Bugatti : comment la simulation a façonné la nouvelle Tourbillon (+ vidéo)

Publié le 27 juillet 2026 à 18:00
Bugatti : comment la simulation a façonné la nouvelle Tourbillon (+ vidéo)

Dans ce nouvel épisode de sa série documentaire A New Era (voir ci-dessous), Bugatti nous dévoile comment la simulation occupe une place centrale dans l'affinage de la dynamique de conduite de sa nouvelle Tourbillon.

"Passer de la Nordschleife à Nardò en quelques minutes"

La conception d'une hypercar débute souvent virtuellement. Les données issues des bancs d'essai du moteur, ainsi que de la souplesse et de la cinématique des suspensions, sont injectées dans la modélisation numérique de la Tourbillon.
À mesure que le développement progresse, les ingénieurs de la marque comparent les réactions du modèle virtuel à celles du véhicule réel, faisant avancer le développement numérique et la fabrication en parallèle.
Pour valider ces données dès les premières phases du projet, l'équipe s'installe dans le simulateur de conduite de Bugatti. Cet outil permet d'explorer et d'ajuster les premiers réglages bien plus rapidement que lors d'essais réels, en s'affranchissant de la météo, de la disponibilité des pistes ou de l'usure des pneus, tout en garantissant des conditions identiques à chaque passage.
"Les essais sur simulateur dynamique nous sont extrêmement utiles, car ils nous permettent de tester différents réglages dans un laps de temps réduit", explique Miroslav Zrnčević, Pilote en chef du développement chez Bugatti Rimac. "Nous pouvons passer de la Nordschleife à Nardò en quelques minutes."

Après le simulateur, direction le circuit

Une fois ces premiers réglages testés virtuellement, l'équipe se rend effectivement sur l'anneau de Nardo pour effectuer des tests en conditions réelles. Ces essais permettent de récolter des données de terrain destinées à calibrer et valider les modèles numériques, avant de retourner sur simulateur pour confirmer les gains obtenus.
"Nous avons réalisé des essais sur la piste de Nardò pour accumuler une grande quantité de données et ajuster nos modèles", ajoute Enrico Talarico, Responsable de la dynamique véhicule chez Bugatti Rimac. "De retour sur le simulateur, au même endroit, nous vérifions que le virtuel correspond parfaitement au réel pour valider les étapes suivantes du développement."
Avec une vitesse de pointe de 445 km/h, la Tourbillon affiche des performances extrêmes qui exigent une stabilité irréprochable. Bugatti passe ainsi en revue toute une série de situations : stabilité sur autoroute, réactivité aux changements de voie, confort sur route de campagne, comportement des amortisseurs, la vectorisation de couple, la direction et l'ABS.

Ente virtuel et réel, une logique d'échange permanent

Le tout est complété par les exigences de la Nordschleife sur le simulateur du spécialiste italien VI-grade. L'attention se porte alors sur des réglages de précision : l'influence de la souplesse des silent blocs et de la cinématique de suspension à l'amorce d'un virage, ou encore la façon dont le véhicule réagit aux irrégularités de la route en plein virage.
L'immersion offerte par ce simulateur est essentielle pour donner tout son sens à ces essais, en permettant aux pilotes de s'engager dans des scénarios qu'il serait bien plus risqué de reproduire à répétition sur circuit réel.
"Nous concevons des voitures extrêmement coûteuses, et même nos prototypes représentent un investissement considérable", justifie Tomislav Šimunić, Directeur de la Dynamique Véhicule chez Bugatti Rimac. "Nous devons donc tirer le meilleur du temps limité qui nous est imparti. C''est pourquoi nous nous appuyons sur la simulation et le simulateur."
Les enseignements tirés du simulateur continuent toutefois d'être validés et affinés sur le véhicule physique, dans une logique d'échange permanent. Les résultats du terrain viennent affiner les modèles virtuels, tandis que les enseignements de la simulation orientent ce que l'équipe recherche une fois de retour au volant du véhicule réel.

Source, vidéo et photos : Bugatti

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À propos de l’auteur
Guillaume Alvarez
Guillaume Alvarez
Rédacteur-Editeur pour Sport Auto, l'Auto-Journal et F1i. Je partage mon temps entre l'écriture, le reportage et les circuits, la plume et le micro portés par la passion de l'automobile et de la compétition, du Karting à la Formule 1, en noir et blanc comme en couleurs.
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