Les riches s'enrichissent : Lamborghini bat un nouveau record de ventes en 2025
Lamborghini bat un nouveau record de ventes en 2025. Comme quoi, les super-sportives sont toujours "bankables".
Plus d’électrification, plus de modèles… Et toujours plus de clients. En 2025, Lamborghini a explosé son propre record de livraisons. Voilà qui semble indiquer que les personnes les plus riches n’ont pas de problème d’argent.
De 3 800 à presque 11.000 voitures : la courbe folle de Lamborghini
Si certains pensaient que les riches se
détourneraient des V12 hybrides, ils se sont
trompés. En 2025, Lamborghini a livré 10.747 voitures dans
le monde, un nouveau sommet historique pour la marque de Sant'Agata Bolognese. La firme
italienne continue de surfer sur la vague du luxe sportif, sans le
moindre coup de frein.
En 2017, la marque livrait à peine 3.800 voitures. Huit ans
plus tard, ce chiffre a été multiplié par trois, sans même
bénéficier encore de l’effet « Temerario » —
la remplaçante de l’Huracan n’a été révélée qu’en août 2024, et les
premières livraisons ont débuté ce mois-ci.
Malgré cela, Lamborghini a encore progressé de 6% par
rapport à 2024 (10.112 unités). La Temerario, avec son
nouveau V8 électrifié, connaît un démarrage canon. Les carnets de
commandes sont déjà pleins pour au moins un an. Pas mal pour une
supercar qui dit adieu au V10 mythique de l’Huracan. Sans
surprise, le best-seller reste probablement l’Urus, aujourd’hui
uniquement proposé en version hybride rechargeable.
Des modèles qui marchent mieux que d’autres
Lamborghini ne détaille pas les ventes par modèle.
Mais le SUV pèse très lourd dans la balance. En 2025, la
région EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique) est restée
numéro un avec 4.650 véhicules livrés, suivie par les Amériques
(3.347 unités) et la zone Asie-Pacifique (2.750 unités).
Et ce n’est pas fini. La Lamborghini Revuelto Roadster devrait
bientôt faire son apparition, accompagnée d’éditions
limitées comme la Fenomeno, déjà sold-out avec ses 1.065
chevaux.
Côté nouveautés, le futur s’électrifie, mais sans renier la
combustion. L’Urus de deuxième génération,
attendu pour 2029, ne sera finalement pas 100% électrique
comme prévu. Il conservera un moteur thermique, épaulé par
l’électrique.
Même incertitude pour la futur Lanzador, la GT
2+2 électrique. Initialement prévue pour 2028, son
lancement est repoussé à 2029. Et elle pourrait finalement
adopter une motorisation hybride rechargeable. Voilà alors une
réponse à la baisse de l’appétit pour les électriques très haut de
gamme.
Lamborghini ne faiblit pas
Quant à la Temerario propulsion,
évoquée par le patron technique Rouven Mohr, elle arrivera
plus tard. L’usine est saturée, et les versions dérivées
attendront 2026 au plus tôt.
Lamborghini ne fait pas semblant. Malgré la fin du V10, les contraintes
environnementales et la montée des prix, la marque
italienne continue de casser ses records de ventes.
Le style reste spectaculaire, les performances sont là, et
l’électrification — bien que redoutée — est digérée avec
panache. Il ne manque qu’une chose : un vrai modèle
d’accès, façon R8 ou baby Lamborghini,
pour capter les puristes orphelins de sensations simples. Mais à
10.000 voitures par an, pourquoi changer une formule qui gagne
?
D’autant qu’augmenter les volumes de manière trop
importantes pourrait effrayer les clients. En effet, un
peu à la manière de Ferrari, Lamborghini pourrait volontairement
contrôler le nombres de ventes annuelles. De
peur que les clients ne se sentent plus aussi privilégiés.
Quoiqu’il en soit, dépasser la barre des 10.000 exemplaires
par an est déjà spectaculaire.
Preuve que les riches continuent de s’enrichir… Et donc de consommer.















