Mercedes-AMG GLE et GLS 63 : les mastodontes passent au nouveau V8 maison (+images)
Les Mercedes-AMG GLE 63 S et GLS 63 reçoivent le nouveau V8 bi-turbo à vilebrequin plat. 612 chevaux, 850 Nm, micro-hybridation 48 V.
À peine trois mois après le restylage des GLE, GLE Coupé et GLS, Mercedes-AMG dégaine les versions les plus radicales. Les GLE 63 S et GLS 63 millésime 2027 troquent leur ancien moteur contre un V8 inédit à vilebrequin plat. Même puissance affichée, mais une mécanique repensée de fond en comble.
Un nouveau V8 à vilebrequin plat sous le capot des GLE 63 S et GLS 63
Le cœur de cette mise à jour s'appelle M177 EVO. Ce
V8 4.0 litres bi-turbo de 3.982 cm³, étrenné sur la dernière
Classe S, adopte un
vilebrequin plat censé alléger les masses en rotation et affûter la
réponse.
Sur le papier, la puissance ne bouge pas : 612 chevaux, exactement
comme le bloc qu'il remplace, disponibles entre 5.500 et 6.100
tr/min. Le couple grimpe à 850 Nm, servi sur une large
plage allant de 2.500 à 4.500 tr/min. Mais l'intérêt se
niche dans les détails.
Mercedes-AMG annonce un rendement supérieur grâce à un arbre à
cames d'admission revu. Mais aussi un système d'injection
retravaillé et un filtre à particules désormais monté de série sur
tous les marchés. Le vilebrequin plat, lui, promet
une montée en régime plus vive et une sonorité différente, plus
proche de l'univers des supercars que du grondement grave habituel
des V8 AMG.
À ce bloc s'ajoute une micro-hybridation 48 volts,
avec un alterno-démarreur intégré qui délivre un renfort de 23
chevaux et 205 Nm. De quoi gommer les temps morts à l'accélération
et récupérer un peu d'énergie au freinage.
Des performances de sportive pour près de 2,5 tonnes
La transmission est confiée à la boîte Mercedes-AMG
Speedshift TCT à neuf rapports, associée à la transmission
intégrale 4Matic+ à répartition du couple entièrement variable.
Malgré leur gabarit de paquebot, ces deux SUV affichent des
chronos qui feraient pâlir bien des coupés. Le GLE 63 S
abat le 0 à 100 km/h en 3,9 secondes, tandis que le GLS 63, plus imposant et plus
lourd, réclame 4,2 secondes pour le même exercice.
Les deux mastodontes culminent à 280 km/h, vitesse bridée
électroniquement. Pour encaisser de telles performances,
Mercedes-AMG a soigné le châssis. La suspension pneumatique Ride
Control+ à amortissement adaptatif propose plusieurs modes de
conduite, dont un réglage Trail qui rehausse la garde au
sol de 5,6 cm pour s'aventurer hors des sentiers
battus. Même si peu de propriétaires quitteront un
jour le bitume.
À l'inverse, les modes Sport, Sport+ et Comfort abaissent
la caisse d'environ un centimètre pour gagner en
stabilité. Le dispositif Mercedes-AMG Active Ride Control
vient limiter les mouvements de caisse.
Il est ainsi épaulé par une répartition variable du couple et un différentiel arrière à glissement limité piloté électroniquement. L'objectif est clair : faire oublier la masse et le centre de gravité élevé pour offrir un comportement digne d'une vraie Mercedes-AMG. Y compris quand le rythme grimpe.
Des retouches esthétiques mesurées pour les GLE 63 S et GLS 63
Côté style, Mercedes-AMG a opté pour la sobriété
plutôt que la démonstration. Les évolutions restent discrètes par
rapport à certains modèles plus tape-à-l'œil de la gamme.
Le GLE adopte une calandre avec des détails noirs et des
prises d'air redessinées. Quand le GLS conserve une grille
chromée plus classique, fidèle à son statut de vaisseau amiral.
Les deux SUV reposent sur des jantes spécifiques, proposées
jusqu'en 22 pouces sur le GLE et 23 pouces sur le GLS, et
arborent la quadruple sortie d'échappement de rigueur chez AMG.
L'habitacle reçoit lui aussi quelques attentions : le tout
dernier volant AMG Performance, décliné en cuir, en
microfibre ou en combinaison des deux, des selleries spécifiques et
de généreuses touches de fibres de carbone. De quoi rappeler, une
fois installé à bord, que ces colosses appartiennent bien à la
famille la plus sportive de l’étoile.
Avec ce nouveau V8 à vilebrequin plat tiré de la dernière
Mercedes-AMG GT Black Series,
AMG envoie un signal clair. Le moteur thermique de caractère n'a
pas dit son dernier mot. Même sur le créneau des super SUV.
La marque mise donc sur le plaisir mécanique et la sonorité, deux arguments que l'électrique peine encore à reproduire dans cette catégorie. Les tarifs n'ont pas été dévoilés, mais les livraisons doivent débuter aux États-Unis dès l'automne 2026. Reste à voir si les acheteurs européens suivront, dans un contexte où les grosses cylindrées subissent une pression réglementaire croissante.




























