« Light is Right » : Lotus continue de vouloir contenir le poids des supercars malgré l’hybridation

Publié le 17 septembre 2026 à 16:00
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Malgré l’électrification permanente des supercars, Lotus continue de conserver son leitmotiv qui a fait sa réputation. Light is Right.

L’électrification impose de nouvelles contraintes aux constructeurs de voitures de sport, notamment sur la balance. Chez Lotus, pas question pour autant de renoncer au principe de légèreté qui accompagne la marque depuis des décennies. Pour sa future Type 135, attendue en 2028 avec une motorisation hybride dépassant les 1.000 ch dans sa version V8, le constructeur britannique travaille donc sur chaque composant afin de contenir le poids autour de 1,5 tonne.

La Lotus Type 135 veut rester fidèle au « Light is Right »

Lotus prépare une profonde évolution de sa gamme, mais entend préserver certains fondamentaux. Le PDG de la marque, Feng Qingfeng, a confirmé que la future Type 135 viendrait se positionner entre l’Emira et l’Evija.
Cette nouvelle supercar à moteur central devrait être dévoilée en 2028. Son appellation définitive n’est pas encore officielle. Même si le retour du nom Esprit est envisagé. Un choix hautement symbolique puisque la précédente Lotus Esprit V8 avait quitté la scène en 2004.
Surtout, cette Type 135 devra conjuguer des caractéristiques rarement compatibles. Lotus prévoit une motorisation V6 ou V8 associée à un système hybride et une architecture électrique de 800 volts. La déclinaison équipée du huit-cylindres dépassera les 1.000 chevaux. Alors que l’objectif reste de limiter la masse totale à environ 1.500 kg.
Atteindre cette valeur s’annonce comme l’un des principaux défis techniques du projet. L’ajout d’une batterie, de moteurs électriques et des différents composants nécessaires à l’hybridation entraîne inévitablement une augmentation de la masse.

Un moteur électrique ramené à seulement 20 kg

Lotus cherche donc à compenser ces kilos supplémentaires grâce à son savoir-faire en matière de conception légère. L’aérodynamique et le travail réalisé sur le châssis doivent également permettre à la Type 135 de conserver le comportement attendu d’une voiture de sport de la marque.
Le constructeur travaille notamment sur la masse des éléments du groupe motopropulseur. Lotus affirme avoir exploité des technologies provenant de la Formule 1 pour réduire considérablement le poids d’un moteur électrique de 150 kW. Alors qu’un tel bloc pèserait habituellement entre 75 et 95 kg, celui développé par la marque n’afficherait que 20 kg sur la balance.
La même philosophie concerne la transmission. Lotus développe avec Horse une boîte à double embrayage à huit rapports. Celle-ci devra supporter un couple important tout en restant aussi légère que possible.
Cette électrification répond également aux contraintes réglementaires. Avec une mécanique hybride associant un V6 ou un V8 à des moteurs électriques, Lotus veut satisfaire les différentes normes d’émissions internationales.

Mais sans abandonner les sensations recherchées par les amateurs de voitures de sport thermiques. La stratégie du constructeur a d’ailleurs évolué. Après avoir initialement prévu un passage intégral au véhicule électrique, Lotus reconnaît désormais que cette transition n’avance pas à la même vitesse selon les marchés.

Geely va aider Lotus à développer ses propres motorisations

Sa gamme doit donc s’appuyer sur plusieurs solutions, avec des modèles thermiques, hybrides et entièrement électriques. Le projet Type 135 doit aussi marquer une évolution importante dans la manière dont Lotus conçoit ses voitures.
Historiquement, ses capacités limitées dans le développement interne des groupes motopropulseurs ont obligé la marque à faire largement appel à des fournisseurs.
Avec le soutien de Geely, Lotus entend désormais participer directement au développement de sa future mécanique haute performance. Le groupe chinois apportera notamment ses ressources industrielles, son réseau d’approvisionnement et ses capacités de développement.
Lotus pourra parallèlement se concentrer sur ses spécialités, dont le châssis, l’aérodynamique et la maîtrise du poids.
Les caractéristiques définitives restent encore secrètes et plusieurs éléments devront être précisés avant 2028. Mais l’objectif est déjà clairement affiché. Faire entrer Lotus dans l’ère des supercars hybrides de plus de 1.000 ch sans laisser l’électrification faire exploser la balance.

Une manière de faire survivre le fameux « Light is Right » dans un univers automobile où batteries et moteurs électriques rendent la chasse aux kilos plus complexe que jamais.

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À propos de l’auteur
Hugo Quintal
Hugo Quintal
Passionné d'automobile depuis le plus jeune âge, je me suis spécialisé dans le journalisme auto lors de mes études. Mon truc à moi ? Les nouveautés, les technologies, la performance... Des passions dans la passion que j'ai découvertes en essayant tout ce qui roule sur cette planète. Quand je n'écris pas et que je ne suis pas derrière un volant... Je suis sur l'eau, en Kite ou en Wakeboard.
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