DENZA Z : la supercar électrique qui descend sous les 2 secondes et se recharge en 9 minutes

Publié le 9 juillet 2026 à 11:30
Denza Z : elle arrive avec 1600 ch... mais 2200 kg sur la balance

Denza lâche sa première supercar électrique à Goodwood. 1.604 chevaux, moins de 2 secondes au 0 à 100 km/h et une recharge à 97 % en 9 minutes.

Goodwood aura vu débarquer son lot de nouveautés cette année. Mais peu auront fait autant de bruit que la Denza Z. La marque premium du groupe BYD a choisi le mythique Festival of Speed, du 9 au 12 juillet 2026, pour dévoiler sa toute première supercar, présentée sur scène par Stella Li, vice-présidente exécutive de BYD. Mais aussi Jenson Button, ancien champion du monde de F1. Trois carrosseries sont déjà au programme, Coupé, Spider et Racing. Et une édition spéciale s'apprête à viser cet automne un chrono de référence sur la Nordschleife. De quoi donner le ton.

1.604 chevaux, trois moteurs, et une avalanche de couple

Sous la carrosserie, la Z repose sur la plateforme maison « e³ Sports Car » et embarque trois moteurs électriques. Un à l'avant, un par roue à l'arrière. Verdict sur la balance : 1.604 chevaux et 1 240 Nm de couple cumulés, quelle que soit la version choisie.
>Sur le Coupé, ça se traduit par un 0 à 100 km/h en 2,25 secondes et une vitesse de pointe de 300 km/h. Sur la version Racing chaussée de pneus semi-slicks en option, le chrono passe carrément sous la barre des deux secondes. 1,96 seconde exactement, avec une pointe repoussée à 350 km/h.
Et il y a encore plus fort. L'édition spéciale, dopée par une gestion thermique poussée à l’extrême, dépasse les 2 000 chevaux de puissance système et abattrait le 0 à 100 km/h en moins de 1,7 seconde. À ce niveau-là, on ne parle plus vraiment d’accélération. Mais de catapultage !
Les deux moteurs arrière logent dans ce que Denza revendique comme le premier bloc électrique 15-en-1 au monde. Moteurs, réducteurs, chargeur embarqué, convertisseur DC-DC et unités de contrôle regroupés dans un seul ensemble, capable de grimper à 30 000 tr/min.

BYD sort le grand-jeu avec Denza

Au-dessus de tout ça, un système de contrôle vectoriel du couple conçu pour la piste pilote freinage, suspension et direction. Cela, avec un temps de réaction de seulement 10 millisecondes. Cette réactivité permet alors à la Z un tour de passe-passe qui devrait faire son effet en configuration. Le « virage boussole », où la voiture pivote littéralement sur son train arrière en utilisant les roues avant comme pivot. Sur le papier, ça ressemble presque à de la triche.
Cette débauche de puissance s'appuie donc sur une suspension maison Denza. Celle-ci est nommée DiSus-M à fluide magnétorhéologique. Une première sur la plateforme e³. Double triangulation à l'avant, multibras à l'arrière, ressorts pneumatiques sur Coupé et Spider, ressorts hélicoïdaux sur la Racing. Cela, pour un caractère alors plus radical.
Les freins suivent le même cahier des charges. Disques carbone-céramique perforés sur les quatre versions, étriers fixes à six pistons à l'avant et quatre à l'arrière, pour environ 30 kg de masse non suspendue économisée et une durée de vie annoncée jusqu'à 300 000 km.

Une supercar Denza mais fonctionnelle ?

Côté gabarit, la Denza Z Coupé et le Spider mesurent 4 780 mm. Ce qui en fait la Denza la plus compacte vendue en Europe à ce jour, avec un empattement de 2 780 mm. Ce dernier autorise quatre vraies places à bord, une rareté sur ce genre de machine.
Le coffre plafonne à 250 litres sur les modèles Coupé et Racing, 550 litres banquette rabattue. La Racing pousse le curseur aéro plus loin encore, avec une prise d'air avant redessinée. Mais aussi un refroidissement multi-conduits qui gagne 50% d'efficacité sur les moteurs. Et même 32% sur les disques de frein. Le tout alors complété par un splitter carbone, des générateurs de vortex et un aileron réglable sur trois positions en option.
Bref, de quoi générer jusqu'à 1 060 kg d'appui à 350 km/h… Pour une longueur qui grimpe alors à 4 870 mm. Ses places arrière peuvent même céder la place à un arceau et une garniture carbone, pour les amateurs de sorties circuit assumées.
>L'édition spéciale de la Denza referme la marche avec une carrosserie composite bicouche, des panneaux 100% carbone et un système actif de réduction de traînée.

Neuf minutes pour repartir : la promesse qui change tout pour la Z

Reste l'argument qui pourrait bien peser le plus lourd face aux supercars thermiques. La recharge. Toutes les versions embarquent une batterie BYD Blade de seconde génération de 76 kWh, intégrée directement au châssis via la technologie Cell-to-Body. Elle est 20% plus compacte qu'une architecture en pack classique et contribue alors à une rigidité en torsion supérieure à 40 000 Nm par degré pour la caisse acier-aluminium.
Côté autonomie : Denza annonce 410 km pour le Coupé, 400 km pour le Spider, 380 km pour la Racing. Mais le vrai argument, c'est la technologie FLASH Charging de Denza qui délivre jusqu'à 1 500 kW via un seul connecteur. Ainis, on parle d’un 10 à 70 % en cinq minutes, 10 à 97 % en neuf minutes, et même 20 à 97 % en douze minutes à -30°C.
De quoi recharger une supercar électrique Denza presque aussi vite qu'on fait le plein d'essence. Cette prouesse repose sur un nouveau système de transport ionique associant cathode à architecture calibrée, électrolyte optimisé par intelligence artificielle et anode pensée pour accélérer l'insertion du lithium.

La batterie a d'ailleurs subi un test inédit combinant charge FLASH et pénétration par clou, sans le moindre emballement thermique, fumée ou feu. Y compris après 500 cycles de charge rapide, avec une dégradation de capacité limitée à 2,5% par rapport à la Blade Battery d’origine.

Avec la Z, DENZA affirme livrer la première supercar électrique dont on peut exploiter tout le potentiel sans craindre ni l'autonomie, ni le temps de recharge. Reste un dernier détail à trancher, et pas des moindres. Quel chrono l'édition spéciale ira-t-elle chercher sur la Nordschleife cet automne ?

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À propos de l’auteur
Hugo Quintal
Hugo Quintal
Passionné d'automobile depuis le plus jeune âge, je me suis spécialisé dans le journalisme auto lors de mes études. Mon truc à moi ? Les nouveautés, les technologies, la performance... Des passions dans la passion que j'ai découvertes en essayant tout ce qui roule sur cette planète. Quand je n'écris pas et que je ne suis pas derrière un volant... Je suis sur l'eau, en Kite ou en Wakeboard.
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