Ferrari préfère les boutons tactiles parce qu'ils coûtent deux fois moins cher !

Publié le 20 mars 2026 à 16:30
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Ferrari abandonne le tout tactile. La marque remet des boutons physiques… malgré un coût deux fois supérieur.

C’est un aveu rare dans l’industrie automobile. Ferrari reconnaît aujourd’hui que les boutons tactiles, largement adoptés ces dernières années, sont avant tout… Une solution économique. Et pourtant, la marque italienne fait machine arrière.

Une révolution à contre-courant dans l’automobile moderne

À Maranello, le choix est clair. Revenir aux commandes physiques, même si elles coûtent jusqu’à deux fois plus cher à produire. Une décision qui tranche avec la tendance actuelle du tout-écran.
Dans une interview, le PDG Benedetto Vigna a confirmé ce que beaucoup soupçonnaient : les surfaces tactiles sont bien moins coûteuses que les boutons traditionnels.
Selon lui, leur fabrication permet de réduire les coûts d’environ 50%. Un argument de poids pour les constructeurs, qui ont massivement adopté ces interfaces ces dernières années. Mais chez Ferrari, cette logique purement économique ne suffit plus. Le dirigeant va même plus loin en affirmant que « Le bouton tactile est un dispositif conçu à l’avantage du fournisseur ».
Autrement dit, si les constructeurs ont poussé cette technologie, ce n’est pas forcément pour améliorer l’expérience utilisateur, mais bien pour optimiser leurs marges.
Face aux critiques des clients, Ferrari a décidé de corriger le tir. Elle va remettre de vrais boutons.

Une question d’identité

La marque propose désormais une mise à niveau pour certains modèles récents, comme le Purosangue ou la 12Cilindri, afin de remplacer les commandes tactiles du volant par de vrais boutons.
Les nouveaux modèles adoptent également cette philosophie, avec une présence accrue de commandes physiques dans l’habitacle. Pour Ferrari, ce retour n’est pas seulement fonctionnel. Il s’agit aussi de préserver une identité forte. Benedetto Vigna insiste : « Nous ne voulons pas produire des voitures qui se ressemblent toutes ».
Dans un univers automobile de plus en plus standardisé, Ferrari cherche à se différencier par une expérience plus sensorielle et plus exclusive. Les boutons physiques offrent un avantage simple mais essentiel. Ils permettent une utilisation intuitive, sans quitter la route des yeux.
Contrairement aux surfaces tactiles, souvent sensibles et peu précises, ils garantissent une interaction directe, rapide et fiable. Ferrari remet ainsi en question une tendance forte : celle des habitacles dominés par les écrans.

Le futur électrique de Ferrari déjà concerné

Pour la marque, une voiture – même électrique – ne doit pas se transformer en gadget numérique. Les fonctions essentielles, comme la climatisation ou les sièges chauffants, doivent rester accessibles immédiatement.
Ce retour aux boutons physiques se retrouvera également dans les futurs modèles, y compris électriques. La prochaine Ferrari Luce, premier modèle 100% électrique de la marque, en sera l’illustration.
Développée avec le collectif LoveFrom, fondé par Jony Ive (ex-Apple), elle combinera interfaces numériques et commandes physiques dédiées. Cette approche a un prix. La Luce devrait dépasser les 500.000 dollars, en partie à cause de ces choix techniques et artisanaux.
Mais pour Ferrari, l’objectif est clair. Privilégier l’expérience utilisateur, même au détriment des coûts. Ferrari n’est pas un cas isolé. Plusieurs marques commencent à revenir sur le tout tactile.
Volkswagen réintroduit progressivement des boutons physiques. Hyundai, Kia et Toyota limitent l’usage excessif des écrans.

À l’inverse, certains constructeurs premium comme BMW ou Mercedes persistent dans une approche minimaliste, parfois critiquée par les utilisateurs. En assumant un surcoût important pour réintroduire des commandes physiques, Ferrari envoie un message fort : l’innovation ne doit pas se faire au détriment de l’expérience.
Dans un monde automobile de plus en plus digitalisé, le simple bouton pourrait bien redevenir un symbole… De luxe et de bon sens.

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À propos de l’auteur
Hugo Quintal
Hugo Quintal
Passionné d'automobile depuis le plus jeune âge, je me suis spécialisé dans le journalisme auto lors de mes études. Mon truc à moi ? Les nouveautés, les technologies, la performance... Des passions dans la passion que j'ai découvertes en essayant tout ce qui roule sur cette planète. Quand je n'écris pas et que je ne suis pas derrière un volant... Je suis sur l'eau, en Kite ou en Wakeboard.
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