Le sultan de Brunei possède assez de Ferrari pour équiper tout le Vatican
Avec près de 450 Ferrari et environ 7 000 voitures au total, le sultan de Brunei possède l'une des plus incroyables collections automobiles du monde. Une démesure telle qu'il pourrait offrir une Ferrari à chaque résident du Vatican.
Sur la place Saint-Pierre, on imagine la file : un seul homme pourrait donner une supercar à chaque personne, sans même vider son garage. Cet homme, c'est le sultan de Brunei, Hassanal Bolkiah, à la tête d'un minuscule État pétrolier mais d'une fortune gigantesque. Sa passion assumée : accumuler les Ferrari.
Derrière la légende se cache un chiffre vertigineux : la collection privée du souverain totalise environ 7 000 voitures, pour une valeur estimée à 5 milliards de dollars, soit environ 4,3 milliards d'euros. Au milieu, assez de Ferrari pour qu'il puisse en offrir une à chaque habitant de la Cité du Vatican… et il lui en resterait encore beaucoup.
450 Ferrari pour un seul homme : la folie du sultan de Brunei
La collection répartie autour du palais d'Istana Nurul Iman ressemble à une véritable ville automobile : des milliers de modèles répartis dans d'innombrables garages, des Jaguar aux Bentley en passant par les 4x4 les plus extravagants. Dans cet univers, Ferrari n'est même pas la marque la plus présente : les Rolls-Royce dépassent les 600 exemplaires recensés.
Ce sont pourtant les Ferrari du sultan qui alimentent le plus les fantasmes. Sa division au cheval cabré compte environ 450 Ferrari, des icônes anciennes aux hypercars récentes. Parmi elles, une ultra rare 250 LM, une 365 GTS/4 Daytona Spider convertie en boîte automatique, une 512 BB Koenig Special et une 288 GTO Evoluzione, produite seulement à six exemplaires.
Une Ferrari du sultan de Brunei pour chaque habitant du Vatican
Pour mesurer ce que représente un tel parc, il suffit de lever les yeux vers Rome. La Cité du Vatican, micro-État enclavé dans la capitale italienne, est le plus petit du monde. On compte entre 500 et 800 citoyens, mais seuls environ 250 vivent réellement derrière ses murs. Avec sa réserve de Ferrari, le sultan pourrait offrir une voiture à chacun d'eux et garder encore autour de 200 exemplaires dans ses garages.
Dit autrement, un seul collectionneur possède assez de supercars d'une seule marque pour motoriser symboliquement tout l'État du pape. Chaque prêtre, chaque garde suisse, chaque employé administratif pourrait repartir avec un coupé italien, sans entamer sérieusement le stock royal. La comparaison entre ce territoire d'à peine quelques rues et une passion automobile nourrie par les revenus du pétrole illustre l'échelle de cette démesure mécanique.
À quoi ressemblent ces Ferrari cachées à Brunei ?
Derrière les grilles du palais, les Ferrari ne se ressemblent pas toutes. Le sultan aligne huit Testarossa Spider, les six F90 construites et trois prototypes Mythos signés Pininfarina. S'ajoutent six des sept FX produits et six 456 GT Venice, version break très rare dont le dernier exemplaire se trouve hors de Brunei. Plus près de nous, ses garages abritent encore six F50, neuf 550 Maranello, trois Enzo et trois LaFerrari.
La légende dorée a pourtant son revers. Des photos prises dans certains bâtiments montrent des rangées de supercars couvertes de poussière, signes d'un manque d'utilisation évident. Avec un parc qui compte plusieurs milliers de voitures, il devient difficile de toutes les faire rouler, même pour un souverain. Certaines Ferrari restent donc des années sans sortir, simple conséquence de cette accumulation hors norme.














