Bugatti : comment la simulation a façonné la nouvelle Tourbillon (+ vidéo)
Dans ce nouvel épisode de sa série documentaire A New Era (voir ci-dessous), Bugatti nous dévoile comment la simulation occupe une place centrale dans l'affinage de la dynamique de conduite de sa nouvelle Tourbillon.
"Passer de la Nordschleife à Nardò en quelques minutes"
La conception d'une hypercar débute souvent
virtuellement. Les données issues des bancs
d'essai du moteur, ainsi que de la souplesse et de la cinématique
des suspensions, sont injectées dans la modélisation numérique de
la Tourbillon.
À mesure que le développement progresse, les ingénieurs de la
marque comparent les réactions du modèle virtuel à celles
du véhicule réel, faisant avancer le développement
numérique et la fabrication en parallèle.
Pour valider ces données dès les premières phases du projet,
l'équipe s'installe dans le simulateur de conduite de
Bugatti. Cet outil permet d'explorer et d'ajuster les
premiers réglages bien plus rapidement que lors d'essais réels, en
s'affranchissant de la météo, de la disponibilité des pistes ou de
l'usure des pneus, tout en garantissant des conditions identiques à
chaque passage.
"Les essais sur simulateur dynamique nous sont extrêmement
utiles, car ils nous permettent de tester différents réglages dans
un laps de temps réduit", explique Miroslav
Zrnčević, Pilote en chef du développement chez Bugatti
Rimac. "Nous pouvons passer de la Nordschleife à Nardò en
quelques minutes."
Après le simulateur, direction le circuit
Une fois ces premiers réglages testés virtuellement,
l'équipe se rend effectivement sur l'anneau de
Nardo pour effectuer des tests en conditions réelles.
Ces essais permettent de récolter des données de terrain destinées
à calibrer et valider les modèles numériques, avant de retourner
sur simulateur pour confirmer les gains obtenus.
"Nous avons réalisé des essais sur la piste de Nardò pour
accumuler une grande quantité de données et ajuster nos
modèles", ajoute Enrico Talarico, Responsable
de la dynamique véhicule chez Bugatti Rimac. "De retour
sur le simulateur, au même endroit, nous vérifions que le virtuel
correspond parfaitement au réel pour valider les étapes suivantes
du développement."
Avec une vitesse de pointe de
445 km/h, la Tourbillon affiche des performances extrêmes
qui exigent une stabilité irréprochable. Bugatti
passe ainsi en revue toute une série de situations : stabilité sur
autoroute, réactivité aux changements de voie, confort sur route de
campagne, comportement des amortisseurs, la vectorisation de
couple, la direction et l'ABS.
Ente virtuel et réel, une logique d'échange permanent
Le tout est complété par les exigences de la
Nordschleife sur le simulateur du spécialiste
italien VI-grade. L'attention se porte
alors sur des réglages de précision : l'influence de la souplesse
des silent blocs et de la cinématique de suspension à l'amorce d'un
virage, ou encore la façon dont le véhicule réagit aux
irrégularités de la route en plein virage.
L'immersion offerte par ce simulateur est
essentielle pour donner tout son sens à ces essais, en
permettant aux pilotes de s'engager dans des scénarios qu'il serait
bien plus risqué de reproduire à répétition sur circuit réel.
"Nous concevons des voitures extrêmement coûteuses, et même nos
prototypes représentent un investissement considérable",
justifie Tomislav Šimunić, Directeur de la
Dynamique Véhicule chez Bugatti Rimac. "Nous devons donc tirer
le meilleur du temps limité qui nous est imparti. C''est pourquoi
nous nous appuyons sur la simulation et le simulateur."
Les enseignements tirés du simulateur continuent toutefois d'être
validés et affinés sur le véhicule physique, dans une
logique d'échange permanent. Les résultats du
terrain viennent affiner les modèles virtuels, tandis que les
enseignements de la simulation orientent ce que l'équipe recherche
une fois de retour au volant du véhicule réel.
Source, vidéo et photos : Bugatti




























