptée à un véhicule de collection, surtout en conduite à droite.














