Ferrari Luce : la bourse ne l’aime apparemment pas, l’action de la marque chute de 7%

Publié le 27 mai 2026 à 15:30
Ferrari Luce : tout savoir sur la première Ferrari 100 % électrique (+images)

Les investisseurs de Ferrari sont refroidis, alors l’action du constructeur décroche de 7 %. La raison ? La présentation de la Luce.

L’arrivée de la première Ferrari 100% électrique devait marquer une étape historique pour la marque italienne. Pourtant, la réaction des marchés financiers semble loin d’être enthousiaste. Quelques heures après la présentation officielle de la Ferrari Luce, le constructeur de Maranello a vu son action reculer brutalement d’environ 7%. Signe que cette nouvelle orientation ne convainc pas tout le monde.

Une première Ferrari électrique qui divise immédiatement

Avec la Luce, Ferrari ouvre un nouveau chapitre de son histoire. La firme italienne entre officiellement dans l’ère du tout électrique avec un modèle qui rompt fortement avec ses habitudes.
Plus qu’une simple supercar électrifiée, il s’agit d’une voiture à cinq places et quatre portes, un format inhabituel pour le Cheval Cabré. Son tarif dépasse également les 500.000 euros, plaçant ce modèle dans une catégorie ultra-premium.
Mais dès sa révélation, les réactions ont été contrastées. Son style a immédiatement suscité de nombreuses discussions. Plusieurs observateurs estiment que son design s’éloigne fortement des codes visuels traditionnels de Ferrari, au point que certains passionnés peinent à reconnaître l’identité de la marque dans cette nouvelle création.
Les critiques n’ont pas seulement émergé parmi les passionnés automobiles. Les investisseurs de Ferrari ont eux aussi exprimé leurs doutes. Mais d’une manière beaucoup plus concrète : par une vente massive du titre Ferrari.

Le risque de toucher à l’ADN Ferrari ?

Après la présentation de la Luce, l’action du constructeur a donc enregistré une baisse proche de 7%. Effaçant ainsi plusieurs milliards d’euros de valorisation boursière en une seule séance. Cette réaction traduit une certaine inquiétude autour de la stratégie électrique du constructeur italien.
Le scepticisme ne semble pas uniquement lié au véhicule lui-même. Plusieurs analystes s’interrogent également sur le potentiel réel des modèles électriques très haut de gamme. Alors que plusieurs grands noms de l’automobile sportive ont ralenti leurs ambitions dans ce domaine, Ferrari prend une direction particulièrement audacieuse.
Depuis des décennies, Ferrari construit son image autour d’éléments très précis. Moteurs V12, sonorités mécaniques uniques, performances extrêmes et production volontairement limitée.
Passer à une super-berline électrique implique forcément une remise en question de certains de ces symboles. Même si la Luce tente de conserver une expérience émotionnelle forte, une partie du public reste réservée.

La marque joue une partie importante pour son avenir

L’enjeu pour Ferrari ne consiste donc pas uniquement à vendre une voiture électrique. La marque doit surtout démontrer qu’elle peut évoluer sans perdre ce qui fait sa réputation. Et c’est bien là le plus grand défi à Maranello.
Cette baisse en Bourse ne signifie pas nécessairement un échec commercial. Ferrari possède une clientèle fidèle et une stratégie fondée sur la rareté de ses modèles. L’histoire récente montre également que les premières réactions à certains projets innovants peuvent évoluer avec le temps.
Reste que la Luce représente un véritable pari stratégique. Entre modernisation, électrification et préservation d’une identité construite depuis des décennies, Ferrari marche sur une ligne particulièrement fine. Les prochains mois diront si cette nouvelle supercar réussira à convaincre les clients… Et à rassurer les marchés.
Pour le moment, l’arrivée de la Luce n’est pas probante. Il va encore falloir attendre pour voir si les passionnés cèdent à la tentation. Ou si Ferrari parvient à intéresser une nouvelle clientèle.

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À propos de l’auteur
Hugo Quintal
Hugo Quintal
Passionné d'automobile depuis le plus jeune âge, je me suis spécialisé dans le journalisme auto lors de mes études. Mon truc à moi ? Les nouveautés, les technologies, la performance... Des passions dans la passion que j'ai découvertes en essayant tout ce qui roule sur cette planète. Quand je n'écris pas et que je ne suis pas derrière un volant... Je suis sur l'eau, en Kite ou en Wakeboard.
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