Audi pourrait donner le badge RS à un modèle qui ne l'a jamais eu !
Audi vient de déposer le nom RS Q5 à l'EUIPO. Le SUV pourrait enfin recevoir le badge RS, 30 ans après les premiers modèles RennSport.
Le Q5 est le modèle le plus vendu d'Audi depuis des années. Il existe en version de base, en SQ5. Jamais en RS. Nos confrères de CarBuzz ont repéré qu'Audi vient de déposer la marque « RS Q5 » auprès de l'Office de l'Union européenne pour la propriété intellectuelle. Deux lettres. Une attente qui dure depuis trop longtemps.
RS Q5 : le badge RS débarque enfin sur le SUV intermédiaire ?
Chez Audi Sport, le badge RS a fini par atterrir sur
à peu près tout ce que la marque produit. Le Q3 en a un. Le
Q8 aussi. Entre les
deux, le Q5 fait figure d'exception depuis sa création. Avec le
Q7.
C’est pourtant le SUV compact qui se vend le mieux,
directement dérivé de la plateforme de l'A5, et son alter
ego routier dispose bien d'une RS5. Alors
pourquoi pas lui ? La raison officieuse a longtemps été la crainte
de cannibaliser les RS4 et RS6 Avant.
Un raisonnement qui montre ses limites. L'acheteur d'un SUV sportif
compact ne lorgne pas forcément vers un break de 500 chevaux. BMW
propose le X3 M depuis des années. Mercedes sort la version
AMG 63 du GLC. Audi a tenu bon,
pendant que ses rivaux prenaient le marché à sa place.
Le dossier déposé à l'EUIPO couvre l'utilisation du nom RS Q5 pour
un véhicule, ainsi qu'une large gamme de produits dérivés. Y
compris des extincteurs. Oui, oui.
L’enregistrement n'est pas encore accordé formellement.
Mais rien ne devrait bloquer Audi.
Ce type de démarche précède en général d'un à deux ans le lancement effectif d'un modèle. La fenêtre de production est donc crédible.
Quelle mécanique sous le capot ?
La logique de gamme pointe vers une transposition
directe de la motorisation PHEV de la nouvelle
Audi RS5. Ce bloc associe un V6 bi-turbo de 2,9 litres à un moteur
électrique, pour une puissance cumulée de 630 chevaux et 825 Nm de
couple.
Le différentiel arrière à vectorisation de couple — piloté
par son propre moteur électrique — fait partie du package.
Sur l’Audi RS5, ce groupe propulse la voiture de 0 à 100 km/h en
3,6 secondes et permet d'atteindre 285 km/h.
La batterie de 22 kWh utilisables assure une autonomie
électrique correcte. Sur un Q5, le résultat sera plus
lourd. Probablement au-delà de 2.400 kg. Et les performances
légèrement en retrait. Rien d'insurmontable pour un segment qui ne
recherche pas le dixième de seconde, mais la polyvalence au
quotidien combinée à de vraies sensations.
Pour l'heure, un RS Q5 de production n'aurait qu'un seul
adversaire direct de même segment. Le Mercedes-AMG GLC 63 S E
Performance. L'Allemande de Stuttgart l'emporte sur la
puissance brute avec 680 chevaux. Mais sa batterie de seulement 6,1
kWh est franchement chiche.
Sur ce point, l'Audi tirerait clairement son
épingle du jeu. L'autre avantage est sous le capot : la
Mercedes tourne avec un quatre cylindres, et les ventes de ces
hybrides sportifs AMG ont
démontré que les acheteurs restent attachés au nombre de cylindres.
Face à un V6, le bloc AMG souffre d'un déficit d'image que
les chiffres seuls ne compensent pas entièrement.
Un RS Q5 aurait donc des arguments solides. Reste à savoir si Audi
franchira le pas, et surtout s'il débarquera sur tous les marchés.
La décision finale, elle, appartient à Ingolstadt.















