Mercedes-AMG Classe G Cabriolet : il n'enlève pas entièrement le toit ! (+images)
Mercedes-AMG dévoile quatre images du Classe G Cabriolet capote baissée. Toit avant fixe, arceau massif : l'ouverture est plus modeste qu’annoncé.
Sept mois après un premier teaser diffusé en décembre, Mercedes-AMG remet le Classe G découvrable sur le devant de la scène avec quatre nouveaux clichés. Et pour la première fois, le baroudeur allemand se montre capote abaissée. Surprise : l'engin ne se décoiffe qu'à moitié.
Une capote qui se replie sur elle-même
Le constructeur de Stuttgart parle d'un modèle « à
couper le souffle » et « indubitablement Classe G ». Les
images livrent surtout le premier regard détaillé sur le mécanisme
d'ouverture. Plutôt qu'une capote escamotable
disparaissant dans un coffre dédié, Mercedes a retenu une toile
souple qui s'empile littéralement sur elle-même à l'arrière du
véhicule.
>Le principe rappelle celui adopté par Brabus sur ses
800 et 800 XL cabriolets, deux
exercices de style facturés au prix fort. Le préparateur de Bottrop
avait dû concevoir une capote rétractable qualifiée de «
hautement complexe », forte de plus de 500 pièces fabriquées sur
mesure.
Mercedes-AMG s'en tire avec un montant arrière nettement plus
anguleux que celui du tuner. Le repliage reste suffisamment
bas pour passer sous la roue de secours fixée au hayon du Classe
G. Ce qui relevait du casse-tête géométrique compte tenu
de la hauteur de caisse. C'est là que le bât blesse pour les
amateurs de ciel ouvert. Un
pavillon métallique court et fixe coiffe en permanence les places
avant, à la manière d'une targa.
Un Classe G pas vraiment cabriolet ?
Derrière la seconde rangée, un arceau de sécurité
imposant se dresse, et la structure semble même ceinturer une
partie de la partie haute de l'habitacle. Autrement dit, la
portion réellement dégagée pourrait se révéler franchement réduite
une fois la toile pliée.
>La visibilité vers l'arrière risque également d'en souffrir,
l'empilement de toile formant un obstacle notable dans le
rétroviseur central du Classe G. Détail plus heureux, le troisième
feu stop a migré à l'intérieur du cache de roue de secours. Les
prototypes de Classe G aperçus jusqu'ici le portaient
sur une potence disgracieuse installée au-dessus de la
roue. Le montage définitif gagne en propreté visuelle sans
sacrifier la réglementation.
Le prototype photographié affiche sans ambiguïté ses attributs
Mercedes-AMG. La marque n'a pas encore confirmé si la
carrosserie découvrable restera l'apanage de la division
performance. Mais l'hypothèse tient la corde. La marque
évoque une série spéciale, formule qui rime généralement avec
production limitée et tarif élevé.
Le Classe G Cabriolet en chiffres
Il faut donc tabler sur un Classe G 63
Cabriolet motorisé par le V8 bi-turbo maison,
crédité de 585 chevaux (430 kW) et de 850 Nm de couple. Sur la
version fermée, cette artillerie expédie le cube de Graz de 0 à 100
km/h en 4,2 secondes. Le poids supplémentaire lié aux renforts de
structure et à l'arceau devrait légèrement rallonger l'exercice.
Selon plusieurs informations concordantes, la production en série
ne démarrerait qu'au troisième trimestre 2027. Pour une
commercialisation ensuite prévue en 2028.
Mercedes-AMG signe donc moins un cabriolet qu'un targa surdimensionné,
très éloigné du 300 GD découvrable des années
1980. Reste que la formule pourrait fonctionner
commercialement. La clientèle du Classe G achète d'abord
une silhouette et un statut. La vraie question porte désormais sur
le prix. Combien Stuttgart osera-t-il réclamer pour cette série
spéciale, quand Brabus facture déjà son 800 XL Cabrio près d'un
million de dollars ? On peut supposer que la version simplement
Mercedes-AMG coûtera moins cher. Mais de là à dire qu'elle sera
accessible... Ne rêvons pas.















