Ferrari Purosangue : un préparateur américain mise sur la teinte historique Azzurro La Plata et le carbone forgé pour relooker le SUV italien
À Los Angeles, RDB LA pousse une Ferrari Purosangue Azzurro La Plata bien au-delà du catalogue officiel. Jusqu’où ce mélange de carbone forgé et de blanc immaculé peut-il aller ?
À Los Angeles, un propriétaire de Ferrari Purosangue a estimé que son SUV V12 n’était pas assez spectaculaire. Il a confié son exemplaire à l’atelier RDB LA, qui l’a transformé en show car extrême où un bleu pastel emblématique, l’Azzurro La Plata, se mêle à un kit large en fibre de carbone forgée et à un habitacle entièrement blanc.
Pour les amateurs, la réponse à l’équation est limpide : cette Ferrari Purosangue Azzurro La Plata affiche des ailes élargies, des appendices aérodynamiques massifs, une garde au sol rabaissée, des jantes noires et des étriers jaunes qui tranchent avec la quiétude du cuir ivoire. L’ensemble vise une présence visuelle digne des préparations les plus exclusives de la scène californienne.
Ferrari Purosangue Azzurro La Plata : un V12 bleu ciel revu en profondeur
La Purosangue reste d’abord une Ferrari à part : première quatre portes et quatre places de série de Maranello, elle abrite un V12 atmosphérique de 6,5 litres (code F140IA) développant 725 ch, pour un 0 à 100 km/h en 3,3 s et un 0 à 200 en 10,6 s, la vitesse maximale dépassant 310 km/h. Les chiffres la placent en tête de son segment tout en conservant quatre vraies places.
Sur cet exemplaire, aucune préparation mécanique n’est annoncée : RDB LA se concentre sur un kit widebody Venuum en fibre de carbone forgée. La face avant, les éléments aérodynamiques, une section du capot au-dessus du V12, les bas de caisse, les passages de roues élargis et plusieurs pièces arrière adoptent cette matière noire aux motifs aléatoires, typiques du carbone forgé.
Azzurro La Plata : héritage argentin sur la carrosserie de Maranello
Azzurro La Plata fait partie des bleus historiques privilégiés par la marque. Ferrari rappelle que cette nuance claire renvoie aux équipes de course argentines des années 1950, La Plata étant une grande ville du pays, et l’associe à des figures comme Alberto Ascari ou Niki Lauda, avant de la remettre en lumière sur les monoplaces de Formule 1 au Grand Prix de Miami 2024.
Sur la carrosserie imposante de la Purosangue, ce bleu presque pastel casse l’image habituelle des SUV méchants tout en soulignant les galbes ajoutés par le kit Venuum. Le contraste avec les plaques sombres en carbone, qui accrochent la lumière comme une pierre polie, renforce l’effet sculpture roulante recherché par le propriétaire de Los Angeles.
Intérieur blanc et carbone : une Purosangue figée avant l’ère électrique
À l’intérieur, la philosophie change brutalement de registre. La Purosangue conserve sa configuration de quatre sièges indépendants, mais cette fois tout ou presque est blanc : cuir, panneaux, console, pour créer un cocon lumineux qui fait ressortir chaque détail technique, des inserts de carbone aux commandes métalliques, à mille lieues de l’agressivité de la carrosserie.
Les préparateurs voient dans la Purosangue un terrain de jeu idéal pour frôler ou dépasser le million de dollars, environ 858 000 €, et ce projet fait partie des plus radicaux par la quantité de carbone utilisée. Pendant que la marque lance des one off comme la HC25 et un pack Handling Speciale pour sa Purosangue de série, tout en développant la future électrique Luce, cette configuration Azzurro La Plata, carbone et blanc fige un moment très précis de l’ère du V12 atmosphérique.














