Ferrari Luce : le pape Léon XIV prend le volant de la première Ferrari électrique à Castel Gandolfo
À peine dévoilée, la Ferrari Luce électrique s’est offerte une apparition inattendue au Vatican ce mardi 26 mai 2026. Le pape Léon XIV a même pris place au volant du nouveau modèle de Maranello.
Voir le pape Léon XIV grimper dans une Ferrari Luce électrique, ce n'est pas une scène qu'on voit tous les jours à Castel Gandolfo. Le 26 mai 2026, dans les jardins de la résidence d’été pontificale, le souverain pontife a découvert de près la première Ferrari 100 % électrique de l’histoire, avant de s’installer au volant pour un court essai.
La veille, la Ferrari Luce avait été dévoilée en grande pompe à Rome. En venant la présenter au pape dès le lendemain, la marque de Maranello a clairement voulu marquer l’entrée dans son ère électrique. Les images de Léon XIV au volant de cette supercar de plus de 1 000 chevaux ont aussitôt fait le tour du monde, alors même que le modèle divise déjà les fans de Ferrari.
Castel Gandolfo, le jour où le pape Léon XIV a pris le volant
Dans la cour ensoleillée de Castel Gandolfo, la Luce argentée attend, portière ouverte. John Elkann, président de Ferrari, et Benedetto Vigna, directeur général, accueillent le pape, en soutane blanche, qui s’approche de la voiture. Le pilote d’essai Raffaele De Simone lui indique comment régler le siège, lui montre les commandes tactiles et les différents modes de conduite, avant de prendre place à côté.
La Ferrari démarre presque sans bruit et parcourt quelques allées de la résidence, à faible allure, sous l’œil de techniciens et de caméras. À l’issue de la séquence, les ingénieurs démontent le volant et l’offrent au pape comme souvenir. Pour Ferrari, cette rencontre au sommet, après la présentation officielle aux autorités italiennes, incarne un moment très symbolique pour lancer sa gamme électrique.

Ferrari Luce électrique : 4 moteurs, 5 places et un tarif stratosphérique
La Ferrari Luce n’est pas seulement la première électrique de la marque, c’est aussi sa première véritable cinq places. Sous la carrosserie, quatre moteurs électriques, un par roue, développent au total environ 1 050 ch. La voiture revendique un 0 à 100 km/h en 2,5 secondes et un 0 à 200 km/h en 6,8 secondes, pour une vitesse de pointe autour de 310 km/h et une autonomie annoncée d’environ 530 km.
Le design a été conçu avec l’agence LoveFrom de Jony Ive et Marc Newson, d’où des lignes très lissées, des poignées affleurantes et un éclairage continu façon bandeau lumineux. Le résultat tranche avec les Ferrari traditionnelles plus sculptées. Proposé autour de 500 000 à 550 000 € en Europe, ce coupé électrique cinq places vise une clientèle ultra-fortunée. Le pape Léon XIV figure parmi les premiers à être montés à bord.
Une Ferrari bénie mais déjà contestée
Malgré la bénédiction implicite des images avec le pape, la Luce suscite des réactions contrastées. De nombreux passionnés jugent son style trop lisse, trop technologique, éloigné de l’ADN Ferrari. L’action du constructeur a reculé nettement après la présentation, signe que même les marchés doutent de l’accueil réservé à cette électrique très chère. L’ancien président Luca di Montezemolo a estimé que le modèle portait atteinte au mythe Ferrari, allant jusqu’à dire qu’il ne méritait pas vraiment le cheval cabré.
Pour Ferrari, la séquence de Castel Gandolfo sert pourtant de vitrine idéale : montrer qu’une supercar à batteries peut incarner le prestige italien, au point d’être présentée au pape. Le Vatican, lui, reste fidèle à sa pratique habituelle : la Luce ne devient pas une papamobile, le pontife n’en conserve qu’un volant symbolique, comme d’autres papes ont reçu puis revendu des voitures de luxe au profit d’œuvres caritatives. Reste cette image, appelée à tourner longtemps : un pape en blanc, installé dans l’habitacle futuriste de la première Ferrari électrique de l'histoire.














