Nouveau BMW X5 : il va bien avoir un V8 100% thermique sous son capot d'ici quelques temps
BMW confirme un V8 bi-turbo 4,4 litres pour le nouveau X5, à contre-courant de l'hybridation généralisée. Puissance, positionnement : le point complet.
Le nouveau X5 troque sa silhouette pour le langage Neue Klasse, mais Munich ne touche pas à ses fondamentaux mécaniques pour autant. BMW vient de confirmer qu'une version M Performance à moteur V8 rejoindra la gamme dès l'an prochain, avec une mise en production calée sur mars 2027. De quoi rassurer les amateurs qui redoutaient de voir le huit-cylindres disparaître au profit du tout-électrifié.
BMW donne un V8 au X5
C'est officiel : le nouveau X5, pourtant redessiné
selon les codes de la Neue Klasse, conservera un vrai
V8 pour sa déclinaison M Performance. Cette version devrait
reprendre l'appellation X5 M60, en lieu et place de
l'actuel X5 M60i. Et sa production démarrera en mars 2027 selon BMW
Blog.
Le bloc en question : un 4,4 litres bi-turbo maison. Le
S68, déjà connu des amateurs de la marque pour équiper plusieurs
modèles M Performance du catalogue. Cette confirmation tranche avec
la tendance de fond observée ailleurs dans la gamme. Ailleurs,
les 6 cylindres hybrides grignotent
peu à peu le territoire des huit-cylindres purs.
Le bruit, la montée en régime et la sonorité d'un V8 bi-turbo n'ont
toujours pas trouvé d'équivalent électrifié convaincant. Et Munich
semble l'avoir bien compris. Dans son ancienne mouture,
sous le capot du X5 M60i, ce V8 bi-turbo développait 530
chevaux. Contrairement à certaines lectures qui ont
circulé, ce nouveau bloc ne sera pas dénué de toute assistance
électrique.
Selon les informations de BMW Blog, il devrait profiter d'un système micro-hybride 48 volts, sans pour autant embarquer de grosse batterie de traction.
Pas d’hybridation rechargeable, peut-on y croire ?
L'objectif de Munich est clair : préserver le
caractère propre à un V8 essence, loin de la logique
hybride rechargeable qui équipe déjà le X5 M60e. Ou même
la BMW M5 de dernière génération. Une
nuance qui mérite d'être posée, tant les premières annonces autour
du modèle laissaient entendre une motorisation totalement dépourvue
d'électrification.
>Le S68 conserve ainsi son statut de valeur sûre chez BMW M,
apprécié pour sa livraison de couple immédiate et sa
sonorité rauque. Deux qualités qui ont fait sa réputation
depuis son apparition sur plusieurs modèles de la marque.
Reste l'inconnue de la puissance. D'après BMW Blog, le futur X5 M60 pourrait voir sa cavalerie grimper sensiblement par rapport aux 530 chevaux de son prédécesseur. Au point de s'approcher des chiffres du X5 M60e : 610 chevaux et 800 Nm de couple. Une étrange symétrie s'installerait alors entre les deux versions les plus musclées du X5, hors segment M. Chacune atteignant ainsi un niveau de performance comparable, mais par une voie radicalement différente.
Le X5 M va exister en thermique et en électrique
Le bi-turbo V8 d'un côté, le 6 cylindres hybride
rechargeable de l'autre. Pour rappel, le X5 M60e associe un trois litres
turbocompressé à un moteur électrique et une batterie de
26,5 kWh, pour un poids annoncé de 2.640 kilos et un 0 à 100 km/h
abattu en 4,5 secondes.
>Le V8 sera sans doute moins frugal à la pompe, mais il
promet en retour une sonorité et une réponse mécanique que
l'hybridation peine encore à reproduire. Ce V8 revigoré ne
sera pourtant pas la version la plus puissante du nouveau X5.
Munich prépare également un authentique X5 M, qui coiffera la gamme
et se déclinera en deux variantes bien distinctes. Une version V8
hybride rechargeable et une déclinaison 100% électrique.
La mouture thermique s'inspirerait de l'architecture déjà
employée sur l'actuelle M5,
forte de 727 chevaux. Cette marge de progression confortable,
offerte par le futur X5 M, laisse
justement à BMW toute la latitude nécessaire pour muscler
discrètement le X5 M60. Et cela, sans empiéter pour autant sur le
territoire de son grand frère. Une hiérarchie bien connue chez les
Munichois. Là où chaque échelon de la gamme M doit conserver un
écart de performance suffisant pour justifier son
positionnement.
Le nouveau X5 illustre ainsi en tout cas une stratégie assumée. Multiplier les motorisations plutôt que trancher entre thermique et électrique. V8 biturbo, hybride rechargeable, tout électrique, la nouvelle génération veut cocher toutes les cases sans perdre un seul client en chemin. Reste à savoir si cette diversité mécanique tiendra sur la durée. Ou si la réglementation européenne finira, comme souvent, par imposer ses propres arbitrages.















