Ferrari Luce : l'ancien PDG de la marque la trouve « laide » et pense que même les chinois ne la copieront pas

Publié le 27 mai 2026 à 17:00
Ferrari Luce : l'ancien PDG de la marque la trouve « laide » et pense que même les chinois ne la copieront pas

La Ferrari Luce provoque une polémique retentissante. L'ex-PDG Luca di Montezemolo juge le design catastrophique.

Avec la présentation de la première Ferrari 100% électrique à 550.000 euros, le monde de l’automobile subit un petit tremblement de terre. À tel point, que même un ancien PDG de la firme italienne s’est senti obligé de réagir… En mal !

La Luce, l’erreur qu’il ne fallait pas faire ?

Il arrive que les présentations de voitures suscitent un malaise dans la salle. La Ferrari Luce a d'ailleurs mis le feu à la poudrière dès ses premières heures d'existence officielle. Et ce n'est pas un anonyme ou un passionné déçu qui a allumé la mèche : c'est Luca di Montezemolo en personne.
Celui qui a tenu les rênes de Ferrari de 1991 à 2014. Soit, vingt-trois ans passés à façonner l'identité sportive et commerciale de la marque la plus célèbre du monde automobile.
L'ancien PDG s'est pourtant confié à l'agence italienne Askanews quelques heures seulement après le dévoilement officiel de la Luce, première Ferrari 100% électrique de l’histoire. Celle imaginée par LoveFrom, l'agence fondée par Jony Ive, le père de l'iPhone.
La voiture était donc présentée comme un tournant stratégique pour Maranello. Conquérir une clientèle fortunée et soucieuse de son bilan carbone, un segment que la marque ne touche pas encore. Ce que Montezemolo en pense, il l'a dit sans détour. « Nous risquons de détruire une légende », a-t-il déclaré.

Une légende de la marque a parlé

Depuis son départ de Ferrari en 2014, l'ancien patron s'était plutôt montré discret sur les affaires de la maison. Cette fois, la retenue n'a pas tenu. Face au micro d'Askanews, Montezemolo a donc formulé ce que beaucoup n'osaient pas dire à voix haute. « Si je devais dire ce que je pense vraiment, je blesserais Ferrari. Nous risquons de détruire une légende. Et j'en suis vraiment navré. J'espère qu'ils enlèveront au moins le Cheval Cabré de cette voiture ».

La demande est limpide : retirer l'insigne le plus mythique de l'automobile d'un modèle qu'il estime indigne de le porter. Ce qui rend la déclaration difficile à balayer, c'est qu'elle vient alors de l'homme sous lequel Ferrari a décroché cinq titres de champion du monde de Formule 1 consécutifs avec Michael Schumacher.
Personne ne sait mieux que lui ce que représente ce badge. Ni ce qu'il en coûte de le galvauder. Ce n'est pas une posture nostalgique. C’est un jugement direct sur la cohérence d'une marque dont il a lui-même construit l'aura pendant plus de deux décennies.

La vanne sur les Chinois : une pique bien ciblée pour Ferrari

Montezemolo a conclu sur une formule qui fait mouche. « C'est sûrement une voiture que même les Chinois ne nous copieront pas ». La référence est transparente pour quiconque suit l'actualité automobile. Début 2026, le Xiaomi YU7 avait déclenché une controverse internationale en arborant des lignes jugées très proches de celles du Purosangue. Relançant alors le débat sur le plagiat de design à l'échelle planétaire.
En insinuant que la Luce serait trop ratée pour tenter les copieurs, l'ex-PDG retourne la situation avec une ironie bien sentie. L'imitation, qui pesait comme une menace sur la réputation de Maranello, devient ici un critère de désirabilité.
Si même les constructeurs chinois, réputés pour s'inspirer librement des meilleures références, n'en veulent pas… C’est que le compte n'y est pas. Une formule cruelle et précise, qui risque de rester longtemps attachée à ce modèle.
Les marchés n'ont pas traîné. Dans les heures suivant la présentation, l'action Ferrari a cédé environ 8% à la Bourse de Milan et 5,1% à Wall Street. Une correction immédiate qui traduit un doute sérieux des investisseurs sur la capacité du modèle à séduire. Surtout à 550.000 euros l'unité.

La Ferrari Luce ne laisse personne indifférent. C'est déjà quelque chose. Mais quand l'homme qui a construit l'identité de Ferrari pendant un quart de siècle demande publiquement qu'on retire le Cheval Cabre du capot… La maison a un problème de perception à régler. Et cela, avant même d'avoir livré le premier exemplaire.

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À propos de l’auteur
Hugo Quintal
Hugo Quintal
Passionné d'automobile depuis le plus jeune âge, je me suis spécialisé dans le journalisme auto lors de mes études. Mon truc à moi ? Les nouveautés, les technologies, la performance... Des passions dans la passion que j'ai découvertes en essayant tout ce qui roule sur cette planète. Quand je n'écris pas et que je ne suis pas derrière un volant... Je suis sur l'eau, en Kite ou en Wakeboard.
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