Mansory transforme le Lamborghini Urus SE en SUV hybride de 1 085 ch… sans tomber dans l’excès
Mansory s’attaque à la Lamborghini Urus SE hybride avec un Softkit annoncé plus discret. Puissance folle, carbone partout et usage quotidien en ligne de mire.
Mansory qui se fait discret, ça paraît presque contradictoire. Le tuner allemand connu pour ses SUV façon vaisseau spatial s’attaque cette fois à la Lamborghini Urus SE avec un programme baptisé Softkit : un look à peine plus agressif qu’à l’origine, mais une cavalerie qui dépasse confortablement les 1 000 ch.
L’Urus SE de série, déjà hybride rechargeable, n’a rien d’un agneau avec son V8 4,0 litres biturbo épaulé par un moteur électrique. La puissance combinée atteint les 800 ch, le couple atteint 950 Nm, le 0 à 100 km/h tombe en 3,4 s et la vitesse de pointe tutoie 312 km/h. Mansory choisit pourtant cette base déjà extrême pour la pousser bien plus loin tout en promettant un style que l’on peut encore assumer au quotidien.
Softkit Mansory : une Urus SE plus méchante, mais pas caricaturale
Visuellement, la "discrétion" Mansory commence à l’avant. La face reste immédiatement identifiable comme une Urus SE, simplement épaissie par un nouveau splitter, des appendices aérodynamiques aux extrémités du bouclier et de grandes prises d’air soulignées de carbone. Les inserts suivent les lignes Lamborghini au lieu de les contredire, ce qui donne un ensemble plus musclé sans tomber dans l'excès de style.
Sur le profil, les énormes jantes de 24 pouces volent la vedette. Elles existent en sept dessins, avec des touches de couleur qui peuvent rappeler les étriers de frein. Les jupes latérales, les coques de rétroviseurs et la partie C de la carrosserie adoptent aussi la fibre de carbone, mais sans élargir exagérément la caisse. À l’arrière, le spoiler de toit grand format et le diffuseur très sculpté frôlent la limite du raisonnable, tout en laissant la voiture identifiable pour un œil non initié.
De l’hybride costaud à l’Urus SE Mansory de 1 085 ch
Sous le capot, Mansory reste fidèle à sa recette maison : reprogrammation approfondie de la gestion moteur du V8, travail sur la ligne d’échappement et optimisation de l’interaction avec la partie électrique. Le bloc conserve ses 4,0 litres et ses deux turbos, mais la puissance grimpe ici à environ 1 085 ch pour 1 250 Nm de couple. La marque ne détaille pas les nouveaux chronos, mais on reste sur un SUV plus rapide que bien des supercars, tout en gardant la capacité de rouler une partie du temps en mode zéro émission.
Pour situer ce Softkit dans la gamme, Mansory parle de plusieurs niveaux de préparation moteur sur l’Urus SE :
- Configuration d’origine autour de 800 ch et 950 Nm ;
- version Softkit à environ 900 ch, homologuée avec 152 g de CO₂/km, 6,4 l/100 km et 40,5 kWh/100 km ;
- étage supérieur autour de 1 085 ch, réservé à ceux qui veulent exploiter au maximum le potentiel du V8 hybride.
Softkit ou Venatus SE : quel Mansory pour quelle clientèle ?
Face au Softkit, Mansory propose aussi la Venatus SE, transformation beaucoup plus spectaculaire de l’Urus SE. Là, on passe à des ailes très élargies, une avalanche de prises d’air, des feux additionnels et une présence visuelle impossible à ignorer. La fiche technique suit : environ 1 095 ch, 1 250 Nm, un 0 à 100 km/h annoncé en 2,8 s, plus de 330 km/h et seulement sept exemplaires, pour un ticket qui tourne autour de 1,2 million d’euros.
Le Softkit vise une autre clientèle, qui veut un SUV très haut de gamme encore utilisable en ville sans attirer tous les regards à chaque feu rouge. Il se place aussi face à des préparations plus sages proposées par d’autres noms du secteur, comme les kits Largenda de Larte Design pour Urus SE ou les préparations proches de l'origine d’ABT. Dans ce paysage, l’Urus SE Softkit de Mansory occupe une niche particulière : l’une des rares façons de rouler dans un SUV hybride rechargeable de plus de 1 000 ch sans adopter un costume trop voyant.














