Collection du sultan de Brunei : 7 000 voitures pour un total d'environ 4,2 milliards d'euros

Publié le 10 mai 2026 à 18:30
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Longtemps fantasmée, la collection de voitures du sultan de Brunei apparaît enfin en images grâce à une fuite massive en ligne. Entre supercars de légende et hangars poussiéreux, ces clichés soulèvent autant de rêves que de questions.

On parlait d’un collectionneur capable de réunir près de 7 000 voitures de luxe, pour une valeur estimée à 5 milliards de dollars (environ 4,2 milliards d'euros), sans la moindre image claire pour le prouver. Ces chiffres, repris par le média automobile d’influence Supercar Blondie et par le quotidien généraliste espagnol 20minutos, entretenaient depuis des années le mythe d’un garage secret hors norme. Désormais, des centaines de photos fuitées circulent sur Instagram et les sites auto, transformant la rumeur en spectacle réel.

Ces clichés dévoilent enfin la collection de voitures du sultan de Brunei, longtemps présentée comme la plus grande collection privée de voitures au monde. On y voit des alignements de Ferrari, Rolls‑Royce, Porsche, Bugatti ou McLaren stockées dans d’immenses hangars. Le total supposé, autour de 7 000 véhicules pour 5 milliards de dollars (environ 4,2 milliards d'euros) selon ces médias, équivaut à une moyenne théorique de plus de 700 000 dollars par voiture. Mais le plus étonnant est moins le nombre que l’état très inégal de ces machines.

Une collection de voitures du sultan de Brunei hors de toute échelle

Pour mesurer l'ampleur de ce parc, 20minutos évoque plus de 400 Ferrari et plus de 600 Rolls‑Royce, sans compter plusieurs McLaren F1 et Bugatti EB110. Dans le dossier de photos analysé par le média d’influence, on repère huit Ferrari F40, une rangée multicolore de Porsche 959, quatre Bugatti EB110 et jusqu'à huit McLaren F1 sur les 106 produites dans le monde, ainsi qu’un rarissime Ferrari 288 GTO Evoluzione ou même un Batmobile.

Le média spécialisé Motor1 rappelle que cette flotte a été surtout constituée dans les années 1990 par Prince Jefri Bolkiah, frère du souverain, via des commandes spéciales passées aux grands constructeurs. Le média auto américain The Drive ajoute que Prince Jefri a ensuite été accusé d'avoir détourné des milliards de dollars, ce qui a entraîné la confiscation et la revente d'une partie des voitures par l'État de Brunei, dont des modèles uniques comme le Bentley Dominator ou plusieurs Ferrari 456 GT transformées en break.

Des fuites qui dévoilent les coulisses de la collection de voitures du sultan de Brunei

Les images qui circulent aujourd'hui viennent surtout du compte Instagram @brunei_cars_2001, qui a publié 95 publications rassemblant chacun plusieurs photos, plus un dossier Google Drive classé par marque, d'après ce site spécialisé. Un autre média explique que ces clichés ont été pris au début des années 2000, puis gardés près de vingt ans par un petit groupe avant qu'une querelle interne ne pousse l'un de ses membres à tout publier, offrant au public une capsule temporelle.

Entre rêve et gâchis, l'étrange destin de la collection de voitures du sultan de Brunei

Sur ces photos, certaines allées ressemblent au paradis des passionnés, avec des carrosseries impeccables rangées comme dans un showroom géant. D'autres zones évoquent au contraire un garage fantôme : poussière épaisse, pneus à plat, peintures délavées, voitures si serrées qu'elles n'ont visiblement pas bougé depuis des années, ce qui fait dire au média d’influence que beaucoup de modèles "passent du poussiéreux au rouillé". Cette vision fascine autant qu'elle gêne, car elle montre qu’une valeur estimée à plus de 5 milliards de dollars (environ 4,2 milliards d'euros) ne garantit pas que l’on roule avec ces machines et laisse entier le mystère de ce qu’est devenue cette collection.

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