Bugatti Tourbillon : comment sont développés ses pneus sur-mesure ?
Comment développe-t-on des pneus pour l'une des hypercars les plus puissantes au monde ? Plongez dans les secrets du travail de l'ombre de Bugatti pour chausser sa nouvelle Tourbillon de gommes exclusives.
Dans un nouvel épisode de sa série documentaire intitulée A New Era (voir vidéo ci-dessous), Bugatti nous en dit plus sur le travail de développement des pneumatiques développés exclusivement pour la Tourbillon.
Bugatti Tourbillon : de la Suède à Nardo
De la Suède au circuit de Nardò, dans le sud de
l'Italie, la Tourbillon a déjà enchaîné les pistes
d’essais. À l’approche de la production de série, chaque
phase de test contribue à affiner le caractère de cette
hypercar unique en son genre.
Parmi plusieurs concepts de pneus pensés pour la
voiture, identifier celui qui correspond le mieux à ses exigences
pour la marque comme son partenaire, Michelin. Au
cœur de ce processus, on retrouve Miroslav
Zrnčević, le pilote en chef du développement chez Bugatti
Rimac. "Je travaille main dans la main avec les différentes
équipes d’ingénieurs pour développer l’âme de la Tourbillon : la
précision des commandes, la dynamique du véhicule, absolument
tout", explique-t-il.
À leur arrivée à Ladoux, les équipes disposaient
ainsi d’une sélection finale réduite à seulement trois jeux
de pneus. Les pistes du centre d’essais ont alors permis à
Bugatti de pousser chaque option
dans ses retranchements, à travers une large palette de scénarios
allant des courbes à haute vitesse, aux tests de maniabilité les
plus rigoureux.
Bugatti Tourbillon : le pilote comme pièce maîtresse
Chaque pneumatique est ainsi évalué sous deux angles : les
données objectives mesurent l’adhérence et le
comportement, tandis que le ressenti des pilotes
révèle comment ces performances forgent le caractère.
Chaque indicateur de performance ayant progressé, rendant toute
adaptation d’un produit existant impossible, c’est donc en partant
d’une page blanche que Bugatti et Michelin ont
développé des pneus sur mesure. "Le
pneumatique est la pièce la plus importante", affirme
Zrnčević. "Quatre points de contact avec le sol, c’est tout ce
qui relie le véhicule à la route. Ce qui se passe là définit tout
le reste."
Parmi les défis rencontrés, la question du
calendrier s’est imposée comme l’une des plus
complexes. Le développement des pneus devait avancer en parallèle
de celui du véhicule, des décisions devaient être prises avant que
l’ensemble des systèmes ait atteint sa maturité, pour laisser le
temps nécessaire à la fabrication, la validation et l’intégration,
à mesure que le programme progressait.
Bugatti Tourbillon : l'importance de la simulation
"Mener plusieurs développements en parallèle est toujours
une prouesse", confesse Zrnčević. "Le véhicule atteint un
certain niveau de maturité au moment où il faut trancher, pas
nécessairement le niveau optimal. C’est pourtant un passage obligé
: la fabrication et la validation d’un pneumatique sur mesure
exigent du temps."
En parallèle des essais physiques, le
développement de la Tourbillon s’est largement
appuyé sur la simulation, les ingénieurs ayant
travaillé dans des environnements virtuels pendant plus de trois
ans avant d’aborder la validation sur asphalte.
Les mesures collectées à Ladoux sont confrontées aux retours des
pilotes accumulés au fil de plusieurs semaines d’essais. De quoi
vérifier que le comportement réel du véhicule correspond aux
objectifs fixés dès le lancement du projet.
À l’issue du programme, la configuration pneumatique validée, le
développement peut aborder sa prochaine phase : la
calibration de la direction, des amortisseurs et des
systèmes de contrôle autour du pneumatique
sélectionné.















