Il imprime une Porsche 911 GT3 RS en 3D : après 2 000 heures de travail, il passe à la peinture
En Australie, Mike Lake transforme une simple Porsche Boxster 986 en Porsche 911 GT3 RS imprimée en 3D grandeur nature. À l’approche de la peinture, son projet entre dans une phase aussi risquée que fascinante.
Voir une supercar de rêve sortir d’une imprimante 3D ressemble souvent à un simple délire de geek. Pour l’Australien Mike Lake, c’est devenu un projet pleine grandeur : une réplique de Porsche 911 GT3 RS que beaucoup prendraient pour une vraie, et qui approche maintenant de sa phase la plus délicate, la mise en peinture.
Sur sa chaîne YouTube, Mike Lake raconte comment il a transformé une simple Porsche Boxster 986 en base mécanique pour accueillir une carrosserie de Porsche 911 GT3 RS imprimée en 3D. Plutôt que d’utiliser les pièces comme de simples moules, il a décidé d’en faire la carrosserie finale, ajustée, mastiquée puis poncée pendant des heures, avec en ligne de mire un rendez-vous déjà pris chez le carrossier.
Porsche 911 GT3 RS imprimée en 3D : des chiffres hallucinants avant la peinture
Au total, la carrosserie a demandé l’impression de 477 pièces en PETG, soit environ 62 kg de filament et près de 2 000 heures de travail machine. Le seul avant complet a tourné autour de 681 heures et environ 19 kg de matière, quand le pare-chocs avant a réclamé 61 segments, 381 heures et 10,5 kg de filament pour une facture d’environ 231 dollars australiens, soit près de 140 €.

Les bobines ont coûté environ 1 373 dollars australiens de matière, plus 154 dollars de ratés, soit autour de 900 € au total, loin du prix d’un pare-chocs arrière d’origine qui peut approcher 19 000 dollars australiens, près de 11 400 €. Et tout sort d’imprimantes grand public Elegoo Neptune 4 Pro, autour de 500 à 550 dollars australiens pièce, installées dans son garage comme de simples outils de bricolage.
Comment la Boxster 986 devient une Porsche GT3 imprimée en 3D prête à peindre
Pour modeler les formes agressives d’une GT3 RS sur la structure d’origine, chaque panneau extérieur se compose de plusieurs sections imprimées, ensuite assemblées, puis renforcées par l’arrière avec de la fibre de verre. Il utilise des colles puissantes, des supports faits sur mesure et de la mousse expansive pour rigidifier l’ensemble, avant d’aligner patiemment les jeux entre panneaux pour retrouver des lignes de caisse dignes d’une vraie sportive.
La zone des portes illustre bien son approche : plutôt que de remplacer la porte, il a conçu un habillage imprimé en 3D qui se fixe sur la tôle d’origine, ce qui garde toute la fonctionnalité d’usine tout en copiant les galbes radicaux de la GT3 RS. Au lieu de recouvrir l’extérieur de fibre de verre, il applique plusieurs couches de mastic pour lisser les stries d’impression, protéger le plastique de la chaleur puis ponce pendant d’interminables séances pour obtenir une surface assez droite pour la peinture.
Préparer la carrosserie 3D de la Porsche GT3 pour la route et la cabine
Il a consolidé la structure avec des renforts sur les montants B et le châssis, pour encaisser la carrosserie élargie. Son flat-six 2,5 litres turbo a déjà roulé avec des pneus route, le temps d’un test avant la date de peinture.














