Quand Mate Rimac drift sur la neige en Bugatti Tourbillon (+vidéo)
Mate Rimac, PDG de Bugatti, s’éclate dans la neige au volant de la toute nouvelle Tourbillon. De quoi tester la mécanique par grand froid.
Une scène surréaliste : le patron de Bugatti en pleine séance de drift… dans de la neige profonde en Tourbillon. Voilà une image peut habituelle, mais bien réelle, que le PDG a posté sur ses propres réseaux sociaux.
D’un management allemand rigide à un style plus audacieux
Dans l’univers feutré de l’hypercar de luxe, rares
sont les patrons qui s’autorisent à faire glisser leur dernier
prototype dans la poudreuse. Mais Mate Rimac n’est pas un patron
comme les autres. À seulement 37 ans, le fondateur du
groupe Rimac, aujourd’hui aux commandes de Bugatti, vient
de prendre le volant d’un prototype de la future Tourbillon pour
une session de drift sur neige, comme en témoigne une vidéo déjà
virale.
Un changement de ton saisissant, surtout si l’on se
rappelle l’époque où Ferdinand Piëch dictait
la stratégie Bugatti avec une rigueur presque militaire.
Lorsque Bugatti est passé sous le giron du groupe Volkswagen, c’est
Ferdinand Piëch, légendaire ingénieur et dirigeant du groupe, qui
en a fait un véritable laboratoire de l’extrême. Son
ambition ? Concevoir la voiture la plus rapide et la plus
confortable du monde. Le résultat : la Veyron, puis la
Chiron, fruits d’un cahier des charges démentiel et de budgets
colossaux. Chez Piëch, l’excellence était non négociable.
Les ingénieurs qui ne suivaient pas le rythme étaient évincés sans ménagement. La marque brillait, mais dans une culture d’entreprise inflexible, où les émotions et la spontanéité étaient rarement de mise.
L’ère Rimac de Bugatti : plus jeune, plus connectée, plus fun
Depuis le rachat de Bugatti en 2021 par Rimac
Automobili, Mate Rimac insuffle une nouvelle dynamique.
Propriétaire de la marque via une co-entreprise avec
Porsche, il incarne une vision plus moderne, plus
humaine, et plus transparente du développement automobile.
Ingénieur autodidacte, entrepreneur précoce et passionné de
technologie, Mate Rimac s’investit personnellement dans le
développement de la Tourbillon, la remplaçante de la Chiron. Et quoi de mieux
pour valider les sensations de conduite que de la piloter soi-même,
en glisse sur la neige ?
Sous son capot, la Tourbillon cache un moteur aussi fascinant
qu’inattendu à l’heure de l’électrification. Un V16 atmosphérique de 8,3 litres
conçu par Cosworth, capable de grimper à 9.000 tr/min et
développant 1.000 chevaux à lui seul.
Mais ce n’est pas tout : trois moteurs électriques viennent
compléter l’ensemble pour atteindre 1.800 chevaux au
total. Faisant ainsi de la Tourbillon une hypercar hybride
aussi brutale qu’innovante.
Objectif fin 2026 pour la Tourbillon
Mate Rimac a déjà annoncé que la production de la
Tourbillon débutera fin 2026. Les tests hivernaux en cours, dont
celui visible dans la vidéo, font partie d’un programme
d’essais complet destiné à valider l’efficacité du groupe
motopropulseur dans toutes les conditions. Y compris les
plus extrêmes.
Plus qu’un simple changement de motorisation, c’est une mutation
culturelle que connaît Bugatti. Là où la rigueur germanique dictait
autrefois la loi, l’ère Rimac se montre plus
décomplexée. Plus accessible et résolument tournée vers
l’innovation.
Et si cette vidéo de drift sur neige n’est qu’un aperçu de ce que
nous réserve la Tourbillon, alors la révolution Bugatti est bel et
bien en marche.
Un V16, 1.800 chevaux, et des dérapages en toute décontraction…
La Tourbillon promet d’être aussi spectaculaire à conduire
qu’à regarder.
Au passage, cela nous permet d’avoir un bel aperçu sonore du tout nouveau V16. Et ce n’est
pas décevant. On a hâte de l’entendre hurler sur les circuits. Et
les routes alsaciennes.















