Cette Mercedes 190 E Evo II cache un secret de 765 chevaux sous le capot (+images)

Publié le 30 juillet 2026 à 13:30
Mis à jour le 30 juillet 2026 à 13:34
Cette Mercedes 190 E Evo II cache un secret de 765 chevaux sous le capot

Vespera Automobili dévoile l'Iride Evo 5, un restomod de Mercedes 190 E Evolution II animé par un 6 cylindres turbo de 765 chevaux.

HWA n'a plus le monopole de la 190 E Evolution II « restomodée ». L'atelier italien Vespera Automobili vient de lever le voile sur son Iride Evo 5, une relecture de la berline DTM de Mercedes autrement plus violente que celle de la firme allemande. Sous le capot : 765 ch pour 1 450 kg.

Un 6 cylindres Mercedes M103 poussé à 765 ch

Le point de départ est un bloc que personne n'attendait à ce niveau de puissance. Vespera est allé chercher le 6 cylindres en ligne M103 de Mercedes, l'a réalésé à 3,0 litres, remplacé son attirail interne par des pièces forgées, puis coiffé l'ensemble d'un turbocompresseur de très gros calibre.
>Résultat : 765 chevaux et 910 Nm de couple, soit plus du triple de ce que délivrait la 190 E 2.5-16 Evolution II de 1990.
Le tout, sans passer par l'électrification ni par un V8 greffé à la va-vite, la lignée mécanique d'origine étant respectée. La transmission reste elle aussi fidèle à l'esprit de l'ancienne, avec une boîte manuelle à six rapports et les roues arrière seules chargées de faire passer la puissance au sol.
Sur la balance, l'affaire pèse 1.450 kg, une valeur contenue qui explique les chiffres annoncés. 3,4 secondes pour l'exercice du 0 à 100 km/h et 300 km/h en vitesse de pointe. Pour une berline compacte des années 1990, la performance relève du grand écart temporel.

Carbone élargi et livrée Montreal Green

Visuellement, la recette évite soigneusement le contresens. Le carrossier a conservé les proportions de la 190 E Evo II d'origine mais habillé la voiture d'un kit intégral en carbone. Les ailes avant et arrière s'écartent de près de dix centimètres de chaque côté. Soit une vingtaine de centimètres gagnés sur la largeur totale.
S'y ajoutent un bouclier avant spécifique, une lame frontale démesurée, un pare-chocs arrière redessiné, une signature lumineuse full LED. Mais aussi de nouveaux écussons et un immense aileron arrière.
Le premier exemplaire de cette Mercedes présenté en Italie arbore un vert Montreal emprunté au catalogue Alfa Romeo. Celui des Giulia et Stelvio, associé à des jantes OZ Racing peintes en doré et dessinées dans l'esprit des voitures de rallye.
Le contraste est franc, presque provocant. L'habitacle, lui, n'est pas encore finalisé, mais il doit recevoir son propre traitement. Le pilote MotoGP Loris Capirossi a participé au développement du projet.

Face à HWA, la surenchère italienne sur cette 190 E Evo II

La comparaison avec HWA s'impose d'elle-même. La structure allemande, héritière directe de Mercedes-AMG, s'apprête à livrer ses premiers clients avec une Evo II animée par un V6 3,0 litres bi-turbo plafonnant à 500 chevaux. Sur le seul terrain de la cavalerie, Vespera ajoute 50% de puissance. Reste la question du tarif, sur laquelle l'atelier italien garde pour l'heure le silence.
À titre de repère, la 190 E Evo II de HWA démarre autour de 770.000 dollars hors taxes. La Iride Evo 5 pourrait s'aligner sur ce niveau, voire le dépasser. La production elle, tient pour l'instant à un seul châssis. 
Vespera assure que d'autres suivront si la demande le justifie, chaque voiture étant assemblée à la main et configurée sur mesure via un programme de personnalisation étendu.
Autant dire que cette Evo II transalpine restera une curiosité réservée à des collectionneurs très avertis. Et sans doute déjà bien pourvus. Deux ateliers, deux visions, une même icône du DTM remise au goût du jour.

Là où HWA joue la carte de la filiation officielle avec Mercedes-AMG, Vespera mise sur la démesure mécanique et la boîte manuelle. Reste à savoir laquelle des deux tiendra le mieux la promesse sur route ouverte.

Nos marques populaires Voir tout
À propos de l’auteur
Hugo Quintal
Hugo Quintal
Passionné d'automobile depuis le plus jeune âge, je me suis spécialisé dans le journalisme auto lors de mes études. Mon truc à moi ? Les nouveautés, les technologies, la performance... Des passions dans la passion que j'ai découvertes en essayant tout ce qui roule sur cette planète. Quand je n'écris pas et que je ne suis pas derrière un volant... Je suis sur l'eau, en Kite ou en Wakeboard.
Ses derniers articles
Sport Auto