Bugatti n'y croyait pas : la Veyron reconstruite par Mat Armstrong arrive jusqu'à Molsheim

Publié le 30 juillet 2026 à 08:30
Bugatti n'y croyait pas : la Veyron reconstruite par Mat Armstrong arrive jusqu'à Molsheim

Rachetée avec une boîte de vitesses réputée condamnée, cette Bugatti Veyron renaît contre toute attente. Direction Molsheim pour tenter de convaincre Bugatti… sans succès.

Quand le youtubeur auto britannique Mat Armstrong décide de racheter une Bugatti Veyron, beaucoup parient sur un échec coûteux. L'hypercar d'environ 1,17 million d'euros sort d'une saisie bancaire, annoncée avec une boîte de vitesses donnée pour morte et des devis à plusieurs centaines de milliers d'euros. Des mois plus tard, il la ramène… chez Bugatti.

Ce voyage filmé a un objectif simple : prouver au constructeur que la voiture roule après une reconstruction maison. Armstrong traverse la Manche, pointe la calandre vers Molsheim, siège historique de Bugatti. À l’arrivée, pourtant, pas de comité d’accueil ni de débat technique, juste un silence pesant qui dit beaucoup.

Une Bugatti Veyron saisie que Mat Armstrong refuse d'abandonner

Avant ce road trip, l'histoire ressemble déjà à un bras de fer. La Veyron, saisie puis revendue avec une transmission réputée irrécupérable, aurait dû finir en stock exotique pour collectionneur très fortuné. Armstrong choisit d'en faire le personnage principal de sa chaîne, démonte, teste et finit par identifier un simple fusible à quelques euros qui redonne vie à la boîte. Le cauchemar commence vraiment après, avec une cascade de pannes cachées.

Du côté de Bugatti, la ligne est nette : un particulier ne peut pas remettre correctement en état une hypercar aussi sophistiquée. La marque refuse d'assurer l'opération, va jusqu'à blacklister le VIN de la Veyron et celui de la Chiron qu'il restaure aussi, ce qui bloque tout accès officiel aux pièces. Pour le constructeur, même si la voiture roule à nouveau, sa sécurité structurelle à long terme reste incertaine. En clair, si quelque chose lâche à plus de 300 km/h, la responsabilité ne sera pas la sienne.

Un road trip vers Molsheim entre prouesse mécanique et galères

Une fois la Bugatti Veyron rendue à peu près roulante, Mat Armstrong se fixe un défi : quitter le Royaume-Uni au volant et présenter la voiture à Molsheim. L'idée est autant de prouver qu'un simple mécanicien amateur peut y arriver que de forcer une discussion avec la marque. La réalité mécanique, elle, reste moins glamour. Sur la route, le module de contrôle de pompe à carburant joue les divas, une durite interne lâche, la Veyron cale, repart, s'arrête à nouveau.

Un contacteur de feu stop défaillant vient compliquer encore le tableau, suivi d'un épisode de surchauffe qui oblige l'équipe à s'arrêter. La voiture a déjà montré son caractère lors d'une tentative de vitesse maximale, où un simple boîtier de pompe rappelé par Bugatti la faisait couper au bout de deux secondes de marche. Malgré tout, Armstrong accumule les kilomètres, ajuste, répare au bord des parkings et finit par atteindre la France. La Veyron finit même par rejoindre Monaco, preuve que son pari n'était pas totalement fou.

Molsheim silencieuse : la surprise à l'arrivée chez Bugatti

À Molsheim, la scène surprend : portail fermé, bâtiments silencieux, aucun salarié. Aucun regard posé sur la Veyron, seulement ce vide qui rend concret le désengagement annoncé.

Armstrong file vers Monaco, où sa Veyron reconstruite attire les smartphones des passants. Entre droit à la réparation et protection de son image, la suite dépendra de la réponse de Bugatti.

Nos marques populaires Voir tout
Sport Auto