On sait enfin comment s'appellera la BMW M3 électrique !
BMW tranche enfin : sa première M3 électrique ne s'appellera pas iM3. Frank van Meel a confirmé que la sportive conservera le badge M3, comme la thermique.
Le suspense aura duré des mois. Depuis que BMW M a officialisé le développement d'une version 100% électrique de sa berline sportive, une question agitait les passionnés. Porterait-elle le préfixe « i » cher aux modèles zéro émission de la marque ? La réponse est tombée au Festival of Speed de Goodwood, et elle va rassurer les puristes.
Pas de iM3 : le badge mythique M3 survit à l'électrification
C'est Frank van Meel, le patron de BMW M, qui a mis
fin aux spéculations lors du rendez-vous britannique, dans des
propos rapportés par nos confrères d'Auto Express. La
première M3 à batteries s'appellera tout simplement M3. Rien
d'anodin dans ce choix.
Si Munich avait appliqué la logique de nomenclature en vigueur sur
ses électriques dérivées des Série 3 ou Série 5, la sportive aurait
logiquement hérité du badge iM3.
En écartant cette option, BMW envoie ainsi un signal clair.
Sa berline électrique ne constitue pas une branche à part
de la famille. Mais bien une héritière à part entière de
la lignée lancée en 1986. Elle sera
d'ailleurs commercialisée aux côtés de la prochaine M3 thermique,
les deux se partageant le même statut de successeur
légitime.
Pour la firme bavaroise, ce qui définit une M3 dépasse largement la
question de sa source d'énergie. Un pari audacieux, mais
assumé jusque dans le nom. Reste à savoir si cela plaira
aux plus puristes des « Béhèmistes ».
Jusqu'à 1.350 chevaux en théorie, mais la précision avant tout
Sur le papier, cette M3 électrique s'annonce comme la
plus puissante de l'histoire du modèle. Son architecture à quatre
moteurs peut théoriquement approcher les 1.350 chevaux. Soit
1 mégawatt de puissance. Les versions de série resteront bien en
deçà de ce chiffre.
Mais même une valeur d'entrée de gamme estimée autour de 700 ch
suffirait à surclasser confortablement toutes les M3 précédentes.
BMW M refuse pourtant de se laisser enfermer dans la course
aux chevaux. Christian Karg, responsable de la dynamique
véhicule du groupe BMW, l'a expliqué sans détour à Auto Express.
« Ce n'est pas une question de puissance. Ça fait partie du
jeu, mais la précision des voitures M, c'est ça qui est unique
».
Une philosophie qui place le comportement routier et le ressenti au
volant au cœur du cahier des charges. Là où beaucoup de sportives
électriques se contentent d'aligner les kilowatts. Mais
cette fois, c’est une BMW ! Autant dire que la clientèle ne
laissera rien passer. Et elle a surtout de grosses
attentes.
Deux M3 jumelles, deux plateformes différentes
Le style de la future berline a déjà été
esquissé par le spectaculaire M Concept Neue Klasse, dévoilé
au Mans en juin avant de reprendre la pose à Goodwood ce
mois-ci. Le show-car reprend la silhouette anguleuse de la i3
berline présentée l'an dernier et attendue en concession cet
automne. Avec notamment une garde au sol abaissée, des ailes
nettement élargies, une écope de capot déjà aperçue sur les
prototypes de M3, un becquet de coffre fendu et un imposant
diffuseur.
Détail intrigant : ses feux diurnes jaunes pourraient devenir une
signature des futurs modèles M. Bonne nouvelle
pour les inconditionnels du 6 cylindres, une M3 essence à
hybridation légère reste au programme. Elle reposera sur
une plateforme CLAR actualisée, quand l'électrique exploitera
l'architecture Neue Klasse.
Malgré ces bases techniques distinctes, les deux voitures
afficheront un physique quasi identique. En conservant son
appellation historique, la M3 électrique hérite d'un patrimoine
autant que d'un défi. Prouver qu'un badge forgé sur
quarante ans de moteurs thermiques peut survivre au passage aux
batteries.
Réponse sur la route, probablement à l'horizon 2027. Les quatre moteurs sauront-ils faire oublier le six cylindres ?















