John Cena revend sa Ford GT à peine livrée : la marque l'attaque immédiatement en justice

Publié le 31 mai 2026 à 07:30
John Cena revend sa Ford GT à peine livrée : la marque l'attaque immédiatement en justice

Sélectionné par Ford pour acheter l'une des très rares GT 2017, John Cena n'aura attendu que quelques semaines avant de la revendre. Une décision qui lui a valu un procès très médiatisé et coûteux.

Pour un fan d'autos, être choisi pour acheter une Ford GT 2017, c'est le Graal. C'est ce qui arrive à John Cena, star de la WWE et collectionneur, sélectionné par Ford parmi des milliers de candidatures. Accès de rêve, contrat serré : quelques semaines plus tard, il va pourtant briser la règle d'or attachée à cette supercar.

Au contrat figurait une clause de non‑revente : impossible de se séparer de la voiture avant un certain délai, justement pour éviter la spéculation. Cena la revend pourtant à peine livrée, pour encaisser un profit confortable et, selon la plainte, régler des factures. Ford riposte devant la justice américaine. Depuis, l'affaire sert d'exemple dès qu'on parle d'hypercars sous conditions.

Une revente éclair qui met John Cena face à Ford

La Ford GT 2017 de John Cena lui est livrée le 23 septembre 2017, pour un prix d'environ 460 000 dollars, soit un peu moins de 400 000 € à l'époque. Fin octobre, la supercar bleue "Liquid Blue" change déjà de mains. La revente, repérée par Ford, aurait rapporté à la star plus de 75 000 dollars supplémentaires, soit plus de 65 000 €.

Ford dépose alors plainte devant un tribunal fédéral du Michigan pour rupture de contrat, fausse déclaration et enrichissement injuste. Dans les documents, le constructeur affirme que Cena a réalisé "un gros profit" tout en portant atteinte à la réputation de la marque et à l'exclusivité du programme GT. L'image de client‑ambassadeur se transforme brutalement en dossier contentieux très commenté.

Pourquoi la Ford GT 2017 venait avec une règle d'or de 24 mois

Pour décrocher une Ford GT 2017, il ne suffisait pas d'avoir le chèque prêt. Ford avait mis en place un programme d'allocation : formulaire en ligne, vidéos, dossier prouvant sa fidélité à la marque et son envie de rouler vraiment avec l'auto. Production très limitée, V6 de 650 ch, look de prototype : chaque propriétaire était censé représenter la marque et faire revivre l'image de la GT, pas la revendre comme un opportuniste.

Dans ce contexte, la fameuse clause de non‑revente imposait de garder la GT au moins 24 mois avant toute cession. Une pratique devenue courante sur les hypercars et certaines séries limitées électriques très demandées, du côté de Ferrari comme de Tesla. L'idée : refroidir la spéculation sauvage, stabiliser les prix et s'assurer que les voitures finissent chez des passionnés visibles, pas simplement comme des actifs spéculatifs.

Le prix fort payé par John Cena et la leçon pour les acheteurs

L'affrontement judiciaire n'a pas duré des années. Mi‑2018, Ford et John Cena trouvent un accord confidentiel, annoncé comme un règlement amiable. Le constructeur précise que l'argent reçu sera reversé à des œuvres caritatives. De son côté, le catcheur publie un message d'apaisement. "J'aime la Ford GT et je m'excuse auprès de Ford", assure‑t‑il en promettant de tourner la page.

Personne ne connaît le montant exact payé par Cena. Mais entre la restitution du profit, les éventuels dommages, les frais d'avocats et la perte de confiance chez Ford, la facture va bien au‑delà de la simple plus‑value ratée. Pour tout acheteur d'édition limitée, la leçon est claire : lire les clauses de revente, vérifier la durée d'engagement, les pénalités prévues et même l'interdiction éventuelle de passer par un tiers.

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