Nouvelle Lexus LFA : elle ambitionne de séduire les sceptiques de l'électrique

Publié le 10 juillet 2026 à 12:30
Mis à jour le 10 juillet 2026 à 12:46
Lexus LFA Concept : la légende revient… sous une forme surprenante

La nouvelle Lexus LFA promet une hypercar zéro émission au pedigree mythique. Reste à savoir si ses secrets techniques feront vaciller les sceptiques...

En remettant le badge LFA sur une carrosserie futuriste, Lexus joue avec le feu. La nouvelle Lexus LFA, aperçue pour la première fois en action au Goodwood Festival of Speed, promet le frisson d’une supercar… sans le V10 hurlant qui a fait la légende de la première génération. Derrière ce pari, une idée claire : prouver qu’une hypercar à batteries peut être désirée même par les amoureux de belles mécaniques réfractaires à la prise électrique...

Nouvelle Lexus LFA : l’héritage d’une icône sans renier le plaisir

Cette nouvelle LFA doit arriver en production dès l’an prochain, avec un design quasiment figé et une technologie de pointe annoncée, dont des batteries de nouvelle génération. Lexus l’assume : le modèle sert de vitrine pour convertir les sceptiques, dans un segment où les sportives 100 % électriques très chères peinent encore à trouver preneur. En 2010, la première Lexus LFA sortait en série ultra limitée, animée par un V10 atmosphérique devenu culte. Quinze ans plus tard, la marque premium de Toyota réactive ce nom pour une hypercar entièrement électrique, d’abord présentée en 2025 à Woven City comme LFA Concept. Même ambition : incarner le sommet du savoir‑faire sportif maison, mais en version zéro émission à l’échappement. Le prototype repose sur la même architecture aluminium allégée que la Toyota GR GT, mais avec un dessin plus discret. Le designer Shogo Kasamatsu décrit l’ancienne LFA comme : "un design très humble, très artistique, basé sur sa vraie fonction". Il revendique une ligne minimaliste, moins agressive que la GR GT, pour une voiture qui "exprime le message, plutôt que le langage de design global" de Lexus. Il précise que le style actuel est "presque" celui de la version finale.

Nouvelle Lexus LFA : son plus grand défi ne concerne pas la puissance

Les réticences, Lexus les connaît par cœur : beaucoup voient encore les sportives à batteries comme trop silencieuses, trop lourdes, trop lisses. Yukihiro Yukita, directeur du programme LFA, reconnaît que le manque d’appétit pour les hypercars électriques très chères est "le plus grand défi" de l’équipe. L’objectif affiché est de devenir un leader capable de faire passer les conducteurs de supercars thermiques du côté électrique sans qu’ils aient l’impression de tout perdre. Shogo Kasamatsu parle d’un projet pensé pour "challenger" les conventions autour des voitures de performance électriques, là où "beaucoup de gens ne croient pas que la batterie soit excitante". Yukihiro Yukita va plus loin : pour lui, une voiture électrique devient "fake" quand elle se contente d’imiter le son d’un moteur thermique, une voie que Lexus refuse d’emprunter. Plutôt que de recréer artificiellement un V10 ou une fausse boîte de vitesses, la marque veut que la LFA donne l’impression de "conduire avec un moteur", par le ressenti plus que par le bruit.
Sous la carrosserie basse et large, la LFA électrique adopte un châssis tout aluminium très rigide, partagé avec la GR GT. Deux places, proportions de coupé classique (environ 4,69 m de long pour 2,04 m de large) et centre de gravité très bas posent les bases d’un comportement vif et précis. L’idée est de retrouver la sensation d’une vraie supercar thermique dans la façon dont la voiture tourne, freine et enchaîne les virages rapides. La LFA doit aussi inaugurer chez Lexus les batteries solides, beaucoup plus denses en énergie que les packs lithium‑ion liquides actuels. À performance égale, elles promettent moins de kilos à transporter et une meilleure endurance, deux points sensibles pour les conducteurs exigeants sur la tenue de route comme sur l’autonomie.

Associées à un cockpit épuré, orienté conducteur, pensé pour l’ "immersion", ces briques techniques servent une seule promesse : replacer le plaisir de piloter au centre, même lorsque la supercar se branche à une borne plutôt qu’à une pompe.

Nos marques populaires Voir tout
À propos de l’auteur
Lucas Brenot
Lucas Brenot
J’aime l’automobile pour ce qu’elle apporte concrètement : la sensation de conduite, le plaisir d’un moteur bien réglé, le soin apporté à un intérieur. J’ai grandi avec des voitures autour de moi, et c’est resté une vraie curiosité au quotidien.
Ses derniers articles
Sport Auto