Il dépense près de 1,8 million d'euros pour sauver cette Bugatti Veyron : le patron de Mansory lui lance un avertissement
Après avoir dépensé une fortune pour sauver une Bugatti Veyron Mansory, Mark McCann la présente enfin à son créateur. La réaction de Kourosh Mansory va complètement changer ses projets.
Quand Mark McCann, youtubeur britannique passionné de supercars, a enfin vu sa Bugatti Veyron Mansory ressuscitée reprendre la route, il ne s'est pas contenté d'une balade. Il l'a emmenée jusqu'au siège Mansory en Allemagne pour entendre le verdict du patron. Face à lui, Kourosh Mansory ne va pas mâcher ses mots.
Ce face‑à‑face, il l'attend depuis qu'il a payé environ 1,1 million d'euros pour cette Veyron Mansory en morceaux, puis encaissé des devis de réparation cumulés proches du million. Devant le fondateur, il avoue aussi envisager de recouvrir la carrosserie d'un film rouge pour cacher un défaut d'aspect. C'est là que l'avertissement tombe.
De la Veyron en morceaux au projet à plusieurs millions
Au départ, cette Veyron sort déjà de l'ordinaire. Commandée neuve par un prince du Moyen‑Orient, elle reçoit en 2008 une transformation Mansory façon Pur Sang, facturée autour de 400 000 euros. Quand elle réapparaît sur le marché, la voiture affiche un look unique, mais aussi un historique chaotique : carrosserie démontée, éléments manquants, intérieur fatigué.
Malgré cela, Mark McCann achète la voiture alors que la boîte de vitesses ne fonctionne plus depuis des années. Des spécialistes découvrent une corrosion galvanique à l'intérieur de la transmission. Bugatti ne propose qu'un échange standard autour de 270 000 euros ; un ingénieur néerlandais accepte, lui, de tenter une réparation pour environ 24 000 euros.

Chez Mansory : la Veyron restaurée passe au crible
Après des années à voyager de garage en garage, la Veyron Mansory finit par redémarrer, boîte réparée et marche arrière fonctionnelle. Le W16 de 8,0 litres quadri‑turbo retrouve ses 1 000 ch et des performances dignes d'une hypercar, avec un 0 à 100 km/h autour de 2,5 secondes. C'est dans cet état que McCann décide de la présenter à Mansory.
Sur place, il découvre les ateliers, l'équipe d'ingénieurs et de designers, puis s'assoit avec Kourosh Mansory. Il lui parle de ce voile terne qui revient sans cesse sur l'aluminium poli non peint, malgré les polissages. Pour y remédier, il envisage un covering rouge intégral. Réponse immédiate du patron : "Ne détruis pas la voiture. C'est un chef‑d'œuvre, tu vas lui faire perdre de la valeur", insiste‑t‑il, en lui demandant de laisser la carrosserie telle quelle.
Un avertissement qui change la relation à la voiture
Pour le préparateur, cette configuration mêlant carbone apparent et aluminium nu forme un tout qu'il ne faut pas recouvrir, même avec un film réversible. Sur un exemplaire aussi rare, toute modification visible peut peser lourd sur la cote, alors que l'addition d'achat et de travaux frôle déjà, selon les estimations, les 1,8 million d'euros.
Kourosh Mansory valide en revanche l'idée de moderniser l'intérieur avec un bleu vif, voire un orange soutenu, tout en gardant intact l'extérieur historique. De son côté, Mark McCann admet que cette visite a bouleversé son regard : "Depuis que nous avons commencé ce voyage de travail en Allemagne, ma perception de Mansory a changé radicalement. Nous avons vu une ingénierie de tout premier plan. Je me sens très en sécurité et très fier que ma voiture soit une Mansory", confie‑t‑il.



























