Koenigsegg pourrait être la première marque de supercar à être cotée en bourse

Publié le 16 mars 2026 à 14:00
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Et si Koenigsegg devenait la première marque d’hypercars cotée en bourse ? L’idée fait son bout de chemin et pourrait être réalité bientôt.

Posséder une Koenigsegg est un rêve inaccessible pour la plupart des passionnés. Avec des prix qui se comptent en millions d’euros et une production extrêmement limitée, les hypercars de la marque suédoise restent réservées à une poignée de clients. Mais bientôt, vous pourrez acheter des parts de l’entreprise.

Une révolution possible dans l’univers des hypercars

Bientôt, une autre forme de participation pourrait devenir possible. Acheter une part de l’entreprise elle-même. Le constructeur fondé en 1994 par Christian von Koenigsegg envisagerait en effet une introduction en bourse. Une première pour une marque produisant moins de cent voitures par an.
Si l’opération se concrétise, Koenigsegg deviendrait le premier constructeur d’hypercars ultra confidentiel à être coté en bourse. Certes, d’autres marques prestigieuses ont déjà franchi ce cap. Ferrari a été introduite en bourse en 2015, tandis qu’Aston Martin l’a fait en 2018.
Mais ces deux constructeurs vendent plusieurs milliers de voitures chaque année… Ce qui les rapprochent davantage d’un constructeur automobile classique. La situation de Koenigsegg est très différente, avec une production annuelle extrêmement limitée.
Dans une interview accordée à Bloomberg, Halldora von Koenigsegg, directrice des opérations et épouse du fondateur, a confirmé que l’idée d’une introduction en bourse était bien à l’étude.

Aucun calendrier précis annoncé par Koenigsegg

Selon elle, l’entreprise pourrait continuer à se financer via des investisseurs privés. Mais une cotation permettrait de diversifier les sources de financement et de saisir de nouvelles opportunités à long terme.
L’objectif n’est pas pour autant de vendre l’entreprise ou de quitter sa direction. Christian et Halldora von Koenigsegg comptent rester aux commandes. Une introduction en bourse pourrait également permettre aux employés de devenir actionnaires… Renforçant ainsi leur implication dans le développement de la marque.
Koenigsegg a déjà ouvert son capital à certains investisseurs ces dernières années. En 2024, le fonds américain Chieftain Capital Management a acquis 6% de l’entreprise pour environ 50 millions d’euros. Valorisant ainsi la société à près d’un milliard de dollars.
La marque avait également envisagé il y a quelques années un partenariat avec NEVS, une entreprise liée au groupe chinois Evergrande. Cela, pour développer des véhicules électriques. Ce projet a finalement été abandonné en 2021 après les difficultés financières du groupe chinois.

Koenigsegg se prépare en coulisses

Même si aucune décision officielle n’a encore été annoncée, Koenigsegg semble déjà préparer le terrain. L’entreprise s’est restructurée l’an dernier afin de pouvoir proposer des actions au public. Elle a également recruté deux anciens cadres de Volvo. Johan Ekdahl, devenu directeur financier, Rosmarie Söderbom, directrice juridique.
Tous deux avaient participé à l’introduction en bourse de Volvo en 2021, ce qui laisse penser que Koenigsegg se prépare sérieusement à cette éventualité. Selon Bloomberg, plusieurs banquiers d’affaires auraient également visité l’usine de la marque à Ängelholm au cours de l’année écoulée.
Pour convaincre les investisseurs, Koenigsegg mise sur un positionnement particulier. Selon Johan Ekdahl, la marque ne doit pas être considérée comme un constructeur automobile classique. Elle se situe plutôt à mi-chemin entre une entreprise technologique et une marque de luxe. Comparable à certaines maisons comme Hermès.
Outre ses hypercars, Koenigsegg développe en effet des technologies très avancées qu’elle pourrait commercialiser sous licence.

Comme le moteur électrique Dark Matter. Ou encore la technologie de moteur FreeValve sans arbre à cames.

Un modèle économique encore fragile pour Koenigsegg

Malgré l’image prestigieuse de la marque, la rentabilité reste irrégulière. Koenigsegg a enregistré une perte d’exploitation de 27,8 millions de dollars en 2023. Avant de revenir dans le vert en 2024 avec un bénéfice de 3,7 millions de dollars.
Le carnet de commandes dépasse actuellement 400 voitures, mais la croissance reste limitée par le volume de production très faible. Même pour des constructeurs bien plus importants, la bourse ne garantit pas le succès.
L’exemple de Porsche, introduite en bourse en 2022, en est la preuve. La valeur de son action a chuté d’environ 60% depuis son introduction. Si Koenigsegg décide finalement de franchir le pas, l’opération pourrait marquer une étape historique pour l’industrie des hypercars.
Mais convaincre les investisseurs de miser sur une entreprise produisant moins de cent voitures par an restera sans doute un défi… Même pour l’une des marques les plus fascinantes de l’automobile. Et pour cause, rien ne garantira aux futurs investisseurs qu’il s’y retrouveront un jour ou l’autre. Encore moins l’espoir d’être client de la marque un jour.

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À propos de l’auteur
Hugo Quintal
Hugo Quintal
Passionné d'automobile depuis le plus jeune âge, je me suis spécialisé dans le journalisme auto lors de mes études. Mon truc à moi ? Les nouveautés, les technologies, la performance... Des passions dans la passion que j'ai découvertes en essayant tout ce qui roule sur cette planète. Quand je n'écris pas et que je ne suis pas derrière un volant... Je suis sur l'eau, en Kite ou en Wakeboard.
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