Ferrari n'imposera pas l'électrique à ceux qui veulent acheter un modèle d'exception !
L'électrique débarque chez Ferrari, mais la marque ne l’imposera pas à ceux qui veulent acheter des modèles plus rares.
Chez Ferrari, la stratégie est claire. L’électrique fera partie de l’avenir, mais jamais au détriment de la liberté des clients. Alors que la marque s’apprête à lever le voile sur sa toute première Ferrari 100% électrique, le message envoyé par Maranello se veut rassurant. Aucune obligation d’achat d’un modèle électrique pour accéder aux éditions les plus exclusives.
La Ferrari Luce déjà très attendue
Le premier modèle électrique de la marque, baptisé
Ferrari Luce, sera officiellement présenté le 25 mai 2026 à Rome. Une date
loin d’être anodine. Elle fait écho au 25 mai 1947, jour où
la mythique Ferrari 125 S remportait sa première victoire au Grand
Prix de Rome avec Franco Cortese.
Avant même l’ouverture des précommandes, prévue prochainement,
le PDG Benedetto Vigna évoque des
retours « très positifs ». Ferrari se montre confiante
quant à la capacité de la Luce à séduire. Sans avoir besoin de
recourir à des stratégies commerciales contraignantes.
Lors de la conférence téléphonique sur les résultats du
quatrième trimestre 2025, Vigna a été catégorique. «
Nous n’obligerons jamais nos clients à acheter une voiture
électrique pour accéder à un futur modèle d’exception. On ne peut
pas forcer un client à acquérir quelque chose qui ne lui plaît pas
».
Un message fort, à l’heure où certains constructeurs
privilégient leurs meilleurs clients selon des critères d’achat
précis.
Un plan produit ambitieux d’ici 2030
Ferrari affirme donc qu’un collectionneur pourra
toujours commander une future série limitée thermique. Qu’il
s’agisse d’une hypothétique supercar V12 ou d’un modèle dans
la lignée des Icona… Sans passer
par la case électrique.
La Luce ne sera qu’un élément d’une offensive plus large.
Ferrari prévoit 20 nouveaux modèles d’ici 2030, avec encore
quatre lancements prévus après la présentation de la
supercar électrique en mai 2026. Plusieurs pistes circulent
d’ailleurs. Une éventuelle Amalfi Spider, appelée à remplacer la
Roma Spider, une évolution du
Ferrari Purosangue, possiblement
dotée d’un moteur plus compact ou d’une hybridation
rechargeable, voire, une nouvelle création dans la série
ultra-exclusive Icona, succédant aux Monza SP1/SP2 et à la Ferrari
Daytona SP3. Mais aussi un
modèle radical taillé pour la piste.
Malgré ces projets, Ferrari affiche déjà un carnet de commandes
plein jusqu’à la fin 2027. Preuve que la demande reste
soutenue, indépendamment de la transition énergétique.
Le prix, nerf de la guerre chez Ferrari ou ailleurs
Reste une inconnue majeure : le tarif de la Luce.
En 2024, Reuters évoquait un prix supérieur à 500.000
euros, sans confirmation officielle. Benedetto Vigna a
simplement indiqué que le positionnement tarifaire serait dévoilé
après la présentation complète du modèle.
La Luce s’annonce comme l’un des modèles les plus discutés de
l’histoire moderne de Ferrari. Peut-être encore davantage que la
Purosangue à son lancement.
Si le SUV V12 a rapidement trouvé son
public, l’électrique représente un changement plus profond dans
l’ADN de la marque.
Mais Ferrari semble convaincue d’une chose. La passion ne se
décrète pas, elle se choisit. Et chez Maranello, l’électrique
viendra enrichir la gamme… Sans jamais remplacer le plaisir
thermique pour ceux qui le réclament encore. Pour faire
simple, même si Ferrari a pu par le passé imposer aux clients des
modèles spéciaux l’achats d’autres modèles… Ce ne sera pas
par l’électrique que cela passera à l’avenir. En revanche, il
faudra certainement toujours commencer par une Amalfi avant d’acheter une
296 Speciale.















