"Les client préfèrent les V12" : Rolls-Royce renonce au 100% électrique !

Publié le 19 mars 2026 à 17:00
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Rolls-Royce fait marche arrière sur l'électrique : le moteur V12 reste roi chez les ultra-riches !

Alors que de nombreux constructeurs accélèrent leur transition vers le 100% électrique, Rolls-Royce adopte une approche bien différente. La marque britannique revoit ses ambitions à la baisse et abandonne, au moins temporairement, son objectif de passer entièrement à l’électrique d’ici 2030.

Le luxe automobile ne veut pas renoncer au moteur thermique

En cause ? Une réalité simple : ses clients continuent de plébisciter les motorisations traditionnelles, et en particulier le mythique V12. Chez Rolls-Royce, le moteur ne se résume pas à une simple fiche technique. Il fait partie intégrante de l’expérience. Selon le PDG Chris Brownridge, tous les clients ne sont pas séduits par l’électrique.
"Pour chaque client convaincu par l’électrique, un autre préfère rester fidèle au V12", explique-t-il. Un constat qui pèse lourd quand on sait que chaque modèle dépasse les 400.000 euros. Le V12 incarne l’ADN de la marque : puissance feutrée, souplesse extrême et sensation de flottement unique. Autant d’éléments que les acheteurs ne sont pas prêts à abandonner.
Contrairement aux supercars, les Rolls-Royce ne cherchent pas à battre des records sur circuit. Leur promesse repose sur le confort absolu, la présence et une forme de noblesse mécanique. Même si un moteur électrique peut offrir un silence et une douceur remarquables, le prestige d’un long capot abritant un V12 reste un argument majeur pour cette clientèle.

L’électrique toujours présent… mais pas imposé chez Rolls-Royce

Rolls-Royce ne tourne pas complètement le dos à l’électrique. La Spectre, premier modèle 100 % électrique lancé en 2022, reste au catalogue et incarne cette nouvelle direction.
Avec son fonctionnement silencieux et sa réponse instantanée, elle correspond parfaitement à l’idée du luxe moderne. Mais elle ne remplacera pas immédiatement les modèles thermiques.
La marque privilégie désormais une approche flexible. Plutôt que d’imposer une bascule brutale, Rolls-Royce s’adapte à la demande réelle. Résultat : les modèles essence continueront d’exister pendant encore plusieurs années. Des solutions hybrides pourraient également jouer un rôle clé dans cette phase de transition.
Ce revirement ne s’explique pas uniquement par les préférences des clients. L’évolution des réglementations, notamment sur certains marchés clés, offre davantage de liberté aux constructeurs.
Les objectifs liés aux véhicules électriques ont été revus à la baisse dans plusieurs régions, ce qui permet à Rolls-Royce de ralentir son calendrier.

Un constructeur à part

Contrairement aux marques généralistes, Rolls-Royce produit des volumes très limités et fonctionne essentiellement à la commande. Cette particularité lui permet d’échapper à certaines contraintes industrielles. La marque peut ainsi ajuster sa stratégie en fonction des attentes de ses clients, sans pression excessive sur les volumes.
Rolls-Royce n’est pas un cas isolé. Plusieurs constructeurs de prestige ont récemment ajusté leur feuille de route électrique. Bentley, Aston Martin ou encore Lamborghini ont également ralenti leurs projets, confrontés à une demande moins forte que prévu et à des contraintes techniques toujours présentes.
Dans le segment du luxe et des supercars, le moteur thermique conserve une forte dimension émotionnelle. Bruit, caractère, héritage : autant d’éléments difficiles à remplacer.
En renonçant temporairement au tout électrique, Rolls-Royce envoie un signal fort : dans l’univers du très haut de gamme. La transition énergétique ne peut pas se faire sans tenir compte du désir des clients.

Le V12 reste aujourd’hui un symbole incontournable. Mais pour combien de temps encore ? Entre tradition et modernité, le luxe automobile joue désormais sur deux tableaux.

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À propos de l’auteur
Hugo Quintal
Hugo Quintal
Passionné d'automobile depuis le plus jeune âge, je me suis spécialisé dans le journalisme auto lors de mes études. Mon truc à moi ? Les nouveautés, les technologies, la performance... Des passions dans la passion que j'ai découvertes en essayant tout ce qui roule sur cette planète. Quand je n'écris pas et que je ne suis pas derrière un volant... Je suis sur l'eau, en Kite ou en Wakeboard.
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