Cette Mercedes 190 E Evo II cache un secret de 765 chevaux sous le capot (+images)
Vespera Automobili dévoile l'Iride Evo 5, un restomod de Mercedes 190 E Evolution II animé par un 6 cylindres turbo de 765 chevaux.
HWA n'a plus le monopole de la 190 E Evolution II « restomodée ». L'atelier italien Vespera Automobili vient de lever le voile sur son Iride Evo 5, une relecture de la berline DTM de Mercedes autrement plus violente que celle de la firme allemande. Sous le capot : 765 ch pour 1 450 kg.
Un 6 cylindres Mercedes M103 poussé à 765 ch
Le point de départ est un bloc que personne
n'attendait à ce niveau de puissance. Vespera est allé chercher le 6 cylindres en
ligne M103 de Mercedes, l'a réalésé à 3,0 litres, remplacé
son attirail interne par des pièces forgées, puis coiffé
l'ensemble d'un turbocompresseur de très gros calibre.
>Résultat : 765 chevaux et 910 Nm de couple, soit plus du triple
de ce que délivrait la 190 E 2.5-16 Evolution II de 1990.
Le tout, sans passer par l'électrification ni par un
V8 greffé à la va-vite,
la lignée mécanique d'origine étant respectée. La transmission
reste elle aussi fidèle à l'esprit de l'ancienne, avec une boîte
manuelle à six rapports et les roues arrière seules chargées de
faire passer la puissance au sol.
Sur la balance, l'affaire pèse 1.450 kg, une valeur
contenue qui explique les chiffres annoncés. 3,4 secondes pour
l'exercice du 0 à 100 km/h et 300 km/h en vitesse de
pointe. Pour une berline compacte des années 1990, la performance
relève du grand écart temporel.
Carbone élargi et livrée Montreal Green
Visuellement, la recette évite soigneusement le
contresens. Le carrossier a conservé les proportions de la
190 E Evo II d'origine mais habillé la voiture d'un kit intégral
en carbone. Les ailes
avant et arrière s'écartent de près de dix centimètres de chaque
côté. Soit une vingtaine de centimètres gagnés sur la largeur
totale.
S'y ajoutent un bouclier avant spécifique, une lame
frontale démesurée, un pare-chocs arrière redessiné, une
signature lumineuse full LED. Mais aussi de nouveaux écussons et un
immense aileron arrière.
Le premier exemplaire de cette Mercedes présenté en Italie
arbore un vert Montreal emprunté au catalogue Alfa Romeo. Celui des
Giulia et Stelvio, associé à des jantes OZ Racing peintes en doré
et dessinées dans l'esprit des voitures de rallye.
Le contraste est franc, presque provocant. L'habitacle,
lui, n'est pas encore finalisé, mais il doit recevoir son propre
traitement. Le pilote MotoGP Loris Capirossi a participé
au développement du projet.
Face à HWA, la surenchère italienne sur cette 190 E Evo II
La comparaison avec HWA s'impose d'elle-même. La
structure allemande, héritière directe de Mercedes-AMG, s'apprête à
livrer ses premiers clients avec une Evo II animée par un
V6 3,0 litres bi-turbo
plafonnant à 500 chevaux. Sur le seul terrain de la
cavalerie, Vespera ajoute 50% de puissance. Reste la question du
tarif, sur laquelle l'atelier italien garde pour l'heure le
silence.
À titre de repère, la 190 E Evo II de HWA démarre autour de 770.000
dollars hors taxes. La Iride Evo 5 pourrait s'aligner sur
ce niveau, voire le dépasser. La production elle, tient pour
l'instant à un seul châssis.
Vespera assure que d'autres suivront si la demande le justifie,
chaque voiture étant assemblée à la main et configurée sur
mesure via un programme de personnalisation
étendu.
Autant dire que cette Evo II transalpine restera une curiosité
réservée à des collectionneurs très avertis. Et sans doute déjà
bien pourvus. Deux ateliers, deux visions, une même icône du DTM remise au goût du
jour.
Là où HWA joue la carte de la filiation officielle avec Mercedes-AMG, Vespera mise sur la démesure mécanique et la boîte manuelle. Reste à savoir laquelle des deux tiendra le mieux la promesse sur route ouverte.















