Le mythe de la Ferrari F40 profané ? Ce préparateur de Dubaï signe une version moderne de 1 100 ch… en cabriolet
La Venuum V40 Spyder transforme une Ferrari SF90 Spider en une spectaculaire réinterprétation de la F40. Avec 1 100 ch annoncés, cette création promet de faire autant parler qu'elle dérange.
Sur les premières images, on jurerait une Ferrari F40 décapsulée pour les années 2020. En réalité, c’est la Venuum V40 Spyder, un projet du préparateur de Dubaï Venuum basé sur la Ferrari SF90 Spider. Une supercar hybride de plus de 1 000 ch qui s’affiche comme la F40 moderne que Maranello n’a jamais osé proposer en cabriolet.
Venuum avait déjà fait parler avec la V40 coupé, construite sur base de SF90 Stradale et redessinée façon F40. La version Spyder suit la même recette, toit rétractable en bonus. Le préparateur assure que "le projet a déjà commencé" et qu’il arrive "bientôt" : assez pour exciter les fans, et inquiéter ceux qui tiennent le mythe F40 pour intouchable.
V40 Spyder : la SF90 Spider poussée à 1 100 ch
Selon la fiche technique de la Ferrari SF90 Spider, la base mécanique est un V8 4,0 l biturbo associé à trois moteurs électriques, pour une puissance combinée de 986 ch, un 0 à 100 km/h en 2,5 s, 0 à 200 km/h en 7 s et une vitesse de pointe de 340 km/h. Venuum annonce un chiffre rond de 1 100 ch, avec des chronos qui tomberaient autour de 2,3 s sur le 0 à 100 km/h et 6,5 s sur le 0 à 200 km/h.
Pour digérer tout ça, la V40 Spyder reçoit une carrosserie entièrement en fibre de carbone, plus basse et plus large, avec un travail aérodynamique typé compétition. La production serait ultra-limitée. Les premières livraisons sont prévues en 2026 et réservées à quelques collectionneurs déjà dans les petits papiers du préparateur, habitué aux SUV très voyants, mais étonnamment sage sur ce projet.
Un hommage très appuyé à la Ferrari F40, en version cabriolet
De profil, la V40 Spyder reprend la ligne en coin chère aux années 80, avec d’énormes prises d’air latérales et une poupe massive surmontée d’un aileron imposant. À l’arrière, quatre feux ronds et trois sorties d’échappement centrales signent clairement le clin d’œil. Le premier exemplaire montré porte une teinte grise rehaussée de deux bandes de course turquoise, assorties aux étriers et à des liserés de carrosserie.
L’habitacle joue la carte du show-car avec une présentation asymétrique : siège conducteur turquoise et noir, siège passager plutôt noir avec des touches de couleur inversées, sans oublier les inserts turquoise sur le volant et les panneaux de porte. L’ensemble reste basé sur l’ergonomie moderne de la SF90, mais l’ambiance visuelle rappelle davantage une pièce de collection taillée pour les sorties nocturnes que pour les trajets du quotidien.
La F40 Spider qui n’a jamais existé, et qui fait débat
Remettre la F40 au centre du jeu n’est pas anodin. Présentée en 1987 avec environ 478 ch, dernière Ferrari validée par Enzo Ferrari lui-même, la F40 n’a jamais été déclinée en Spider. Elle reste pour beaucoup une icône intouchable. Venuum contourne ce tabou en partant d’une SF90 moderne, sans toucher à une vraie F40. Mais le préparateur reprend suffisamment de codes pour que la filiation saute aux yeux.
Les réactions sont déjà partagées. Les puristes crient au sacrilège. Mais certains d'entre eux sont aussi séduits par l’exécution, jugée difficile à détester pour un tuner réputé excessif. Dans le paysage des hommages plus officiels, comme la récente SC40 dessinée par Ferrari, cette F40 Spider officieuse s’impose comme une vision beaucoup plus radicale. De quoi relancer la question qui fâche à Maranello : à quoi ressemblerait une vraie néo-F40 décidée par Ferrari elle-même.














