« Si on avait les Ducati GP24, on serait aux quatre premières places » : Bagnaia très direct sur sa MotoGP de 2026
En difficulté cette année, Francesco Bagnaia a exprimé des regrets à l’égard de son ancienne GP24, l’ancienne mouture de la MotoGP Ducati.
Francesco Bagnaia ne cache plus ses difficultés avec la Ducati GP26. Alors que le constructeur italien est dans la première moitié de tableau du MotoGP, le double champion du monde estime que la hiérarchie aurait même pu être encore plus favorable à la marque de Borgo Panigale avec… L’ancienne GP24. À Misano, l’Italien s’est montré particulièrement direct au moment de comparer les différentes générations de Desmosedici. Et de revenir sur les problèmes qui compliquent sa saison 2026.
Francesco Bagnaia préfère encore le comportement de la Ducati GP24
Le constat de Francesco Bagnaia est sans détour.
Selon lui, si les quatre pilotes Ducati les mieux placés
disposaient aujourd’hui d’une GP24, ils pourraient occuper les
quatre premières positions du
championnat.
Une déclaration forte qui illustre surtout les réserves du pilote
italien concernant l’évolution de la Desmosedici. Bagnaia considère
la GP24 comme une moto particulièrement aboutie. Au point d’estimer
que certaines évolutions introduites depuis n’ont pas
forcément permis de franchir le cap espéré.
L’Italien ne remet toutefois pas en question le potentiel global de la Ducati
actuelle. Il souligne au contraire qu’elle reste une
machine extrêmement compétitive. Le problème réside
davantage dans sa capacité personnelle à exploiter pleinement ses
qualités.
Bagnaia insiste en effet sur la différence entre les performances
absolues de la moto et les sensations qu’elle lui procure.
La GP26 possède selon lui un potentiel supérieur dans
certains domaines. Mais son comportement ne correspond pas
aussi naturellement à son pilotage que celui de la GP24.
Marc Marquez parvient mieux à exploiter la Ducati
Cette dernière lui permettait notamment de mieux
exploiter ses points forts. Avec la MotoGP 2026, il doit
davantage adapter son style et composer avec des réactions qui lui
donnent moins de confiance.
Une situation particulièrement pénalisante dans une catégorie où
quelques dixièmes peuvent complètement modifier le classement.
Bagnaia explique ainsi qu’il peut parfois avoir le sentiment
d’effectuer un tour correct avant de constater un écart important
au chronomètre.
La comparaison avec Marc Marquez est forcément
difficile à éviter. L’Espagnol réussit à tirer
davantage de performances de la Ducati et montre que la GP26
possède bien les qualités nécessaires pour jouer
devant.
Bagnaia en a conscience et refuse donc de présenter la moto comme
seule responsable de ses résultats. Son objectif consiste plutôt à
comprendre pourquoi il peine à retrouver les sensations qui
lui permettaient auparavant de piloter de manière plus
instinctive.
Le problème est d’autant plus frustrant qu’il connaît parfaitement
les qualités de la GP24.
Cette ancienne version reste à ses yeux une référence en matière d’équilibre et de facilité d’exploitation.
Impossible de simplement ressortir la GP24
Revenir intégralement à la moto de 2024 n’est
cependant pas une solution aussi simple qu’il y paraît. Le
développement d’une MotoGP répond à de nombreuses contraintes et
la Ducati actuelle intègre des évolutions conçues pour
améliorer ses performances.
Bagnaia doit donc travailler avec son équipe pour trouver les
réglages capables de lui redonner suffisamment de confiance,
plutôt que d’espérer retrouver exactement les
caractéristiques de son ancienne machine.
Ses déclarations montrent néanmoins à quel point la GP24 a laissé
une impression forte. Alors que Ducati continue de disposer d’une
référence technique en MotoGP,
son évolution n’a pas nécessairement facilité la tâche de
tous ses pilotes.
Pour Francesco Bagnaia, le défi est désormais clair. Parvenir à
transformer le potentiel de la GP26 en performances régulières. Et
lorsqu’il affirme que quatre Ducati GP24 pourraient
actuellement occuper les quatre premières places du
championnat… L’Italien rappelle surtout qu’en
MotoGP, une machine plus récente n’est pas forcément plus facile à
exploiter.
















