Il imprime une Porsche GT3 en 3D depuis chez lui, le vrai coût risque de vous choquer

Publié le 7 mars 2026 à 17:00
porsche gt3

Dans son garage, le YouTuber Mike Lake imprime en 3D une Porsche GT3 taille réelle sur base de Boxster 986. Derrière les 62 kg de plastique, la facture réelle réserve quelques surprises.

Imprimer pièce par pièce une Porsche GT3 imprimée en 3D taille réelle, puis l’assembler dans son garage : c’est le pari un peu fou du YouTuber Mike Lake, fan de mécanique et de bidouille. Sur sa chaîne, on le voit transformer une voiture existante en copie d’une 992 GT3, avec un look très proche de la vraie.

Derrière les images spectaculaires, une question revient sans cesse chez les passionnés : combien coûte vraiment tout ce plastique imprimé pour habiller une voiture complète ? Lake a justement détaillé ses chiffres, en se concentrant sur la carrosserie et les pièces extérieures. Les montants sont très loin des tarifs pratiqués par Porsche.

Une Porsche GT3 imprimée en 3D sur base de Boxster

Le projet part d’une Porsche Boxster 986 achetée autour de 13 000 dollars, soit un peu plus de 12 000 € selon les cours récents. Mike Lake s’en sert comme base roulante, qu’il recouvre de panneaux imprimés pour lui donner la silhouette d’une GT3 moderne. Il travaille avec des imprimantes 3D grand public, du type Elegoo Neptune 4 Pro facturées environ 549 AUD, soit à peu près 330 € l’unité.

Pour la carrosserie, il utilise un filament PETG, robuste et adapté aux grosses pièces. Chaque kilo lui revient à environ 22 AUD (autour de 13 €). Important : son calcul ne prend en compte que ce filament pour les panneaux et appendices extérieurs, pas la suspension, les roues, l’électronique ou la mécanique. Il suit tout dans un tableau : quantité de matière, durée d’impression, coût estimé.

Le prix des pare-chocs, ailes et aileron de la GT3 imprimée

Certains éléments demandent un temps fou, mais peu d’argent. Le pare-chocs avant est composé de 61 morceaux, a nécessité 381 heures d’impression et 10,5 kg de plastique. Résultat : 231 AUD de matière, soit environ 140 €. Chaque aile avant demande 55 heures, 1,9 kg de filament et coûte autour de 42 AUD, donc près de 25 € par côté. Le capot, lui, nécessite 44 pièces, 5,2 kg de PETG et tourne autour de 114 AUD, un peu plus de 70 €.

À l’arrière, la facture reste modeste. Les ailes arrière réclament chacune des dizaines de segments, tandis que le pare-chocs arrière consomme 7,5 kg de plastique, 288 heures d’impression et 165 AUD, soit environ 100 €. L’aileron géant, imprimé en 26 morceaux sur 195 heures, pèse 5,5 kg et revient à 121 AUD, autour de 75 €. À comparer avec un pare-chocs officiel de GT3 affiché près de 19 000 AUD, soit plus de 11 000 €.

Le coût global de la Porsche GT3 imprimée en 3D de Mike Lake

Au total, la carrosserie compte 477 pièces, pour 62 kg de filament et presque 2 000 heures d’impression. La matière aurait coûté 1 373 AUD (environ 830 €) si tout s’était bien passé. En réalité, Lake a eu environ 7 kg de ratés, soit 154 AUD de déchets supplémentaires. La facture plastique tourne donc autour de 1 527 AUD, à peine 900 € pour l’ensemble du kit carrosserie.

Rien que la voiture donneuse et les imprimantes représentent déjà plusieurs milliers d’euros, sans compter l’électricité, les colles, le mastic, la peinture ou les heures de montage. Un détail rassure certains curieux : des avions Airbus volent déjà avec des pièces imprimées en 3D. Reste que, pour un passionné, ce genre de projet mélange surtout plaisir de fabriquer et curiosité technique, bien plus que simple recherche d’une Porsche “pas chère”.

Nos marques populaires Voir tout

Sport Auto