Bentley célèbre 80 ans de Crewe avec une Continental GT ostentatoire ! (+images)
Bentley a fêté les 80 ans de son usine de Crewe avec une Continental GTC unique signée Mulliner, habillée d'une peinture violette inédite.
Quatre-vingts ans de production au même endroit, cela se fête avec panache. Le 28 juillet, Bentley a réuni plus d'une centaine de clients devant son usine historique de Pyms Lane, à Crewe, pour marquer huit décennies d'assemblage automobile sur le site anglais.
Un anniversaire fêté en grande pompe chez Bentley
Au centre du dispositif : une Continental GTC unique,
commandée auprès de Mulliner, la division de personnalisation de la
marque. Et habillée d'une peinture créée spécialement pour
l'événement. Mais le constructeur du Cheshire ne
s'est pas contenté de regarder dans le rétroviseur.
L'anniversaire tombe au moment précis où son outil industriel
achève la plus profonde transformation de son histoire. À quelques
semaines seulement du lancement de la toute première
Bentley 100% électrique. Le
passé et l'avenir se sont donc croisés sur le même parking, ce qui
n'arrive pas si souvent dans l'automobile de luxe.
La star du jour porte une robe que personne n'avait encore vue.
Baptisée Supernova Purple Ombre, cette teinte a été
développée sur mesure par
l'atelier de peinture de Crewe et les équipes CMF/Bespoke
de Bentley.
>Son principe : un dégradé qui glisse du Supernova Purple vers
un Supernova Purple Dark bien plus sombre à mesure que le regard
file vers l'arrière de la Continental GTC.
Sur les flancs, un graphisme « 80 » reprend le même effet ombré, mais inversé. Tandis que les jantes adoptent des finitions contrastées pour rester dans le thème. À bord, la célébration se poursuit avec des appuie-tête brodés du chiffre 80. Et une planche de bord entièrement traitée à l'aérographe. L'illustration représente le bâtiment du Design Studio de l’usine Bentley, associé à une référence visuelle aux huit décennies de production écoulées à Crewe. Une pièce unique, qui ne sera jamais reproduite, et qui restera dans les mains de la marque.
107 Bentley alignées le long de Pyms Lane
Devant l'usine, le spectacle valait le détour.
Cent-sept Bentley appartenant aux membres du Bentley Drivers Club
se sont alignées le long de Pyms Lane. Toutes ainsi rangées dans
l'ordre chronologique de leur production. La file s'ouvrait
sur l'EXP3, présentée par le
constructeur comme la toute première Bentley livrée à un
client, et se refermait sur une Flying Spur Speed
millésime 2025.
Entre les deux défilaient toutes les grandes époques de la marque.
Les modèles conçus par W.O. Bentley lui-même, les voitures
assemblées à Derby, les fameuses Blower à compresseur. Et
plus près dans le temps, les Bentayga qui assurent aujourd'hui
l'essentiel des volumes.
>Certains propriétaires ont traversé la planète pour ramener
leur voiture à la maison mère, celle que la marque surnomme le «
Home of Bentley ». Résultat : plus d'un siècle d'histoire
automobile compressé sur quelques centaines de mètres de
bitume. Derrière la nostalgie, le chantier est colossal.
Le site de Crewe n'a pas été conçu pour des automobiles. Il est
sorti de terre en 1938 pour produire les moteurs d'avion Rolls-Royce Merlin.
La Dream Factory bascule vers l'électrique
Et il a ensuite fallu attendre 1946 pour voir la
première Bentley quitter la ligne de Pyms Lane. Depuis, l'usine n'a
cessé d'évoluer, mais jamais autant que ces derniers mois.
Bentley y a implanté un Design Studio, un centre technique
d'ingénierie, un centre d'excellence dédié à la qualité et
aux lancements.
>Il y a même un centre logistique intégré et un tout nouvel
atelier de peinture, inauguré début juillet par la Princesse
Royale. Le plus ancien bâtiment du site est actuellement
reconverti en zone d'assemblage pour le premier modèle électrique
de la marque, le Torcal. Rappelons qu’il
s’agit d’un SUV attendu pour une révélation mondiale le 23
septembre prochain. Le tout sans sacrifier les postes de
finition à la main qui font la réputation de la
maison.
Le discours d'Andreas Lehe, membre du directoire en charge de la
production, résume l'état d'esprit du jour. Selon lui, ce sont les
femmes et les hommes de Crewe qui ont fait
le succès de Bentley pendant quatre-vingts ans, génération
après génération.
Notamment en mêlant artisanat, passion et innovation.
La Dream Factory nouvelle version doit précisément permettre à ces
savoir-faire de survivre au passage à l’électrique. Entre
outils numériques, flexibilité industrielle et procédés de
fabrication plus sobres.
Reste la question qui fâche, celle que l'ambiance de fête a
soigneusement laissée de côté. Un cabriolet peint et sellé à la
main et un SUV électrique produit sur une ligne digitalisée
peuvent-ils vraiment cohabiter sous le même toit pendant les vingt
prochaines années ? Le Torcal apportera un premier élément de
réponse dès le mois de septembre.















